C O M M U N I Q U E D E P R E S S E

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du COLLECTIF NATIONAL « EN MARCHE POUR LA PAIX » (dont la LIFPL fait partie)

Une journée d’action a eu lieu samedi 25 septembre 2021 POUR LA PAIX, LE CLIMAT, LE DESARMEMENT NUCLEAIRE, LA JUSTICE SOCIALE ET LES DROITS HUMAINS.

Des marches et initiatives publiques se sont déroulées en France le 25 septembre 2021.Elles s’intègrent dans une dynamique nationale et internationale portée par la Journée internationale de la paix (21/09) et la Journée de l’ONU pour l’élimination totale des armes nucléaires.

Nous sommes persuadés qu’aucune de nos différences de convictions, d’appartenance ou de sensibilités philosophiques, politiques, religieuses, syndicales ne doit faire obstacle à l’expression de l’immense aspiration des peuples à vivre ensemble en paix dans la solidarité, la justice et la fraternité et sur une planète fiable afin de faire face aux défis climatique, sanitaire, sociaux et économiques dans une logique de paix, de coopérations mutuellement avantageuses et non de confrontation.

Nous sommes révoltés face à l’augmentation incessante des dépenses militaires annuelles au plan mondial qui atteignent en 2020 la somme monstrueuse de 2 000 milliards de dollars et intègrent une nouvelle dimension dangereuse de reprise de la course aux armements nucléaires alors que le Traité sur l’Interdiction des Armes Nucléaires (TIAN) est entré en vigueur le 22 janvier 2021.

Nous sommes conscients que la guerre est toujours un échec. Elle conduit au chaos et enfante des monstruosités dont sont victimes les populations civiles jetées sur le chemin de l’exil.

Enfin, nous sommes convaincus que lorsque de nombreux conflits se poursuivent, que les dépenses militaires augmentent, que le défi climatique porte le risque d’une insécurité croissante et que donc la paix est menacée, il est nécessaire d’agir pour obtenir des politiques sociales, économiques, culturelles et de paix s’inspirant de la charte des Nations Unies et des huit domaines d’action de la Culture de la Paix définis par l’Unesco afin de contribuer à la construction d’un monde vivable de justice, de solidarité, de fraternité, de Paix !

C’est le sens de la Journée nationale qui a eu lieu le 25 septembre 2021.

MANIFESTATION AVORTEMENT EN EUROPE – Paris 25 septembre 2021

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Manifestons à l’occasion de la Journée mondiale pour la dépénalisation de l’avortement

Les femmes ont eu des difficultés pour avorter durant la crise sanitaire : pas de place dans les blocs opératoires, renvoi vers le privé !

Elles ont été soumises à encore plus de violences et ont dû parfois renoncer à avorter. Pour celles dont la grossesse dépassait le délai légal des 12 semaines, aller aux Pays-Bas, en Espagne ou au Royaume-Uni, où les délais sont moins stricts, s’est avéré quasi impossible !

La proposition de loi, portée par quelques élu.e.s. demandant l’allongement des délais de deux semaines, la suppression de la clause de conscience ainsi que la possibilité pour les sages-femmes de pratiquer les IVG instrumentales qui serait indispensable pour régler maintes difficultés a été arrêtée dans son parcours parlementaire par une stratégie d’obstruction (5 élus LR ont rédigé environ 400 amendements).

Bien plus, le gouvernement n’a pas jugé bon de la reprendre à son compte et donc d’en faire un projet de loi pour défendre ce droit !

Et pourtant, des sages-femmes et des médecins sont prêt.e.s. à réaliser des IVG à 14 semaines de grossesse.

Et, pendant ce temps, les anti-choix agissent, efficaces en communication, avec des moyens financiers importants en France, en Europe et aux Etats-Unis. Nous les voyons à l’oeuvre en Pologne, en Slovénie, en Hongrie, en Italie à Malte, dans certains Etats des Etats-Unis comme au Texas dernièrement, ils attaquent ou restreignent les droits des femmes (avortement, contraception d’urgence), font reculer l’éducation à la sexualité à l’école, et plus largement menacent la démocratie.

En France, ils attaquent les locaux du Planning Familial comme à Strasbourg, Nantes ou Paris.

Nous voulons notamment :

Que les délais légaux pour avorter soient harmonisés sur ceux des pays les plus progressistes en Europe, et que les Etats tendent vers une dépénalisation totale de l’avortement.

Que chaque femme ait le choix de la méthode pour avorter

Que la « double » clause de conscience sur l’IVG pour les professionnel-les de santé soit supprimée de la loi

Que les sages-femmes puissent pratiquer des IVG instrumentales

Que des moyens financiers soient donnés pour les centres pratiquant l’avortement

LE 25 SEPTEMBRE, ON MANIFESTE

L’AVORTEMENT EST UN CHOIX PERSONNEL MON CORPS M’APPARTIENT, JE CHOISIS MA VIE, JE CHOISIS D’AVOIR OU PAS UN ENFANT !

NOUS REVENDIQUONS UN DROIT A L’AVORTEMENT DANS DE BONNES CONDITIONS POUR TOUTES LES FEMMES QUI CHOISISSENT D’INTERROMPRE UNE GROSSESSE EN FRANCE, EN EUROPE ET PARTOUT DANS LE MONDE

Collectif Avortement en Europe, les femmes décident

Le Chef de l’ONU exhorte les pays qui ne l’ont pas fait à signer ou ratifier LE TRAITE D’INTERDICTION DES ESSAIS NUCLEAIRES

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Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a de nouveau exhorté jeudi 23 septembre 2021 les huit pays clés qui n’ont pas encore signé ou ratifié le Traité d’Interdiction complète des essais nucléaires (TICE) à le faire sans délai.

Sa demande a été formulée par Izumi Nakamitsu, Haut-Représentante des Nations Unies pour les affaires de désarmement, lors d’une conférence visant à promouvoir l’entrée en vigueur du traité, en marge de la réunion annuelle de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.

UNE ACCEPTATION QUASI UNIVERSELLE

Le TICE, adopté en 1996, a été signé par 185 pays et ratifié par 170 d’entre eux, dont trois Etats détenteurs d’armes nucléaires : la France, la Russie et le Royaume-Uni.

Toutefois, pour que le Traité entre en vigueur, il doit être signé et ratifié par 44 pays détenteurs de technologies nucléaires spécifiques, dont huit n’ont pas encore ratifié le traité : la Chine, l’Egypte, l’Inde, l’Iran, Israël, la République populaire démocratique de Corée, le Pakistan et les Etats-Unis.

Le dernier Etat de l’Annexe 2 à avoir ratifié est l’Indonésie, le 6 février 2012.

Le Secrétaire général a déclaré que l’interdiction des essais nucléaires est un élément essentiel d’un monde sans armes nucléaires.

Le TICE « a créé une norme presque universellement adoptée contre les essais d’armes nucléaires », a-t-il ajouté.

DECEVANT ET FRUSTRANT

Le chef de l’ONU a applaudi la Commission préparatoire, le bureau qui travaille à l’entrée en vigueur du traité, pour ses efforts inlassables en vue d’établir un système de vérification éprouvé, robuste et mondial, capable de surveiller en temps réel les essais nucléaires partout dans le monde.

« Compte tenu de sa nécessité et de son état de préparation, il est à la fois décevant et frustrant que le traité ne soit pas encore entré en vigueur. Nous en connaissons tous la raison -les huit Etats de l’Annexe II restants, dont la ratification est nécessaire pour l’entrée en vigueur du traité », a-t-il déclaré.

« En conséquence, un élément de notre sécurité collective ne peut être pleinement opérationnel. Je réitère mon appel à ces Etats pour qu’ils signent et ratifient le TICE dès que possible. Je demande également à tous les autres Etats qui n’ont pas encore signé ou ratifié le traité de le faire sans délai », a dit M. Guterres.

UN ETAT D’INCERTITUDE

Le Secrétaire général a exprimé l’espoir qu’un jour viendra où la conférence de l’article XIV, qui se tient tous les deux ans depuis 1999, n’aura plus à être convoquée.

« Nous sommes restés dans cet état de limbes pendant trop longtemps », a-t-il déclaré.

« Aucune norme ou moratoire ne peut remplacer une interdiction juridiquement contraignante. Les Etats doivent saisir cette occasion pour redoubler d’efforts. Pour penser de manière créative et pour agir dans l’intérêt de la sécurité du monde entier », a affirmé le chef de l’ONU.

23 septembre 2021

21 Septembre 2021, JOURNEE INTERNATIONALE DE LA PAIX

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Chaque année le 21 septembre, l’organisation des Nations Unies invite toutes les personnes dans le monde à célébrer la paix, en observant un cessez-le-feu de 24 heures et la non-violence.

Le Conseil de Sécurité a adopté à l’unanimité une résolution appelant les Etats membres à soutenir une « pause humanitaire durable », dans les zones de conflit. Le cessez-le-feu mondial doit continuer d’être respecté, afin de garantir aux personnes touchées par la pandémie de COVID-19 l’accès à des vaccins et des traitements vitaux.

En plus de la pandémie, nous avons vu une montée de la stigmatisation, de la discrimination et de la haine.

Le thème 2021 de la Journée internationale de la paix est « Se relever, pour un monde plus équitable et durable ».

Message du Secrétaire général :

Cette année, la Journée internationale de la paix intervient à un moment de crise pour l’humanité.

La pandémie de COVID-19 a plongé notre monde dans le chaos.

Les conflits deviennent incontrôlables.

L’urgence climatique s’aggrave.

Les inégalités se creusent et la pauvreté empire.

Et la méfiance et la division éloignent les gens les uns des autres à un moment où la solidarité et la collaboration sont plus nécessaires que jamais.

En tant que famille humaine, nous sommes face à un choix difficile :

La paix ou le péril perpétuel.

Nous devons choisir la paix.

« Le monde ne peut redevenir ce qu’il était. Je demande à chaque personne de participer à la transformation en faveur de la paix, en s’érigeant contre la haine et la discrimination, en prenant soin de la planète et en faisant preuve de la solidarité mondiale qui est si vitale en ce moment. »

Nous vous invitons à vous joindre aux efforts des Nations-Unies.

