2011 – AG rapport moral

Rapport moral de la section française de la Ligue internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté (WILPF) A.G. du 9 avril 2011

Après la réunion du Bureau International de la WILPF à Ahmedabad (Inde) en janvier 2010 où votre présidente, au nom de la section française, fut mandatée de présenter, dans les six mois, une nouvelle « vision de la WIILPF» réinterprétant les inspirations de nos fondatrices au diapason du monde d’aujourd’hui, une bonne partie de la première moitié de 2010 fut consacrée à ce travail qui nous a mobilisées dans l’enthousiasme. Notre texte fut envoyé au secrétariat général et à l’ExCom (les 2 co-présidentes et les 4 vice-présidentes) de la WILPF dans les délais, en juillet Avec demande de diffusion et de la constitution d’une commission pour lancer le débat en vue du prochain Congrès international en juillet/août au Costa Rica.

La rédaction finale de cette « vision française » avait été précédée, en juin, d’une réunion des sections européennes à Trévise (Italie), où quatre autres sections avaient favorablement reçu les grandes lignes de ce texte. Cependant après sa publication nous n’avons reçu de la part de la secrétaire générale et de l’ExCom ni accusé de réception ni réaction et le texte fut diffusé uniquement à la demande. Des rumeurs nous ont fait croire qu’il était « mal reçu ».

Jusqu’en octobre 2010, plusieurs d’entre nous ont été très actives dans les différentes manifestations de la IIIe Marche Mondiale des Femmes (dont nous sommes membre) , notamment pour y faire avancer les deux thèmes qui nous tiennent particulièrement à cœur :

  • « biens communs, services publics et souveraineté alimentaire »
  • et « paix et démilitarisation »

Il y eut deux points forts : le Forum national les 12 et 13 juin 2010 à Montreuil-sous-Bois et Paris et l’événement de clôture en octobre 2010, à Bukavu (République démocratique du Congo) où votre présidente fit partie de la délégation française.

Cette troisième Marche Mondiale ayant connu un grand succès, notamment après des jeunes, il a été décidé de s’organiser en « Coordination française » de la Marche à laquelle notre C.A. a adhéré. Son A.G. aura lieu le 15 mai 2011, précédé d’une réunion ouverte à toutes la veille, à Paris.

Nos activités contre les guerres et la militarisation

En ce qui concerne le conflit au Moyen-Orient : nous participons aussi bien à la “Plateforme Palestine” (réunissant les ONG) qu’au “Collectif pour une Paix Juste et Durable en Israël-Palestine” (réunissant mouvements, syndicats et partis politiques) Ces deux coordinations se sont unies au début de l’année pour lancer le projet « Un bateau français pour Gaza » faisant partie de la flotille créée par une cinquantaine de pays pour appeler à faire respecter les droits internationaux afin de débloquer le siège de Gaza. Sauf contrordre et à condition que les fonds nécessaires (auxquels nous avons contribué) soient réunis à temps, le bateau partira avant l’été 2011.

En ce qui concerne la guerre en Afghanistan : sachant que la WILPF internationale dénonce l’existence de l’OTAN pratiquement depuis sa naissance, nous participons au collectif inter-associatif « anti-guerre en Afghanistan, anti-OTAN ». Comme en 2009 à Strasbourg, nous étions présentes en octobre 2010 à Lisbonne (Portugal) au contre-sommet de l’OTAN.

En ce qui concerne l’arme nucléaire : la LIFPL-France fait partie de : «Armes nucléaires-stop », de « Sortir du nucléaire » et de la « Maison de Vigilance ». A ce titre nous participons à la campagne « ICAN » qui vise à faire adopter par les Nations Unies une convention prévoyant l’abolition de l’arme nucléaire. Plusieurs d’entre nous participent aussi aux actions de jeûne mensuelles et autres manifestations anti-nucléaires.

Plus récemment, enfin, le gouvernement français ayant décidé à deux reprises – en Libye et en Côte d’Ivoire – de lancer des opérations militaires, nous avons participé à la rédaction d’un texte unitaire contre la guerre en Libye et nous avons commencé à discuter d’un éventuel texte sur la situation en Côte d’Ivoire.

Promouvoir la paix

Promouvoir la paix, c’est s’attaquer – comme le préconisaient nos fondatrices – aux causes des conflits, à l’injustice, à la paupérisation, à l’exploitation économique. C’est aussi préférer la notion de « souveraineté alimentaire » à celle de « sécurité alimentaire » (thème initialement prévu pour le congrès international de cet été à Costa Rica, aujourd’hui, semble-t-il, abandonné suite à la réunion de Trévise !)

Contrairement aux années précédentes, nous n’avons pu, cette année, exprimer notre solidarité avec les immigrés et les sans-papiers que sur le plan individuel, en participant aux actions d’autres associations, notamment dans la défense des femmes et des enfants. Dans ce même esprit nous avons participé à un colloque de l’association « Genre en action » à l’université de Bordeaux.

En février de cette année nous nous sommes rendue au 11e “Forum Social Mondial à Dakar” (Sénégal) ce qui nous a permis d’être témoin de l’impressionnante vague de fonds que représentent la force et la vitalité des femmes du Sud, notamment, des Africaines, dans la lutte pour la vie et la survie de leurs communautés. Et, fait remarquable, elles font, de façon nettement plus explicite que nous autres Occidentales, le lien entre leur vie quotidienne et le comportement de leurs propres hommes politiques et des institutions économiques internationales.

Promouvoir la paix, c’est aussi se battre pour l’égalité et la dignité des femmes. A plusieurs reprises nous sommes déclarées solidaires de femmes turques, afghanes, algériennes, des “femmes en noir“, des “cercles du silence“, etc. Force est de constater que dans ce domaine comme dans tant d’autres le manque de moyens et les problèmes de communication aussi bien internes qu’avec les autres instances de la WILPF nous ont trop souvent obligées à improviser ou … à faire l’impasse.

Enfin, j’ajoute qu’avec l’accord de notre Conseil d’administration, j’ai posé ma candidature pour le poste de présidente internationale de la WILPF dans l’espoir de pouvoir gagner une majorité autour de notre nouvelle vision. Ce qui supposera de pouvoir réunir d’ici les élections au Costa Rica une équipe solide et, si possible, jeune !

Et maintenant la parole à notre branche de l’Isère !

Marlène TUININGA (présidente section française depuis 2006)

Mise en ligne du 14 avril 2014

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