Appel à soutenir la société civile turque victime d’une répression massive

Mis en avant

La ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté dénonce la tentative de mise au pas de la société turque par le Président Erdogan et affirme sa solidarité avec les forces démocratiques et les syndicats turcs qui œuvrent pour une société respectueuse de tous les Droits humains.

Nous alertons l’opinion publique sur la  purge sans précédent  menée par le pouvoir turc  dans la fonction publique. Cette purge vise à modifier profondément l’appareil d’état en éradiquant les fonctionnaires formés à laïcité et à la  démocratie et à les  remplacer par des fonctionnaires aux ordres du parti islamique. Ce coup de force est réalisé au nom de l’état d’urgence néanmoins, il a été précédé au premier trimestre 2016 par une répression violente à l’encontre des  1228 universitaires signataires de l’Appel pour la paix en Turquie. Il apparaît donc  que  les graves atteintes actuelles  à la liberté d’expression ont précédé l’action putschiste de quelques militaires et n’en sont pas la conséquence.

La répression massive va désormais bien au-delà de l’armée. Elle  frappe les médias, la justice et tous les fonctionnaires. 35 000 agents de l’État ont été suspendus, dont plus de 15 000 dans l’enseignement. 1900 doyen.ne.s des établissements publics et privés ont été suspendu.e.s de leur fonction. C’est donc au droit de penser que s’attaque le Président Erdogan aussi bien dans la presse que dans l’éducation et partout où les citoyens peuvent exercer leur esprit critique.

Les femmes qui militent pour la paix et la liberté savent que le droit de penser est une barrière contre le militarisme, l’intégrisme et la violence. Quand il est attaqué cela annonce des persécutions. En solidarité avec les féministes turques et la Marche Mondiale des femmes nous rappelons que les stratégies guerrières ne font qu’apporter plus d´affliction pour les femmes et les communautés dans le monde entier et nourrissent les intégrismes et les conflits. Les femmes turques ont tout à craindre de cette dérive autoritaire. La LIFPL soutient leur combat.

Le président Erdogan en pratiquant des arrestations massives et arbitraires de supposé.e.s opposant.e.s prépare un virage politique de la Turquie vers un régime qui ne respecte plus l’état de droit. Etant donné  l’importance géopolitique de ce pays, un tel virage assombrirait encore l’avenir de l’Europe et du Moyen Orient.

C’est pourquoi, nous demandons à l’ONU d’exercer les pressions institutionnelles prévues dans le cas d’atteintes graves aux droits humains afin de stopper la dérive autocratique en Turquie.

Nous demandons à l’Union Européenne et à tous les chefs d’Etats européens qui ont conclu un accord avec la Turquie pour se déresponsabiliser à l’égard des réfugiés, de ne pas continuer dans cette voie dangereuse de la collusion stratégique avec le Président Erdogan.

Au-delà de la dénonciation des menées liberticides et guerrières en Turquie et ailleurs, La ligue Internationale des Femmes pour la paix et la liberté appelle tous les mouvements féministes et les citoyens du Monde à réfléchir à la montée généralisée de la violence et à agir pour la Paix. 

 

6-9 aout : commémorations des bombardements nucléaires de Hiroshima et Nagasaki

Plusieurs actions se sont déroulées du 6 au 9 aout pour les commémorations des 70 ans des bombardements nucléaires de Hiroshima et Nagasaki et pour demander l’interdiction totale des armes nucléaires.

Plusieurs membres de notre section ont participé aux Jeùnes-Actions de Paris, Le Barp ( près de Bordeaux) et  Londres

Des revues de presse, des comptes-rendus et des photos de ces actions sont visibles sur:

http://vigilancehiroshimanagasaki.over-blog.com/2015/08/le-jeune-action-2015-dans-les-medias.html

http://www.sortirdunucleaire.org/70-ans-Hiroshima-Nagasaki-comptes-rendus-des

Hiroshima-Nagasaki : 70 ans, ça suffit !

Partout en France, du 6 au 9 août 2015, agissons contre le nucléaire militaire.

Entre les dates commémorant les bombardements des villes de Hiroshima et Nagasaki, le Réseau “Sortir du nucléaire“ appelle à la mise en place d’actions partout en France pour exiger l’abolition des armes nucléaires.

Avec ses 300 bombes atomiques, la France possède le troisième arsenal nucléaire du monde, chacune d’une puissance 10 fois supérieure à celle de Hiroshima.

Chaque année, entre 3 et 4 milliards d’euros sont dépensés dans le cadre du programme de dissuasion nucléaire français, une gabegie financière qui n’assure absolument pas la paix, comme le prétendent nos hommes politiques… Prétendre que la bombe atomique est garante de la paix est un mensonge destiné à protéger des intérêts industriels et des volontés de pouvoirs politiques.

Par ailleurs, l’industrie militaire génère des transports incessants de matières radioactives – notamment de plutonium – qui tombent sous le secret-défense et mettent en danger les populations.

Par erreur, par accident ou par folie, une explosion de bombe nucléaire est possible à tout moment. La guerre nucléaire qui pourrait suivre signerait la fin de l’humanité.