21 septembre 2021

EN FINIR AVEC LA CULTURE DE GUERRE !

Confrontés aux angoisses de leurs élèves quant à leur avenir, les enseignants que nous sommes partagent leurs interrogations et leurs doutes. L’actualité nous fait vivre en direct les catastrophes naturelles dues aux dérèglements climatiques, le développement de la pandémie à l’échelle planétaire, les situations de guerre et le chaos qu’elles entraînent. Et dans notre pays, nous voyons les jeunes aux prises avec une crise économique et sociale qui signifie pour une grande partie d’entre eux course à l’emploi et conditions de vie précaires.

Pour retrouver le goût de l’avenir, il est essentiel à nos yeux de promouvoir la notion de « sécurité humaine » qui recouvre tous les aspects de la vie, individuelle et collective. Pour nous, l’insécurité multiforme dans laquelle nous vivons renvoie à la culture de la guerre qui, sans dire son nom, imprègne l’ensemble de notre système économique et social. La loi du profit, l’exploitation irraisonnée des ressources naturelles et des capacités humaines, les politiques de domination et les volontés hégémonistes, la militarisation des relations, tout cela relève de la culture de la guerre, tout comme le formatage des esprits, y compris à l’école et à l’université.

L’éducation est de plus en plus conçue en fonction des impératifs économiques sans corriger les inégalités d’accès ; la compétition et l’évaluation permanente, le souci de la performance au détriment de l’épanouissement personnel participent également de cette culture de la guerre à laquelle nous opposons l’éducation à la paix et à la non-violence, la culture de la paix ainsi définie par l’UNESCO et l’ONU : « ensemble de valeurs, attitudes, comportements et modes de vie qui rejettent la violence et préviennent les conflits en s’attaquant à leurs racines par le dialogue et la négociation entre les individus, les groupes et les Etats ».

Pour être vivable pour ses habitants et soutenable pour la planète, le monde de demain devra nécessairement changer de paradigmes et se convertir à la culture de la paix. Cela passe prioritairement par l’éducation à la paix, c’est-à-dire non seulement l’acquisition de connaissances, mais la formation à des attitudes morales, comportementales et intellectuelles permettant de rejeter l’usage de la force dans les relations entre individus, groupes sociaux et nations. Dès son plus jeune âge, l’enfant doit être formé au respect d’autrui, à la tolérance et à la solidarité, à l’ouverture à la différence et à la coopération, au respect de l’environnement.

Nous disposons des instruments pour agir en ce sens : l’ensemble des textes et engagements internationaux souscrits par les gouvernements en matière d’éducation à la paix. Nous avons la volonté de les inscrire dans les programmes de l’Education nationale et dans la formation initiale et continue des enseignants à tous les niveaux. Ainsi nous contribuerons à former le citoyen en devenir. Dans la compréhension des valeurs démocratiques et des libertés fondamentales, de l’importance de la laïcité, les jeunes pourront développer leurs exigences de paix, de respect de l’autre, tout comme leur liberté d’esprit critique.

Notre action pour la culture de la paix qui s’attaque aux causes profondes des conflits à tous les niveaux, préfigure déjà le monde de demain que nous souhaitons, un monde de partenariat, d’échange et de solidarité.

Enseignants pour la paix 21 Septembre 2021

DU 3 au 11 SEPTEMBRE 2021, LA FRANCE ACCUEILLE LE CONGRES MONDIAL DE LA NATURE A MARSEILLE.

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L’état des lieux est calamiteux et les perspectives sont affolantes. Jamais dans l’histoire de l’humanité le vivant n’a été aussi menacé.

Le Congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui se tient à Marseille du 3 au 11 septembre, constitue une étape essentielle non seulement pour accélérer la prise de conscience des enjeux de l’effondrement de la biodiversité, mais aussi pour mobiliser les décideurs afin de tenter d’inverser le cours de la catastrophe.

Plus récent et moins « bruyant » que la lutte contre le réchauffement climatique, le combat pour la préservation de la biodiversité doit être mené avec autant d’ambition. Car ces enjeux sont liés et les conséquences potentielles gigantesques.

La prise de conscience de la crise climatique a été lente, mais elle est aujourd’hui largement partagée. Celle de la chute de la biodiversité doit encore faire d’énormes progrès. Autant les conséquences du réchauffement s’imposent à nous de façon visible, autant les enjeux de l’extinction du vivant paraissent moins prégnants pour des populations de plus en plus urbaines et de moins en moins en contact avec la nature. L’enjeu de sensibilisation est colossal.

Les deux phénomènes sont pourtant indissociables. La biodiversité agit comme un gigantesque régulateur du climat. Plus les océans s’acidifient, plus la déforestation prend de l’ampleur, plus le réchauffement sera difficile à maîtriser. La protection de ces écosystèmes permettrait de contribuer à un tiers de l’objectif de réduction des émissions de CO2 fixé dans le cadre de l’Accord de Paris à l’horizon 2030.

Le taux d’extinction des espèces animales et végétales s’accélère à une vitesse vertigineuse. Souillée et détruite par l’activité humaine, la nature recule partout, qu’il s’agisse des océans, des rivières ou des forêts, avec des conséquences irrémédiables sur la faune, la flore et l’homme. En cinquante ans, les populations de vertébrés ont ainsi chuté des deux tiers. La situation concernant les insectes et les essences d’arbres est tout aussi inquiétante. En bout de chaîne, cette dégradation des écosystèmes a un impact négatif sur plus de la moitié de l’humanité en matière de santé et de cadre de vie.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) doit se pencher sur une trentaine de motions urgentes ou controversées, sauf s’il est décidé en dernière minute de les reporter à plus tard avec un vote en ligne. L’assemblée de ses membres se réunit en séances plénières pendant trois jours. Les membres présents sur place doivent normalement se prononcer sur 19 motions controversées et 9 déposées en urgence, d’autres plus consensuelles ayant déjà été adoptées en ligne.

Sans être contraignantes, ces motions permettent à l’UICN, qui rassemble gouvernements, ONG, organisations économiques, représentants des peuples indigènes, d’influer sur les politiques mondiales de protection de la nature.

Des motions soumises au vote mercredi ont été adoptées. Dont celle défendue par le comité français sur la protection des mammifères marins. « Cela va nous permettre de pousser à la mise en place de zones de protection renforcée, alors qu’une espèce de cétacés sur quatre est menacée », se félicite Sébastien Moncorps, du comité français. Une vingtaine de motions sont encore en débat. Jusqu’au dernier moment, les réunions à huis clos en ligne vont se poursuivre pour essayer d’arracher un texte consensuel qui pourra ensuite être proposé au vote. Sans certitude d’y arriver, comme pour la motion sur la biologie de synthèse par exemple.

Le Secrétariat de l’UICN peut aussi refuser certaines motions proposées. Comme la motion sur une charte éthique proposée par le comité français rejetée en début de semaine. « Au-delà des propositions d’action, on voulait défendre une vision éthique portée par l’UICN sur le rapport de l’humanité à la planète », explique Sébastien Moncorps. Raté. Un observateur confie que les questions d’éthique ont du mal à passer. Pourtant, une autre motion s’est fait un chemin jusqu’au vote, la 48, intitulée « Renoncer à la doctrine de la découverte pour redécouvrir comment préserver la terre nourricière ». L’héritage de cette doctrine, qui au XVème siècle « a légitimé l’asservissement et la confiscation des biens des peuples autochtones », rappelle le texte de la motion, pèse encore aujourd’hui contre la reconnaissance de leurs droits.

Pour plus d’efficacité, il est indispensable de lutter de front contre le réchauffement climatique et la dégradation de la biodiversité. Recherche, financements et politiques publiques ont trop longtemps fonctionné en solo. Il est temps de coordonner les décisions.

Les annonces d’Emmanuel Macron en ouverture du congrès sur l’extension des surfaces maritimes protégées et la tenue prochaine en France d’un sommet « One Ocean » sont des initiatives louables. Pour être à la hauteur des enjeux, elles doivent néanmoins s’inscrire dans une mobilisation mondiale qui tarde à se concrétiser.

9 septembre 2021

CENTRALE NUCLEAIRE DU BUGEY, GRAVE MENACE AU COEUR DE LA REGION !

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La centrale nucléaire du BUGEY est située à Saint Vulbas (01) en bordure du Rhône, en amont de la métropole lyonnaise. Le centre de Lyon n’est qu’à 30 kms.

Ses 4 plus vieux réacteurs de France (42 et 43 ans) constituent un risque majeur pour une région densément peuplée avec 5 millions d’habitants dans un rayon de 100 kms et 6 grandes villes.

Des risques internes élevés avec 274 irrégularités d’origine, le vieillissement affectant de nombreux composants dont certains irremplaçables (cuves acier et enceintes béton) et qui provoquent des incidents en nombre croissant et entraînent des fuites, dont du tritium radioactif.

Des risques externes amplifiés depuis la conception de la centrale, il y a 50 ans : rupture de barrages (Vouglans…), séismes, chutes accidentelles d’avions en raison de la proximité immédiate de l’aéroport international Lyon St-Exupéry, actes de terrorisme…

En cas d’accident nucléaire majeur, la radioactivité ne resterait pas administrativement confinée dans les limites des 20 kms du Plan Particulier d’Intervention : les simulations des experts suisses de l’Institut Biosphère indiquent la possibilité de contamination aux 4 coins de l’Europe en fonction des vents.

A ces 4 réacteurs, souvent à l’arrêt ces dernières années, s’ajoute un réacteur plus ancien de la filière graphite gaz arrêté en 1994 et dont le démantèlement difficile a été récemment reporté après 2050.

Après une longue bataille juridique, l’Installation de Conditionnement et Entreposage de Déchets Activés (ICEDA) a commencé à fonctionner en septembre 2020 : véritable plaque tournante nécessaire à la poursuite du programme nucléaire, elle doit assurer le tri, la découpe et le conditionnement de tous les déchets nucléaires d’exploitation et de démantèlement, hormis les « combustibles usés ».

