Historique

Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (voir page sur le site anglais)

C’est en 1915, en pleine guerre mondiale, que plus de 1200 femmes *, venues de 12 pays, se réunissent en Congrès à La Haye dans le but de mettre fin à la guerre. (rapport publié aux Etats Unis dès 1915 : infos sur cette page)

A l’initiative de la première femme médecin des Pays Bas : Aletta JACOBS {voir WIKIPEDIA} féministe et pacifiste, qui fit la promotion de la contraception. Elle a donné son nom à un institut ALETTA (visité par Brigitte CASSIGNEUL en janvier 2010). Aucune femme de Russie ni de France n’avait été autorisée à participer !!! et seule 3 Britanniques réussirent à se rendre à la Haye sur les 140 volontaires car elles étaient déjà hors de leur pays. Leur gouvernement avait aussi interdit la participation !

La Présidente élue à cette occasion est Jane ADDAMS, Quaker américaine {sa bio dans wikipedia}. Le Congrès décide de continuer son action en se constituant « Comité international de femmes pour une paix permanente ». C’est lors de son second congrès, en 1919, à Zurich, que le groupe prendra le nom définitif de « Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté » (LIFPL) ou Women International League for Peace and Freedom (WILPF).

Télécharger les 20 résolutions à la fin du Congrès : wilpf-20-resolutions-1915-traduc-fr

Ci-dessous le texte final de ce congrès (tel qu’on peut le lire sur ces pages)

The Women’s International Congress does not claim

  • to have invented a new means of preventing war
  • to have put forward any startling or original theory.

It does claim to have been a gathering of women of many countries, which proved that, even in time of war, the SOLIDARITY of women of many countries can still hold fast.

It does claim to have shown that women of different countries can still hold out the hand of friendship to each other in spite of the hatred and the bloodshed under which most international ties seem submerged.

It claims too, to have shown that, while women have a special point of view on the subject of war, and while its wastefulness of human life must appeal to them with particular emphasis, they can, at the same time, make their own contribution to the work and ideals of constructive peace.

(traduction en cours)

Voir un document détaillé par Yvonne SEE sur l’historique en France

La LIFPL compte actuellement 30 sections dans le monde, dont celle de la Polynésie Française depuis 1981. Son siège social est à Genève. La ligue n’est pas une fédération de sections, mais un corps international ayant des sections dans différents pays. La Ligue a des représentantes dans tous les organismes internationaux.

ONG, ayant le statut consultatif auprès des Nations Unies (ECOSOC) auprès de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture) de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED). Elle a établi des relations privilégiées avec le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (FISE/UNICEF), avec l’Office International de Travail (OIT), ainsi que l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture. (FAO).

Elle s’honore de trois prix Nobel de la Paix : Jane ADDAMS, Emily GREENE-BALCH, secrétaire internationale (en 1946) {bio en anglais}, Alva MYRDAL, de la section suédoise (en 1988). {bio en anglais}

La Ligue, indépendante, ne vit que des cotisations de ses membres.

OBJECTIFS MAJEURS

  • La recherche de la Paix,
  • La prévention des guerres, comprenant le désarmement nucléaire, chimique, biologique, ainsi que la réduction de l’armement conventionnel,
  • L’éducation à la Paix,
  • Un meilleur ordre économique,
  • Le respect des droits humains et la suppression de toutes les sortes de discrimination (racisme, sexisme, antisémitisme, xénophobie),
  • La promotion de la femme (éducation, formation, égalité des chances, égalité des salaires, lutte contre les violences faite aux femmes, accès des femmes aux postes de décision, image de la femme, femmes libres de leur corps, etc.)

Elles ont dû surmonter de nombreuses difficultés de voyage ainsi que l’opposition des gouvernements belligérants, dont celui de la Grande-Bretagne qui empêche ses déléguées de s’y rendre.

* Voici la liste des présentes par pays :

Allemagne 28
Autriche 6
Belgique 5
Canada 2
Danemark 6
Etats Unis 47
France 0***
Hongrie 9
Italie 1
Norvège 12
Pays Bas 1000
Royaume Uni 3
Russie 0
Suède 12

Le grand mérite du Congrès est de réunir des représentantes de pays ennemis et de poser les jalons pour l’organisation du monde après la guerre, à travers l’élaboration d’un programme qui prévoit la création de la Société des Nations (SDN). Le lendemain, des délégations de femmes partent pour présenter aux gouvernements d’Europe et à celui des Etats-Unis le programme élaboré par le Congrès. C’est ce programme qui inspire le Président Wilson dans l’élaboration de ses 14 points et l’influence dans la création de la SDN.

Du 12 au 17 mai 1919 se réunissent, à Zürich, au moment de la signature du Traité de Versailles (traité de paix avec l’Allemagne), des femmes représentant 17 pays. Elles rédigent une série de résolutions qui vont dans le sens d’un renforcement des principes de la paix dans le pacte de la SDN. Ce Congrès aboutit à la création de la « Ligue Internationale des femmes pour la paix et la liberté » dont le siège est établi à Genève, siège de la SDN. Le Bureau de la Ligue, qui coordonne l’action d’une vingtaine de groupes nationaux de la Ligue, émet des revendications et agit pour :

  • obtenir la transparence des débats du Conseil de la SDN
  • disposer de l’agenda avant la session annuelle de la SDN
  • défendre les minorités
  • envoyer des déléguées sur le terrain (missions en Chine, en Indochine, dans les Balkans, à Haïti, etc.)
  • organiser, dès 1921, des cours d’été qui portent sur des thèmes tels que : les problèmes économiques, culturels, sociaux , etc.

Toutes ces démarches influencent les activités de la SDN. Exemple : à la suite d’une mission en Chine, elles contribuent à la convocation d’une conférence sur l’opium (dont l’habitude de consommation avait été introduite de force par les Anglais au cours du XIXème siècle).

Pour connaître l’histoire de la LIGUE en France, jusqu’en 1983, voir l’article d’Yvonne SEE (présidente). La suite, de 1983 à nos jours, est en cours de rédaction …

Présidentes

NDLR : Les organisations féministes de différents pays étaient en contact (par courrier et des visites) depuis la fin du XIX° siècle, les Françaises ont été invitées à La Haye, mais la principale association a préféré le nationalisme français à la lutte pour la PAIX, seule Gabrielle DUCHENE avait écrit pour donner son soutien à la conférence de 1915, elle a, une des premières, créé une section en France. Siège rue Fondary, 75015.

Mise à jour du 5 mai 2014
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