Les deux tiers des pays demandent maintenant la signature d’un traité d’interdiction des armes nucléaires, comme cela existe pour les armes chimiques et bactériologiques.

Cette année encore, entre les 6 et 9 août, mobilisons‐nous à l’occasion des 70 ans des bombardements de Hiroshima et Nagasaki, pour rappeler que le risque nucléaire n’est pas derrière nous et qu’il génère des dépenses astronomiques qui ne garantissent en rien la paix !

Participez à la mobilisation !

Communiqué de presse ICAN- France

Conférence d’examen du TNP 2015
107 États pour l’interdiction et l’élimination des armes nucléaires
La 9ème Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) après quatre semaines de travaux, s’est achevée à New York le 22 mai par une absence de consensus sur le document final. Mais 107 États se sont engagés à travailler pour l’interdiction et l’élimination des armes nucléaires en approuvant « l’Engagement humanitaire ».
 
« Le résultat de cette 9ème Conférence d’examen du TNP, montre bien que l’Engagement humanitaire doit être à la base des négociations d’un nouveau traité visant à interdire les armes nucléaires », a déclaré Béatrice Fihn, directrice générale de la campagne internationale pour abolir les armes nucléaires ICAN.
 
« Niant l’évidence de l’impact croissant des conséquences humanitaires de ces armes, les États nucléaires se sont bornés de manière aveugle, et sans succès, à leurs lignes passées », souligne Sylvie Brigot-Vilain pour ICAN-France, « encourageant par ailleurs, les États parties au TNP à s’engager dans des impasses diplomatiques inutiles car sans impact concret sur le désarmement nucléaire ; tel que le projet de Traité sur les matières fissiles, présenté par la France ».
 
La signature par 107 États de « l’Engagement humanitaire » — issu de la conférence de Vienne de décembre 2014 — représente le véritable résultat de cette conférence : un texte qui les engage à travailler à l’interdiction et à l’élimination des armes nucléaires. Basé sur les conséquences humanitaires de toute détonation d’une arme nucléaire et une reconnaissance de l’augmentation du risque d’utilisation de ces armes, « l’Engagement humanitaire » reflète un changement fondamental dans le discours international sur le désarmement nucléaire. Il signifie que la majorité des États du monde sont prêts à aller de l’avant vers l’interdiction des armes nucléaires, même si les États dotés d’armes nucléaires ne sont pas prêts à participer aux négociations.
 
L’ambassadeur de France Jean-Hugues Simon Michel n’a eu de cesse de répéter qu’« il n’y a eu aucune information nouvelle [sur l’impact humanitaire des armes nucléaires] depuis des décennies », rejetant ainsi aveuglément les conclusions des nombreux chercheurs, journalistes, lanceurs d’alerte, agences des Nations Unies ayant participé notamment aux différentes conférences sur l’impact humanitaire des armes nucléaires (Oslo, Nayarit et Vienne en décembre 2014).
 
C’est Israël, un État nucléaire non partie au TNP, qui a paradoxalement empêché l’adoption du document final pour la Conférence d’examen. Les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada ont en effet déclaré refuser la proposition de date d’une réunion pour développer un Moyen-Orient libre d’armes nucléaires. Malgré tout même si ce Document final avait été adopté, il aurait été le plus faible en matière de désarmement de l’histoire récente du Traité.
 
« Il est évident que les États dotés d’armes nucléaires, et particulièrement la France, ne sont pas résolus à prendre de nouveaux engagements en faveur du désarmement », a déclaré Jean-Marie Collin, au nom d’ICAN-France, « alors c’est au reste du monde d’initier un processus pour interdire et éliminer les armes nucléaires à l’occasion du 70ème anniversaire des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki ».

À PROPOS D’ICAN
La Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires (ICAN) est une coalition de plus de 400 organisations non-gouvernementales dans 95 pays. Nous appelons les gouvernements à lancer des négociations en 2015 sur un traité interdisant les armes nucléaires, ce qui ouvrirait la voie à leur élimination complète et les placerait sur le même pied juridique que les armes chimiques et biologiques.

RESSOURCES (sur le site www.icanfrance.org)
L’Engagement humanitaire
Le véritable résultat de la Conférence d’examen du TNP

http://www.reachingcriticalwill.org/news/latest-news/10048-2015-npt-review-conference-outcome-is-the-humanitarian-pledge
States that have endorsed the humanitarian pledge
Principles of a ban treaty

Photos souvenir

Ces 1001 photos sont « libres de droits« , mais doivent avoir la mention, si publiées « WILPF-France« , et Brigitte.Cassigneul @ gmail.com

CONGRES

  1. Premier jour = 22 avril
  2. Deuxième jour = 23 avril
  3. Troisième jour = 24 avril
  4. Fin = 25 avril (Cocktail + Flash Mob)

Certaines photos, surtout à l’extérieur, ont été prises par Marco-Antonio (10 ans) fils d’une membre du Mexique … Merci à lui.

CONFERENCE : 27 avril, 28 avril, 29 avril

Mise à jour du 28 avril 2015