50 ANS APRES LA PREMIERE MANIFESTATION ANTINUCLEAIRE EN FRANCE AU BUGEY, CA SUFFIT! REAGISSONS !

Pas de prolongation des vieux réacteurs au-delà de 40 ans ! Débranchons-les !

Pas de remplacement par 2 nouveaux réacteurs de type EPR : tout aussi dangereux, ils sont trop chers, sans constituer une réponse à la crise climatique. Pas d’EPR au Bugey, ni ailleurs !!

Abandon d’ICEDA : porte ouverte à l’accroissement des déchets issus des vieux réacteurs et des nouveaux envisagés !

Oui aux Energies Renouvelables, technologies mûres et sûres. Elles dessinent un nouveau chemin alliant efficacité et sobriété pour une société apaisée. Plusieurs scénarios le démontrent (ADEME, RTE, négaWatt).

SORTIR DE L’IMPASSE NUCLEAIRE, C’EST POSSIBLE !

Maintenant et pas dans 30 ans…..

Venons très nombreux et montrons notre détermination

dimanche 3 octobre 2021

pour manifester à Saint Vulbas dans l’Ain

ALERTE GPA : la France complice de l’exploitation des femmes et de la vente d’enfants

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Les 4 et 5 septembre s’est tenu à Paris le salon « Désir d’enfant ».

Son objectif affiché est de renseigner sur les différentes possibilités de devenir parents. La Gestation pour Autrui (GPA) fait partie des options proposées bien que cette pratique ne soit pas légale sur le sol français.

La gestation pour autrui est une pratique illégale, sanctionnée par la loi française (art 16-7 Code Civil, art 227-12 Code pénal). Vu l’impossibilité pour les Français d’y recourir en France, certains font appel à des cliniques étrangères. Cela donne lieu à un phénomène appelé « tourisme procréatif ».

Pour contourner la législation française progressiste, ces personnes vont « fabriquer », leur enfant à l’étranger. Ils ont recours à une mère porteuse qui recevra une compensation financière ou non, selon les pays, pour porter un enfant au risque de sa propre vie, afin de le remettre aux parents dits commanditaires à la naissance.

Si cette pratique est interdite en France, comme d’ailleurs dans la plupart des pays européens, c’est parce qu’elle est attentatoire à la dignité humaine aussi bien des mères porteuses, instrumentalisées au profit d’autrui, que des enfants dont l’intérêt supérieur n’est certainement pas d’être achetés ou vendus.

La CIAMS considère inadmissible que des cliniques étrangères soient autorisées à promouvoir la Gestation Pour Autrui sur le sol français. Elle s’oppose à ce que de tels évènements se tiennent en France. Au mois d’août, la CIAMS a adressé des lettres à l’attention du Ministre de l’Intérieur, de la Ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Egalité des chances, ainsi qu’au Préfet de police de Paris et à la Maire de Paris pour leur demander d’interdire cette manifestation qui promeut les violences faites aux femmes et la vente d’enfants.

A l’heure où nous publions ce communiqué de presse nous n’avons pas obtenu de réponses.

La CIAMS

Afghanistan : Déclaration internationale Marche Mondiale des Femmes

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Solidarité féministe internationale avec les femmes et le peuple d’Afghanistan

Non aux talibans Non aux impérialistes !

Nous femmes de la Marche Mondiale des Femmes, mouvement féministe, internationaliste et anticapitaliste, nous solidarisons et nous faisons écho de nos voix en rejetant la situation que vivent les peuples et les femmes d’Afghanistan.

Nous compatissons avec nos soeurs afghanes qui voient aujourd’hui leur vie encore plus menacée par l’incertitude et la violence perpétrées par des Etats et des groupes fondamentalistes comme les Talibans. Après avoir financé des groupes comme les talibans pour leurs propres intérêts en occupant le territoire au cours des 20 dernières années, les Etats-Unis évacuent le pays sans tenir compte de la sécurité et de la vie du peuple afghan, qui est au bord de la guerre civile.

Tous les derniers présidents des Etats-Unis, depuis Georges W. Bush, qui a commencé l’occupation de l’Afghanistan par des mensonges, jusqu’à Biden, méritent de répondre de leurs crimes devant un tribunal international. La destruction qu’ils ont créée est incommensurable, elle montre que pour l’impérialisme les peuples et nos modes de vie de nos territoires sont superflus.

Nous savons que, pendant des décennies, le pays a été le théâtre d’innombrables guerres et luttes de pouvoir et qu’il est aujourd’hui évident qu’il a été l’objet d’une nouvelle manipulation. En 2001, juste après les attentats de Washington, la Marche mondiale des Femmes a souligné les contradictions des positions de pays interventionnistes comme les Etats-Unis concernant le discours de « lutte contre le terrorisme ». Ce qui se passe aujourd’hui en Afghanistan est le reflet de ces hypocrisies.

Nous, les femmes, réaffirmons notre opposition à toutes les formes de violence et d’actes terroristes commis dans le monde, y compris les pratiques de pays tels que les guerres dites humanitaires ou de faible intensité, leurs attaques contre la démocratie et la souveraineté des peuples, les blocus économiques, les occupations colonialistes, les politiques sionistes, l’oppression raciste et patriarcale.

Nous savons par expérience que les femmes et les filles sont les premières victimes, avec les populations pauvres et les communautés racialisées, de tout conflit armé. Nous avons subi les conséquences des interventions militaires des forces de l’OTAN et maintenant, le retrait irresponsable des troupes américaines montre que le peuple afghan vit dans une terrible pauvreté.

Il n’y a jamais eu de véritable intérêt à défendre la démocratie et les droits de l’homme, mais l’intérêt politique et économique d’utiliser des pays comme l’Afghanistan comme outils pour mettre en oeuvre leurs intérêts, en finançant des groupes extrémistes et fondamentalistes.

En 2000, nous nous sommes adressés aux instances internationales pour dénoncer les multiples violations que ces conflits provoquent dans la vie des femmes et des peuples, en identifiant les responsables et leurs véritables intérêts. Des intérêts bien articulés depuis le capitalisme colonialiste et patriarcal pratiqué par les sociétés transnationales, l’industrie de l’armement, les gouvernements corrompus et autoritaires, les secteurs religieux fondamentalistes et le crime organisé.

Nous, femmes de la Marche Mondiale, dénonçons la violence et les injustices auxquelles sont confrontées aujourd’hui les femmes d’Afghanistan et du monde à cause de ces conflits : nous exigeons le respect de nos corps et territoires ! Assez de porter les conflits du monde sur nos épaules.

Nous exigeons une plus grande responsabilisation de l’ensemble des gouvernements, y compris dans le sens d’éviter toute intervention militaire après la crise actuelle, de mettre fin à toutes les agressions ou occupations militaires en cours, garantir le droit d’asile et garantir le droit des réfugiés de retourner dans leur pays d’origine. Nous exigeons également l’interdiction de la production et de la vente d’armes et exigeons des Etats qu’ils adoptent des politiques de désarmement dans le domaine des armes classiques, nucléaires et biologiques.

Nous élevons notre voix dans cet appel à la construction d’une société pour la défense de la vie et de la solidarité. Assez d’oppression et de répression à l’égard des femmes afghanes, nous exigeons le rétablissement des droits de l’homme minimaux visant à la participation et au développement de leur vie avec le peuple afghan.

Nous continuerons à marcher jusqu’à ce que nous soyons toutes libres !

Marche Mondiale des Femmes – août 2021

Phumzile Mlambo-Ngcuka, Directrice exécutive d’ONU Femmes

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La grande Phumzile Mlambo-Ngcuka a annoncé sa fin de mandat en tant que Directrice Exécutive d’ONU Femmes.

Une leader valeureuse, visionnaire, qui sait que le pouvoir n’est pas domination. Ses mots, comme toujours, à la fin de son mandat à ONU Femmes éclairent : « Persister dans l’adversité ». L’égalité est possible. »

« It has been my honour to serve women fand girls around the world who envision a bright, equal future with @UN Women. On my last day as Exécutive Director, I encourage you fall to keep going. »

Elle est un modèle de détermination et d’engagement pour nous toutes !

Nous continuerons à suivre le chemin qu’elle a tracé pendant ces 8 années.

REJOIGNEZ-NOUS POUR DES JOURNEES D’ACTION D’HIROSHIMA ET DE NAGASAKI 2021 !

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Journées d’action 2021 de la WILPF à Hiroshima et Nagasaki. Payez le prix : ce que les bombes nucléaires coûtent réellement à notre planète, la campagne est lancée !

En 1945, les Etats-Unis ont fait exploser deux armes nucléaires au-dessus des villes japonaises d’Hiroshima (6 août) et de Nagasaki (9 août). A la fin de 1945, les bombardements avaient tué environ 140 000 personnes à Hiroshima et 74 000 autres à Nagasaki. Beaucoup de ces personnes sont décédées immédiatement et celles qui ont survécu ont subi de terribles effets secondaires dus aux radiations.

Cependant, les coûts humains et environnementaux ont persisté pendant des générations, tout comme les coûts des essais et de la production d’armes nucléaires dans le monde. C’est pourquoi il est important d’attirer l’attention sur les effets environnementaux passés et présents des bombes nucléaires et de l’énergie nucléaire à notre planète.

Du 6 au 9 août, la WILPF fait campagne pour souligner l’impact environnemental du développement, de la production, des essais et de l’utilisation d’armes nucléaires, ainsi que les activités des sections de la WILPF commémorant les victimes. Nous maintiendrons le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires comme un outil crucial pour l’abolition nucléaire.

A l’occasion de cette campagne, et dans le but de rendre nos voix encore plus percutantes, nous avons créé une boîte à outils. Faciliter l’accès à nos contenus et la promotion de notre campagne assurera un meilleur succès et permettra à nos préoccupations et revendications d’être mieux entendues.

Ensemble, nous avons le pouvoir d’élever la voix et de créer un mouvement viral pour l’interdiction des armes nucléaires. Dommages humains, financiers, sociaux et environnementaux…cette question est beaucoup trop urgente et importante pour être ignorée.

Rejoignez-nous !

Vous voulez en savoir plus sur notre campagne ? Visitez notre page Web dédiée sur wilpf.org

OUVERTURE DU FORUM GENERATION EGALITE : 100 associations féministes appellent à la mobilisation pour les droits universels des femmes

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40 ans après le début du cycle des conférences de l’ONU sur les droits des femmes, qui a culminé par l’adoption du Programme d’action de la Conférence de Pékin en 1995, dont le Forum Génération Egalité célèbre l’anniversaire, les objectifs fixés en faveur des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes ne sont atteints dans aucun domaine et nulle part dans le monde. Les droits des femmes connaissent même des régressions et de violentes attaques à la suite de crises sanitaires, climatique, économique et démocratique, ainsi que de conflits armés.

A cette occasion le Collectif féministe pour le Forum Génération Egalité, qui rassemble plus d’une centaine d’organisations de la société civile françaises, européennes et internationales, s’appuyant sur une approche universaliste et intergénérationnelle, en continuité avec les mouvements et les luttes des femmes et de leurs associations féministes, et dans le respect de leur diversité, alerte solennellement le Président de la République, les Etats, institutions et acteurs de la communauté internationale réuni-es au Forum de Paris.

Le Collectif pour le Forum Génération Egalité regrette que le mode d’organisation du FGE ne corresponde pas au format d’un évènement multilatéral de l’ONU et que la place des organisations de femmes et féministes soit inégalitaire, au vu notamment du manque de moyens de la très grande majorité d’entre elles.

Pourtant le Forum Génération Egalité pourrait jouer un rôle de mobilisation et d’accélérateur du processus de l’égalité, si les engagements présentés par les coalitions d’action thématiques s’appuyaient sur le socle que nous définissons ci-dessous.

1/ Défendre et promouvoir les droits universels

L’acquis international et européen des droits universels des femmes constitue le socle de l’égalité entre les femmes et les hommes : il faut accélérer la ratification, la levée des réserves et la mise en oeuvre intégrale et effective des traités internationaux et européens essentiels, notamment la Convention pour l’Elimination de toutes les discriminations envers les femmes, (CEDEF), la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (Convention d’Istanbul), la Convention 190 de l’OIT (Convention sur la violence et le harcèlement).

Les défenseuses des droits universels doivent être protégées et aucune violence ne peut être tolérée à leur égard, particulièrement en ce qui concerne les femmes lesbiennes.

2/ Eradiquer les violences, lutter contre la marchandisation du corps des femmes

La prévention et la sanction de toutes les violences à l’égard des femmes et des filles, condition de leur autonomie et de leur liberté, passe par la décriminalisation et la reconnaissance universelle de l’avortement pratiqué de manière sûre et légale ; la reconnaissance du caractère inaliénable du corps des femmes, l’abolition de la maternité de substitution (GPA) et la lutte contre le système porno-criminel ; l’abolition du système prostitutionnel et de la traite des femmes, selon le modèle de la France et d’autres pays européens, avec une attention particulière aux plus vulnérables, femmes handicapées, femmes lesbiennes, femmes migrantes et aux enfants.

L’éducation des filles et des garçons est une condition de base pour la prévention du harcèlement et des violences sexistes et sexuelles.

3/Mettre en place des politiques de relance : justice sociale, économie, climatique au coeur de sa feuille de route

L’égalité femmes-homme et filles – garçons doit être placée au centre des politiques publiques et des plans de relance, après la crise sanitaire COVID-19 et dans le contexte de l’aggravation de la crise écologique et climatique.

Cela passe par la mise en oeuvre de l’ensemble des droits sociaux fondamentaux et le financement des services publics qui les rendent effectifs : droit à la santé, à la protection contre la pauvreté et l’exclusion sociale, à la protection sociale universelle, à l’égalité de rémunération, ainsi que par des services sociaux essentiels, permettant d’articuler vie professionnelle et vie familiale.

Nous proposons une relance partant de la revalorisation des métiers des soins, de l’éducation, de l’économie sociale et solidaire, de la mixité des emplois verts et de la transition énergétique, de l’agroécologie, par l’accès à la formation et au foncier. Ce modèle économique est aussi l’occasion de systématiser la budgétisation intégrant l’égalité, tout en l’associant aux mécanismes pour l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques et aux indicateurs de mise en oeuvre des Objectifs de Développement Durable – ODD- pour 2030. Une approche intégrée de l’égalité des sexes et des droits humains doit être incorporée dans toutes les politiques et institutions financières.

4/Instaurer une réelle diplomatie féministe et soutenir les organisations de femmes et féministes

Ces principes de droits et cette transition vers la justice sociale et climatique forment un programme au niveau national comme pour l’action extérieure et la diplomatie féministe.

Cela implique de soutenir, partout dans le monde, à commencer par la France, les associations de femmes et féministes qui, fragilisées par les mises en concurrence ne reçoivent qu’une part marginale des financements, malgré la diversité de leurs compétences de terrain, de leurs expertises thématiques et pédagogiques partout reconnues, de leur travail de plaidoyer.

Les attentes du Collectif Féministe pour le Forum Génération Egalité sont également fortes à l ‘approche de la présidence française du Conseil de l’Union européenne (janvier 2022), et nous souhaitons participer au dialogue préparatoire avec les décideurs et décideuses.

Partout dans le monde, des associations du mouvement des femmes et des féministes s’engagent pour ces acquis universels. Le féminisme n’est pas un slogan de communication c’est le mouvement social et politique le plus transformateur des sociétés humaines depuis deux siècles.

Avec la libération de la parole et la révolte de millions de femmes par le monde, le temps est arrivé d’un mouvement global des femmes pour l’égalité, la démocratie et la justice sociale.

Notre Collectif s’investira aux côtés de tous les acteurs et actrices de la communauté internationale qui s’engagent à défendre l’égalité entre les femmes et les hommes, à sauvegarder les droits des femmes mis à mal partout dans le monde, et à placer les femmes et les filles au centre de tous les efforts de sortie de la pandémie et de reconstruction, condition sine qua non de la démocratie, du développement, de la justice sociale et climatique, et de la Paix universelle.

Déclaration du 30 juin 2021

Paris va créer un lieu d’hommage aux femmes victimes de violences

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Le Conseil de Paris a voté mardi 1er juin 2021 en faveur de la création d’un lieu pour que les femmes battues, tuées, ne soient pas oubliées.

« Nous souhaitons qu’un lieu à Paris leur soit dédié » a souligné le maire du 13ème Jérôme Coumet. Ce lieu doit permettre de « nous rassembler, de nous recueillir, de crier aussi notre indignation » Un lieu symbolique pour leur rendre hommage, pour briser le silence », résume l’élu. « Il s’agit de rappeler avec force dans notre espace public cette réalité insupportable :

Chaque année en France quelque 220 000 femmes subissent des violences conjugales et 93 000 sont victimes de viol ou de tentative de viol. En France, une femme meurt assassinée par son conjoint ou ex-conjoint tous les deux jours et demi selon les chiffres officiels qui ne tiennent pas compte de toutes celles qui se taisent.

Un bilan terrible, qui s’est alourdi avec la crise sanitaire.

APPEL à une opposition internationale au rejet des eaux radioactives de Fukushima dans l’océan Pacifique

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Nous ne devons pas laisser l’industrie nucléaire japonaise se débarrasser dans l’océan d’1 milliard 250 millions de litres d’eau radioactive utilisée pour le refroidissement de la centrale nucléaire de Fukushima depuis l’accident de 2011.

La compagnie Tepco stocke cette eau contaminée dans des citernes, mais cela lui coûte 900 M$ par an, trop cher à ses yeux et le site arrive à saturation.

C’est une impasse certes, mais une impasse intrinsèque aux conséquences ingérables de l’industrie nucléaire et la partie immergée de conséquences beaucoup plus graves que les soucis de Tepco qui ne sont en aucun un argument pour augmenter encore la radioactivité diffuse sur la planète qui s’aggrave déjà depuis des décennies.

Il est profondément immoral de laisser les pollueurs prendre des décisions qui concernent la santé de tous les habitants de la planète.

L’Agence internationale de l’énergie atomique est d’accord avec ce rejet, c’est normal ! Elle a l’habitude de passer sous silence tout ce qui gêne le développement de l’industrie nucléaire, fusse les malades des zones contaminées ou l’angoisse des médecins qui essaient de leur porter secours.

Les chinois protestent, les pays limitrophes aussi. Ils ont raison, ce rejet est inacceptable.

C’est un crime écologique et un énorme abus de pouvoir qu’il faut condamner politiquement et éthiquement.

Nicole Roelens, membre de la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté

17 avril 2021

FORUM GENERATION EGALITE : rassemblement mondial pour l’égalité entre les femmes et les hommes

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En partenariat avec la société civile, le FORUM GENERATION EGALITE est un rassemblement mondial pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Le FORUM est organisé par ONU Femmes et co-présidé par la France et le Mexique.

Le FORUM sera lancé à Mexico du 29 au 31 mars 2021 et culminera à Paris du 30 juin au 2 juillet 2021.

ONU FEMMES lancera une campagne de sensibilisation multigénérationnelle intitulée « Génération Egalité : Pour les droits des femmes et un futur égalitaire ».

Cette Campagne ambitieuse vise à réunir les jeunes générations d’activistes et les militant.e.s visionnaires qui ont joué un rôle essentiel dans la création du Programme d’action de Pékin. Ensemble, elles et ils agiront de manière concrète pour favoriser l’autonomisation des femmes et des filles. Cette campagne oeuvre notamment pour l’égalité salariale, la fin du harcèlement sexuel et de toutes formes de violences envers les femmes et les filles, la participation égale à la vie politique et à la prise de décisions dans tous les domaines de la vie.

Résultats du FORUM

Les principaux objectifs du FORUM seront de définir pour l’avenir un programme d’action novateur et ambitieux en faveur des femmes et de lancer des « COALITIONS D’ACTION » qui permettront de parvenir à des résultats concrets en matière d’égalité entre les femmes et les hommes au cours de la décennie d’action des Nations unies (2020-2030), afin de réaliser les Objectifs de Développement durable.

Les COALITIONS D’ACTION sont des partenariats multi-acteurs, mondiaux et innovants, qui mobiliseront les gouvernements, la société civile, les organisations internationales et le secteur privé en vue de :

– dynamiser l’action collective,

-susciter un dialogue intergénérationnel tant au niveau mondial que local,

-stimuler l’investissement public et privé

-parvenir à des résultats concrets qui permettent de changer la donne pour les femmes et les filles de toutes les générations

Les thèmes choisis pour les COALITIONS D’ACTION se fondent sur une approche par les droits humains et résultent d’un processus de consultation des groupes féministes internationaux, des organisations actives sur le terrain, des gouvernements et d’autres partenaires et s’appuie sur les données.

Ces thèmes sont les suivants :

-la violence basée sur le genre,

-la justice économique et le droit économique,

-l’autonomie corporelle et droits en matière de santé reproductive et sexuelle,

-l’action des femmes en faveur de la justice climatique,

-les technologies et l’innovation au service de l’égalité entre les femmes et les hommes,

-les mouvements et le leadership féministes

Chaque Coalition d’action lancera une série d’actions ciblées à la fois concrètes, ambitieuses et immédiates sur la période 2020-2025, afin d’avoir un réel impact en matière d’égalité entre les femmes et le hommes et de droits des filles et des femmes. Au coeur de ce programme d’action, les moyens financiers seront au service des résultats en identifiant de manière systématique les déficits de ressources qui ont nui jusqu’alors à l’atteinte de résultats.

Pour atteindre ces objectifs, les Coalitions d’action Génération Egalité forgeront de nouveaux partenariats, mettront en oeuvre des solutions et rendront compte annuellement des progrès enregistrés, en particulier pour les filles et les femmes pauvres ou marginalisées.

La coalition d’action choisie par la France est l’autonomie corporelle et droits en matière de santé reproductive et sexuelle :

« 33 000 filles chaque jour se marient sans consentement et une femme sur trois est victime de violences. 45 % des femmes et des filles âgées de 15 à 49 ans qui sont mariées ou en concubinage ne peuvent pas prendre leurs propres décisions en matière de santé sexuelle et reproductive. Le moment est venu d’avoir une vision holistique » déclare Natalia Kanem, secrétaire générale adjointe et directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la Population« .

« Le programme d’action de la Coalition repose sur 3 thématiques d’intervention, afin de donner la possibilité aux femmes et aux filles de disposer comme elles l’entendent de leur corps ».

« D’ici 2026, nous souhaitons développer une éducation complète à la sexualité. 50 millions d’enfants, d’adolescentes et de femmes supplémentaires devront avoir accès à une éducation à la sexualité, à l’école et en dehors de l’école. Nous devons faire progresser la qualité des services de contraception et d’avortement ».

« 260 millions de filles, d’adolescentes et de femmes supplémentaires devront être en mesure de prendre des décisions autonomes concernant leur corps. Nous devons soutenir davantage les associations chargées de protéger les droits en matière de santé reproductive et sexuelle ».

« Et les prochains mois vont être décisifs pour mobiliser le plus d’actrices/acteurs possibles », a déclaré la ministre Elisabeth Moreno, ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes.

Au-delà des Coalitions d’action, le FORUM contribuera à définir un programme d’action féministe mondial en réunissant les défenseures et défenseurs de l’égalité entre les femmes et les hommes de tous les horizons dans une réflexion publique globale et collective sur les actions les plus urgentes à entreprendre pour atteindre l’égalité, renforcer la solidarité et réaffirmer un mouvement féministe multilatéral, intersectionnel et intergénérationnel. Cette réflexion publique permettra à la société civile et aux mouvements féministes de faire entendre leur voix et de définir le calendrier de l’égalité entre les femmes et les hommes pour les années à venir.

21 avril 2021

8 mars, Journée Internationale des Femmes

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Le 8 mars 2021 le thème de la Journée internationale des femmes est le Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19.

Comme chaque année, le but de cette journée est de réfléchir sur les conditions des femmes dans le monde et de lutter contre les inégalités par rapport aux hommes.

Selon le rapport « ONU Femmes », en 2020 « les progrès accomplis pour l’égalité des sexes s’affaiblissent et les avancées durement obtenues sont en train de s’inverser ». Il signale « le manque d’action efficace pour stimuler la représentation des femmes dans les arènes du pouvoir ».

L’ONU constate que ce sont dans les pays dirigés par des femmes que la crise sanitaire a été la mieux contenue. Et que sur le terrain, les femmes ont été en première ligne pour apporter les soins aux malades, les rendant ainsi les plus vulnérables face à la maladie : en France, les femmes sont 91% des aide-soignants, 87% des infirmiers, et 97% des employés dans des maisons de retraite et aides familiales à domicile. Parmi les scientifiques, comme parmi les militaires d’ailleurs, le pourcentage de femmes augmente. Mais bien que 33% des chercheurs scientifiques soient des femmes, seules 12% d’entre elles, en moyenne, sont membres d’académies nationales des Sciences à travers le monde.

N’est-il pas temps que les femmes soient présentes dans toutes les sphères de la vie publique où les décisions sont prises et qu’elles participent au pouvoir au même titre que les hommes, au niveau local comme au niveau international. C’est ce que dit la résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur « les femmes, la paix et la sécurité » (du 8 mars 2000) qui demande « instamment aux états membres de faire en sorte que les femmes soient davantage représentées à tous les niveaux de prise de décisions dans les institutions et mécanismes nationaux, régionaux et internationaux pour la prévention, la gestion et le règlement des différends ».

Partout dans le monde les mobilisations pour les droits des femmes se développent à l’initiative des femmes elles-mêmes. Le caractère mondial de ces mobilisations en fait un des axes principaux du mouvement mondialisé des luttes pour la justice sociale, la liberté, le respect des droits humains pour toutes et tous :

Viols, violences psychologiques, harcèlement, traitements inhumains et dégradants… la violence à l’encontre des femmes et des filles constitue aujourd’hui l’une des violations des droits humains les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices.

Chaque jour, dans la sphère publique comme privée, des milliers de femmes et de jeunes filles voient leurs droits et leur dignité bafoués. Une réalité aggravée par la pandémie de Covid-19 qui, nous le savons, a entraîné une hausse des violences.

Ensemble, nous avons le pouvoir d’agir pour un monde plus juste et respectueux des droits fondamentaux et parfois même de sauver des vies.

Le 8 mars nous célébrons la Journée internationale des droits des femmes. A cette occasion, avec nous, réaffirmez votre soutien à la lutte des femmes pour leurs droits fondamentaux dans le monde.

8 mars 2021

Le Parlement Européen reconnaît l’écocide et demande son inscription à la Cour Pénale Internationale

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Mercredi 20 janvier, le Parlement européen a créé la surprise en adoptant un amendement reconnaissant l’écocide, dans son rapport annuel sur les droits humains et la démocratie, et en demandant à ce qu’il soit inclus dans les statuts de la Cour Pénale Internationale comme crime contre l’humanité.

Cette avancée majeure pour la protection de l’environnement vient récompenser le travail de mobilisation effectué par des parlementaires européens impliqués au sein de « l’Alliance Ecocide ».

C’est une véritable victoire, un premier pas majeur vers le soutien à la reconnaissance de l’écocide par l’Union européenne ! L’amendement est une étape essentielle et une prise de position extrêmement forte, le Parlement Européen devient un allié de la reconnaissance de l’écocide au niveau international. « Ce n’est pas seulement une prise de position symbolique mais une vraie demande qui ne demande qu’à être transformée en droit réel. » explique Marie Toussaint, juriste, fondatrice de Notre Affaire à Tous et eurodéputée écologiste initiatrice de l’Alliance internationale des parlementaires pour la reconnaissance de l’écocide.

La reconnaissance de l’écocide comme 5ème crime contre l’humanité par la Cour Pénale internationale est importante car elle permettrait d’avoir une législation mondiale qui condamnerait les crimes environnementaux et les atteintes aux droits humains les plus graves de façon suffisamment dissuasive pour les éviter dans le futur.

Pour l’heure, la CPI ne condamne que les individus et pas les personnes morales alors que le droit de l’environnement se dirige de plus en plus vers la sanction pénale des entreprises qui peuvent se traduire par des peines de prison pour les dirigeants mais aussi des amendes ou la clôture des activités des entreprises écocidaires.

Après cette première victoire, les parlementaires européens restent mobilisés pour continuer à porter la reconnaissance de l’écocide et son inscription dans le droit européen à travers divers travaux, et notamment la révision de la directive européenne sur l’environnement à la fin de l’année.

25 février 2021

Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines

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Au moins 200 millions de filles et de femmes en vie aujourd’hui ont subi une mutilation génitale, une violation grave des droits humains des femmes et des filles et une manifestation flagrante de l’inégalité entre les sexes.

Aujourd’hui, c’est la Journée Internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations sexuelles féminines.

Notre objectif : mettre fin aux mutilations sexuelles féminines d’ici 2030.

Cet effort est d’autant plus important que les mutilations génitales féminines ne présentent aucun avantage pour la santé des femmes, au contraire, elles ont des conséquences néfastes, voire mortelles, sur les plans physique, mental, sexuel et reproductif des femmes et des filles.

Elles violent les droits des femmes à la santé sexuelle et reproductive, à l’intégrité physique, à la non-discrimination et à la protection contre les traitements cruels et dégradants.

samedi 6 février 2021

L’Etat français reconnu fautif en matière de lutte contre les changements climatiques

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Dans son jugement sur l’Affaire du Siècle, prononcé le 3 février 2021, le tribunal administratif de Paris reconnaît la responsabilité de l’Etat français dans la crise climatique et juge illégal le non-respect de ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

L’Etat est également reconnu responsable de « préjudice écologique ». Les ONG requérantes dans l’Affaire du Siècle se félicitent de cette première victoire et espèrent un jugement plus historique encore au printemps : l’Etat pourrait être condamné à prendre des mesures supplémentaires sur le climat.

Pour les organisations de l’Affaire du Siècle :

Pour la première fois, l’Etat français reconnu fautif en matière de lutte contre les changements climatiques

La justice a tranché : l’Etat français commet une faute en n’adoptant pas les mesures suffisantes pour lutter contre les changements climatiques et réduire les émissions de gaz à effet de serre, conformément aux objectifs qu’il s’est lui-même fixés. C’est la première fois que la justice reconnaît que la France est responsable d’inaction climatique.

Avec cette reconnaissance de la faute de l’Etat, toutes les victimes directes des changements climatiques en France pourront désormais se tourner vers la justice et s’appuyer sur ce jugement pour demander réparation des préjudices qu’elles subissent. L’Etat va enfin devoir assumer les conséquences de décennies d’inaction sur le climat.

L’inaction climatique de l’Etat porte atteinte à l’environnement

Le Tribunal a également reconnu le préjudice écologique, c’est-à-dire les dommages causés à l’environnement, par le dépassement par la France de ses plafonds annuels d’émissions de gaz à effet de serre. C’est une première en droit français : avec cette décision, le tribunal administratif estime qu’une personne publique, au même titre qu’une personne privée, peut être tenue responsable d’un dommage causé à l’environnement.

L’Etat bientôt contraint par la justice à réparer les conséquences de son inaction ?

Une nouvelle décision du Tribunal au printemps pourrait condamner l’Etat à prendre des mesures supplémentaires pour lutter concrètement et efficacement contre la crise climatique. La reconnaissance de la faute que constitue son inaction climatique était une condition indispensable pour contraindre l’Etat à agir. Cette première étape historique désormais franchie, la justice doit maintenant statuer sur la façon dont l’Etat doit s’y prendre pour mettre fin à ses actions illégales et, au-delà, réparer les dommages causés par les gaz à effet de serre émis en trop, par rapport à ses objectifs.

Notre Affaire à Tous – 4 février 2021

La Russie prolonge le traité de désarmement New START

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Une des premières décisions du président Joe Biden a été de proposer à Vladimir Poutine une prolongation de 5 ans du dernier accord de contrôle des armes nucléaires, signé en 2010, entre la Russie et les Etats-Unis, le New START.

Ce traité, qui limite les deux pays à un maximum de 1 550 armes nucléaires stratégiques chacun , expirera le 5 février 2021 s’il n’y a pas eu d’accord mutuel pour le proroger, ce qui était malheureusement l’intention affichée par Donald Trump.

Vladimir Poutine a fait savoir qu’il était favorable à une prolongation inconditionnelle de 5 ans du Traité et le ministère russe des affaires étrangères à publié une déclaration en ce sens le 20 janvier. Il est à noter que cette prolongation ne nécessite pas l’approbation du Sénat américain.

Comme l’a déclaré Derek Johnson, directeur général du mouvement international Global Zero pour l’élimination des armes nucléaires « les Etats-Unis reviennent à la raison. L’offre du président Biden marque un retour bienvenu à une diplomatie sérieuse qui ouvre la voie à un avenir plus sûr et plus sécurisé pour tous ».

Il reste maintenant à espérer que le nouveau président américain n’oubliera pas dans son agenda l’entrée en vigueur aujourd’hui même du Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires (TIAN).

29 janvier 2021

L’APPEL COLLECTIF DU 20 JANVIER 2021 de 19 ASSOCIATIONS ET ORGANISATIONS : LA FRANCE DOIT ADHERER AU TRAITE SUR L’INTERDICTION DES ARMES NUCLEAIRES !

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19 associations et organisations dont 5 Prix Nobel de la Paix lancent un Appel solennel au Président de la République pour que la France adhère à ce Traité.

L’entrée en vigueur du TIAN (Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires) le 22 janvier 2021 n’est pas un évènement ordinaire dans le climat actuel de tension et de risque pour la sécurité de la planète.

Ce texte a été publié par la Croix.

LA FRANCE DOIT ADHERER AU TRAITE SUR L’INTERDICTION DES ARMES NUCLEAIRES

Le 22 janvier 2021 restera une date historique : un traité multilatéral, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), adopté par les deux tiers des pays membres de l’ONU en 2017, entre en vigueur et rend les armes nucléaires illégales, que ce soit leur possession, leur fabrication, ou la menace de leur utilisation, c’est-à-dire la stratégie de dissuasion nucléaire. Le TIAN comble un vide juridique et complète l’interdiction des autres armes de destruction massive, biologiques et chimiques, ainsi que de certaines armes classiques condamnées pour leur impact sur les civils.Il aura des effets même sur les pays qui le rejettent. La France, qui s’est toujours voulue le pays porteur des valeurs de respect du droit international, ne doit pas tourner le dos à ce processus de démocratie internationale et doit adhérer au TIAN.

Cet accord est le résultat de dizaines d’années d’efforts persévérants de la société civile, à travers des organisations dont de nombreuses ont été regroupées au sein de la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires (ICAN), lauréate du prix Nobel de la paix 2017, et le Comité international de la Croix-Rouge, en convergence avec plusieurs Etats, dont le Saint-Siège, l’Afrique du Sud (ancienne puissance nucléaire) et la Nouvelle-Zélande.

Les organisations, gouvernements, Eglises, syndicats qui soutiennent l’interdiction des armes nucléaires n’ont pas agi seulement par frustration à l’égard des détenteurs d’arsenaux qui n’ont pas tenu leurs engagements, pris notamment dans le cadre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Le TIAN concrétise le rejet d’un système verrouillé par le veto de ces quelques pays et d’un système de sécurité fondé sur la capacité de perpétrer des massacres de masse de civils.

Les puissances nucléaires, dont la France, ont beau déclarer que le TIAN ne leur imposera aucune obligation, elles ne pourront plus désormais comme si le TNP leur accordait indéfiniment un droit de possession et de recours à l’arme nucléaire, en contradiction avec l’esprit et le texte de ce traité. Ainsi tentent-elles de justifier l’injustifiable, à savoir les programmes de modernisation et de renouvellement de leurs arsenaux nucléaires, étalés encore sur plusieurs décennies à coup de centaine de milliards d’euros. Pourtant, l’article VI du TNP leur fait bien -depuis un demi-siècle- obligation de négocier en vue de « la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée » et d’un « traité de désarmement général et complet » !

Les autorités françaises, comme celles des autres puissances nucléaires, affirment de manière contradictoire que la dissuasion nucléaire exclut tout recours à l’arme nucléaire, alors même qu’elles incluent dans leur doctrine des scénarios d’emploi de l’arme atomique (le « dernier avertissement ») et investissent dans de nouveaux types d’armes nucléaires plus « utilisables », qui abaissent dangereusement le seuil de la guerre nucléaire.

Les puissances nucléaires affirment que la seule solution réaliste vers le désarmement consiste à cheminer « étape par étape », et fixent comme objectif prioritaire la non-prolifération. En fait toutes les mesures en discussion (-interdiction des essais nucléaires ou de la production de matières fissiles militaires, réduction des arsenaux, non-emploi en premier, etc…) sont actuellement bloquées par ces mêmes puissances. De plus, en continuant d’affirmer que l’arme nucléaire est la garantie ultime de leur sécurité, elles la rendent encore plus attrayante et elles favorisent la prolifération qu’elles prétendent combattre.

Le Président de la République doit sortir de trois contradictions dans lesquelles il s’est enfermé :

. il a fustigé le « désarmement unilatéral », tout en s’enorgueillissant des mesures de réduction que la France avait prises unilatéralement depuis la fin de la Guerre froide ;

. il prône le multilatéralisme, tout en rejetant les aspirations d’une majorité d’Etats, dont des membres de l’Union européenne ;

. il entend inscrire la protection de l’environnement dans la Constitution alors qu’une guerre nucléaire, même limitée, serait un crime d’écocide compte tenu de ses conséquences catastrophiques sur la planète, ses habitants et les générations futures, ainsi que l’ont démontré plus de 2 000 essais nucléaires dont les effets sanitaires et environnementaux se font aujourd’hui encore ressentir sur les populations concernées.

Il est donc grand temps, trois quarts de siècle après l’horreur d’Hiroshima et de Nagasaki, que la France se joigne au mouvement mondial pour l’élimination progressive et multilatérale des armes nucléaires en adhérant au TIAN. La France contribuera ainsi, comme elle l’a déjà fait pour les autres armes de destruction massive, à l’élimination de l’arme la plus destructrice inventée par l’être humain.

Abolition des armes nucléaires – Maison de Vigilance – ADN (Collectif Arrêt du nucléaire) ;AFCDRP (Association française des communes, départements et régions pour la paix) – Maires pour la Paix ; AMFPGN (Association des médecins français pour la prévention de la guerre nucléaire, affiliée à IPPNW, Prix Nobel de la paix 1987) ; Amnesty International France (affilié à Amnesty international, Prix Nobel de la Paix 1977) ; Artistes pour la paix ; EPP (Enseignants pour la paix, membre de l’Association internationale des éducateurs à la paix – AIEP) ; ICAN France (affiliée à ICAN, Prix Nobel de la paix 2017) ; IDN (Initiatives pour le désarmement nucléaire) ; IPSE (Institut Prospective et Sécurité en Europe) ; IDRP (Institut de Documentation et Recherche sur la Paix) ;LIFPL France (Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté) ; Ligue des droits de l’homme (affiliée à ICAN France) ; Mouvement de la Paix (affilié à ICAN et au Bureau international de la Paix, Prix Nobel de la paix 1910) ; MIR-FRANCE (Mouvement international de la réconciliation, affilié à ICAN France) ; Mouvement national de lutte pour l’environnement ; Observatoire des armements ; Pax Christi France ; MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples) ; PNND France (Parlementaires pour la non-prolifération et le désarmement nucléaire) ; Pugwash-France (affilié au Mouvement Pugwash, Prix Nobel de la paix 1995).

MOINS 2 JOURS AVANT L’ENTREE EN VIGUEUR DU TRAITE D’INTERDICTION DES ARMES NUCLEAIRES !

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Nous nous approchons d’un évènement historique, porté par près d’une centaine de pays, soutenu par plus de 1 600 parlementaires (dont une vingtaine en France) et plus de 350 villes dans le monde (dont 32 en France).

Le Traité d’Interdiction des Armes nucléaires (TIAN), entre en vigueur le 22 janvier 2021 et ouvre une nouvelle ère : celle de l’illégalité complète des armes nucléaires au regard du droit international.

Il interdit notamment la mise au point, l’essai, la possession, le transfert, l’emploi ou la menace d’emploi des armes nucléaires.

138 pays soutiennent ce Traité adopté par l’ONU en 2017, alors que les 9 Etats nucléaires -dont la France- et leurs alliés y sont violemment opposés, contrairement à leur engagement dans le Traité de non-prolifération.

ICAN, la campagne internationale pour abolir les armes nucléaires, a obtenu le prix Nobel de la Paix en 2017 pour avoir initié ce Traité.

REJOIGNEZ-NOUS POUR AGIR devant ce danger et cette dépense publique qui n’assure en rien notre sécurité.

Savez-vous qu’en 2021, c’est la somme exorbitante de 9 152 euros par minute qui sera dépensée par la France pour moderniser et renouveler les composantes nucléaires ?

Refusons cette politique de défense qui s’inscrit contre le droit international humanitaire en prévoyant de détruire notre environnement, les générations actuelles et futures.

Chacune et chacun peut s’engager pour un monde sans armes nucléaires :

.Interpeller sa banque pour lui demander d’engager une politique de désinvestissement dans les entreprises produisant des systèmes d’armes nucléaires ; changer de banque ;

.Demander à son parlementaire d’ouvrir un débat sur le TIAN ;

. Rencontrer son maire pour lui proposer de signer l’Appel des villes ;

. S’informer et débattre avec ses collègues, ses amies de l’urgence d’éliminer les armes nucléaires …..

La Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté regrette vivement que la France, ainsi que les autres puissances nucléaires et leurs alliés, continuent de s’opposer à cette interdiction et considèrent les armes nucléaires comme légitimes, alors qu’elles ne pourraient être employées qu’en violation du droit international humanitaire qui protège les civils. La France, en adhérant en 1992 au Traité de non-prolifération (TNP), s’était pourtant engagée en faveur du désarmement nucléaire.

Une fois en vigueur, ce Traité ne pourra être ignoré, même par les pays qui s’y sont opposés avec vigueur, car il marque le rejet mondial d’un système de sécurité fondé sur la capacité de perpétrer des massacres massifs de civils.

BELLE ET HEUREUSE ANNEE 2021 !

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CHERES AMIES !

On peut facilement imaginer combien nous sommes toutes et tous heureux que cette année 2020 se termine. Le Coronavirus, suivi des mesures de confinement, ont eu un impact démesuré sur les femmes.

Absentes des lieux de décisions stratégiques, les femmes ont été pourtant majoritaires sur le terrain de la lutte contre l’épidémie. La France a tenu, et tient encore aujourd’hui, grâce aux femmes.

Infirmières, caissières, aides-soignantes, couturières de masques, travailleuses sociales, institutrices… Tous ces emplois essentiels et pourtant, parce que féminisés, si peu considérés et si mal rémunérés. L’égalité exige la revalorisation des salaires et des conditions de travail des emplois féminisés.

A l’échelle individuelle, le confinement a relégué d’autres femmes à leurs foyers, avec souvent de terribles conséquences : augmentation des inégalités en matière de partage des tâches, accroissement des violences conjugales. Etre confinées avec un conjoint violent ou violeur a dû être un calvaire ! Nous apprenons aujourd’hui que les violences conjugales ont augmentées de 60% en 2020 !

Si la police et la justice ont su être réactives, les moyens dédiés à l’hébergement ont clairement fait défaut. La lutte contre les violences faites aux femmes est pourtant aussi une question d’argent. La Fondation des Femmes a financé la mise en sécurité de 750 femmes et enfants dans des lieux de qualité et avec un accompagnement optimum. Son équipe et des salariées des associations qu’elle a soutenues ont su en quelques semaines transformer les dons qu’elles ont reçus en toits, repas, accompagnement, sécurité et bienveillance. Cela se poursuivra en 2021 avec le financement de 10 000 nuitées main dans la main avec la Fédération Nationale Solidarité Femmes, dans un programme d’ampleur appelé « Abri d’Urgence ».

Cependant nous tirons la sonnette d’alarme : il n’est pas soutenable que ce soit l’initiative privée et citoyenne qui permettent aujourd’hui à des centaines de femmes et enfants d’avoir accès à un toit et à la sécurité. Il manque à ce jour, plusieurs milliers de places d’hébergement spécialisé. Il s’agit de droits humains fondamentaux, que l’Etat doit garantir, quoi qu’il en coûte.

A l’instar du manque cruel de places d’hébergement, la Fondation des Femmes rappelle que la mobilisation des institutions face aux violences faites aux femmes reste largement insuffisante en France. La réponse pénale à l’augmentation des violences faites aux femmes doit également s’améliorer par la création de parquets spécialisés, d’un meilleur accueil en commissariat et gendarmerie, d’une plus grande réactivité des forces de l’ordre et de la Justice.

Enfin, les leçons des deux derniers confinements nous montrent que les dispositifs d’accompagnement à distance, au téléphone ou en ligne sont des recours de première importante en cette période. La Fédération Nationale Solidarité Femmes, qui a créé et gère le numéro 3919 depuis plus de 30 ans, a ainsi enregistré 7 000 appels hebdomadaires en confinement au lieu des 2 000 en temps normal (soit 350% d’augmentation).

En 2021, il nous faut encore convaincre inlassablement de l’importance de l’égalité pour toutes et tous .

Bonne, heureuse et victorieuse année 2021, que nous allons traverser dans la dynamique des luttes, dans la mise en commun de nos valeurs, dans la chaleur de l’amitié et de la sororité !

CAMPAGNE #NIGNORONS PLUS !

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La Campagne #NIGNORONS PLUS s’inscrit dans le cadre de « ORANGEDAY », 16 jours d’action contre les violences faites aux femmes du 25 novembre au 10 décembre 2020.

ONU FEMMES FRANCE lance un Appel pour agir collectivement contre ce fléau.

Depuis bientôt trois décennies, celui-ci permet d’agir à l’échelle mondiale pour prévenir et éliminer les violences à l’encontre des femmes et des filles.

« Les Comètes de Sô Ava », UN PLAIDOYER POUR UNE SCOLARISATION OBLIGATOIRE DES FILLES

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Dakar, 23 novembre 2020« Les comètes de Sô Ava », un ouvrage écrit par l’ingénieur-biologiste-psychologue béninoise, Eugénie Dossa Quenum, se veut un plaidoyer fort pour une prise en charge obligatoire de la scolarisation des filles par l’Etat.

L’ouvrage est écrit en 2017 sous forme de nouvelles, par cette Béninoise résidant en France, reconnue pour son combat permanent pour la scolarisation des filles. Elle était récemment à Dakar pour faire la promotion de son livre dans les écoles sénégalaises par le biais de l’Institut national d’étude et d’action pour le développement de l’éducation (INEADE).

Dans cette production, Eugénie Dossa Quenum revient de façon romancée sur un drame survenu en 2015 dans le village lacustre de Sô Avo au Bénin, où le premier triplé de bachelières dudit village a sombré le jour même de leur admission au bac, dans le lac Nokoué.

Cette histoire est celle d’Alowonou, Sonagnon et Yanagbo, trois élèves évoluant dans un milieu réfractaire à l’apprentissage des filles ont su malgré tout, s’imposer, non sans difficultés, avec bravoure et détermination, jusqu’à obtenir le bac avec mention.

Malheureusement, à leur retour au centre d’examen, elles sont mortes noyées dans le fleuve Sô. Un vent qui s’était levé au moment de la traversée a fait retourner leur barque, faisant engloutir tous les occupants par les flots.

Dans un style d’écriture à la fois poétique et très digeste, cette écrivaine, également membre de Médecins du Monde, a abordé avec l’agence de presse APS ce sinistre fait divers qui s’est déroulé dans son pays, tout en attirant l’attention des autorités sur les nombreuses difficultés auxquelles sont confrontées au quotidien, ces jeunes filles vivant dans ces contrées enclavées.

« Ce qui est plus dramatique dans cette histoire est que ce malheur a été traité comme un banal fait divers, alors que dans d’autres pays, les trois filles, premières bachelières de leur village et ayant péri dans le fleuve après les résultats, auraient fait l’objet d’un grand tapage médiatique », a ainsi déploré Eugénie Dossa Quenum, lors d’un entretien accordé à l’agence de presse APS.

Selon cette militante engagée de la Ligue Internationale de Femmes pour la Paix et la Liberté, cette histoire démontre que les gens ne sont pas traités de manière similaire, selon qu’ils soient citadins ou villageois de localités éloignées, aussi bien par les médias que par les autorités publiques.

« Donc, c’est un peu la réhabilitation de ces filles que je fais à travers : Alowonou, Sonagnon et Yanagbo », a fait savoir Eugénie Dossa Quenum.

Ces « comètes de Sô Ava qui se sont éteintes à la fleur de l’âge, a-t-elle dit, rêvaient de devenir respectivement, une fois leurs études supérieures poussées le plus loin possible, présidente de la Cour suprême du Bénin, directrice de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et Directrice du Fonds monétaire international (FMI) ».

« Evidemment, certaines personnes non favorables à l’éducation des filles ont voulu interpréter cet accident comme une sanction des ancêtres. Mais, contrairement à ce qui était redouté par beaucoup, cet évènement a été plutôt une motivation supplémentaire pour les autres filles de ces villages qui ont vu en ces trois comètes de véritables modèles à suivre », dit-elle.

Situé dans le sud-est du Bénin, la cité lacustre de Sô Ava est connue pour être le lieu où le taux de déscolarisation des filles est le plus élevé par rapport à la moyenne nationale.

Pour cause, à Sô Ava, très tôt, « les filles subissent le poids de la tradition avec les mariages précoces qui interviennent très souvent à douze ans, ainsi que d’autres normes sociales et culturelles de soumission », explique Eugénie Dossa Quenum.

S’y ajoute que celles qui ont le privilège d’aller à l’école sont obligées de faire, deux fois dans la journée, la traversée du fleuve en pirogue, pour regagner leurs établissements situés sur la terre ferme.

A travers « les comètes de Sô Ava », l’ingénieur-biologiste-psychologue béninoise Eugénie Dossa Quenum, plaide pour une prise en charge obligatoire de la scolarisation des filles par l’Etat.

Face à toutes ces pesanteurs sociales qui empêchent les jeunes filles d’aller jusqu’au bout de leur cursus scolaire et universitaire, l’Etat doit assurer la prise en charge « obligatoire et gratuite » de leur scolarisation, estime l’auteur.

En attendant ces réformes macro, elle espère avec la vente de ce livre, ouvrir au profit de ces dernières, un internat pouvant accueillir dans en premier temps, au moins, une cinquantaine d’élèves.

Eugénie Dossa Quenum explique qu’elle est en train de faire « les démarches nécessaires pour que ce livre déjà contenu dans des tablettes scolaires distribué à certaines écoles de la place comme celle de Derklé à Dakar soit publié par les Nouvelles éditions africaines du Sénégal (NEAS) ».

« Et si le livre est accepté, il sera édité ici à Dakar et vendu au prix symbolique de deux mille francs pour qu’il soit abordable pour tous », soutient-elle.

LE 25 NOVEMBRE 2020, JOURNEE INTERNATIONALE DE LUTTE CONTRE LES VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES FAITES AUX FEMMES ET AUX FILLES !

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LA PETITION (sur mesopinions.com) : Manifestation virtuelle le 25 novembre 2020 de 12 H à 20 H

Auteur : Docteur Muriel SALMONA, psychiatre, présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie

Destinataires : Emmanuel MACRON (Président de la République) Gouvernement français, parlementaires député.es et sénateur.trices

Dans le monde, 35% des femmes ont subi au moins une fois des violences physiques et/ou sexuelles de la part d’un partenaire intime, ou bien des violences sexuelles de la part d’une autre personne, une femme sur dix a subi des violences sexuelles depuis l’âge de 15 ans et une femme sur 5 a subi des violences sexuelles avant ses 18 ans.

Ces violences sexistes et sexuelles sont des violences haineuses et discriminatoires qui font patrie d’un continuum de violences que les femmes et les filles subissent dès leur plus jeune âge. Elles s’exercent dans un cadre d’inégalité et de domination sur les personnes les plus vulnérables et les plus discriminées (filles et femmes en situation de handicap, en institutions, racisée, sans-abri, immigré.es, demandeuses d’asile, sans-papiers,…) et ont pour conséquences une aggravation des inégalités, des handicaps et une précarisation des victimes. N’oublions pas les filles !

Ces violences sexistes et sexuelles représentent de très graves atteintes aux droits, à la sécurité, à la dignité et à l’intégrité mentale et physique des filles et des femmes qui en sont victimes. Depuis la mise en place des mesures de confinement, les signalements d’actes de violence sexistes et sexuelles à l’égard des femmes et des filles ont augmenté en France.

IL EST D’AUTANT PLUS URGENT D’AGIR POUR LUTTER CONTRE CES VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES, CONTRE LEUR IMPUNITE, ET DE PROTEGER TOUTES LES FEMMES ET LES FILLES DE CES VIOLENCES.

MOBILISONS NOUS !

C’EST POURQUOI MEMOIRE TRAUMATIQUE QUI FAIT PARTIE DU COLLECTIF D’ASSOCIATIONS, D’ORGANISATIONS ET DE SYNDICATS A LANCE UNE PETITION APPEL A MANIFESTER VIRTUELLEMENT LORS DU RASSEMBLEMENT UNITAIRE POUR LA JOURNEE INTERNATIONALE MERCREDI 25 NOVEMBRE DE 12 H A 20H PLACE DE LA REPUBLIQUE A PARIS ET DANS TOUTE LA FRANCE :

MERCREDI 25 NOVEMBRE 2020 A PARTIR DE 12 H JUSQU’A 20 H

1 SIGNATURE = 1 PARTICIPATION A CETTE MANIFESTATION VIRTUELLE

TEXTE DE L’APPEL UNITAIRE :

Nous sommes toutes et tous mobilisé.es, nous ne céderons pas !

Femmes de tous les continents, nous subissons les violences sexistes et sexuelles. C’est notre commun.

Les féminicides, les viols, les agressions sexuelles, le harcèlement sexuel, les violences obstétricales, le contrôle de nos corps, sont des réalités tragiques pour des millions voire milliards de femmes de par le monde. Les mexicaines, les chiliennes, les argentines, les espagnoles, les algériennes, les polonaises….et partout les femmes se soulèvent depuis plusieurs années maintenant.

En France, il y a eu 142 310 plaintes pour violences conjugales en 2019, soit 16 % de plus qu’en 2018. Le confinement a encore accéléré les violences subies, avec 15 % d’appel en plus dans la dernière période sur le 3919 plateforme d’aide aux victimes de violences sexistes et sexuelles.

Nous ne nous y résignons pas !

Nous, militant.es de toutes organisations, collectifs syndicats, associations sommes féministes, appelons à participer activement encore ce 25 novembre partout en France, aux évènements sur les réseaux sociaux, et nous rassembler partout où c’est possible, dans le respect des gestes barrières, pour revendiquer notamment :

un milliard pour lutter efficacement contre les violences sexistes et sexuelles en France : ce n’est pas un simple Grenelle et quelques places d’hébergements en plus qui suffisent ! Un milliard permettrait de mettre en place l’éducation non sexiste dès les petites classes, d’organiser de vrais campagnes et politiques de lutte contre les féminicides, le harcèlement sexuel au travail et financer toutes les associations féministes qui oeuvrent depuis des années contre les violences sexistes et sexuelles. Ce milliard est aussi crucial pour l’hébergement dans des centres non mixtes, dédiés, spécialisés et sécurisés.

-La mise à l’abri ou la protection des femmes victimes.

La protection des mineures dans la loi (seuil d’âge) et matériellement, face aux violences sexistes et sexuelles.

La ratification par la France de la « Convention contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail » de l’Organisation internationale du Travail (de juin 2019) : celle-ci prévoit notamment des mesures qui contraignent les employeurs à prévenir et sanctionner le harcèlement sexuel, et à donner des droits aux femmes victimes de violences conjugales et intra-familiales. Les violences sexistes et sexuelles, le sexisme ordinaire doivent cesser sur nos lieux de travail !

Des moyens de financement ambitieux pour appliquer les accords égalité sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, dans la fonction publique ou dans le privé !

L’arrêt de la mise en concurrence de la gestion de la ligne d’écoute du 3919. Ce gouvernement prévoit ainsi la privatisation de ce service public, ce qui représente un risque majeur de voir la qualité du service rendu aux femmes réduite.

-La régularisation de toutes les sans-papiers et leur protection contre les violences sexistes et sexuelles.

La lutte contre le proxénétisme, le trafic d’êtres humains, et toutes les violences prostitutionnelles et porno-criminelles.

LE 25 NOVEMBRE 2020 TOUTES ET TOUS MOBILISE-ES POUR LA FIN DES VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES, ET TANT QU’IL LE FAUDRA.

FELICITATIONS !

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Félicitations à tous ceux et à toutes celles qui ont travaillé pour l’élimination de l’arme nucléaire, l’arme de mort !

La planète a eu raison de cette menace qui pouvait la dévaster !

C’est historique ! La 50ème ratification du Traité d’Interdiction des Armes nucléaires (TIAN) a eu lieu le 24 octobre. Le Traité prendra pleinement effet dans 90 jours à peine. Les armes nucléaires seront donc très bientôt et officiellement illégales en vertu du droit international !

Ce 24 octobre 2020, le Honduras a ratifié ce Traité, portant ainsi le nombre des ratifications aux 50 nécessaires pour valider son entrée en vigueur. Le Traité d’interdiction était adopté le 17 juillet 2017 à l’Assemblée générale des Nations Unies par 122 pays. ICAN, la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires, fut honorée du prix Nobel de la paix à cette occasion. Trois années plus tard, le Traité d’interdiction entre en vigueur grâce à l’implication constante des équipes d’ICAN et des organisations partenaires, dans le monde entier.

Le Traité interdit l’utilisation, la menace d’utilisation, le développement, les essais et la production, l’acquisition, la possession, le stockage et le transfert d’armes nucléaires pour les pays qui l’ont ratifié. Il appuie l’importance du Traité de non-prolifération (TNP) dont il constitue la concrétisation de l’article VI. Outre les 50 pays qui l’ont ratifié, 84 pays ont déjà signé le Traité. Ces pays doivent dès lors en respecter les principes et objectifs.

Si l’entrée en vigueur est contraignante pour les parties signataires, elle aura également un impact sur les pays qui ne l’ont pas (encore signé). Il s’agit donc bien d’une étape décisive dans l’élaboration d’une norme internationale contre les armes nucléaires. L’histoire récente montre combien une norme internationale forte a aussi un impact moral et politique sur les pays qui ne sont pourtant pas membres des Traités d’interdictions (mines antipersonnel, armes chimiques, etc…), entraînant des résultats tangibles et concrets.

C’est une excellente nouvelle que nous attendions avec beaucoup d’impatience. Mais ne nous leurrons pas : il faudra énormément de forces venant des peuples pour obtenir la réalisation de ce que promet ce Traité, et ce ne sera pas sans douleurs ; notamment des causes dites accidentelles par des gouvernements pourraient gêner ou retarder un démantèlement réel des armes nucléaires qui serait prêt à se faire. Des freins multiples que les persuadés de la dissuasion portent en eux peuvent animer des capacités nombreuses et « imprévisibles » pour gêner les démantèlements. Donc d’autres luttes, non violentes, longues et difficiles risquent de se présenter à nous, que je pense sans surprises.

Gisèle Noublanche militante pacifiste, féministe et internationaliste à la Ligue internationale des femmes pour la Liberté

Projet de convention internationale pour l’abolition de la maternité de substitution du CIAMS

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16 octobre 2020

La Conférence de la Haye va réunir, cette semaine, son groupe de travail sur le projet de convention en matière de maternité de substitution.

Leur but est de sécuriser les effets de cette pratique et de permettre sa réglementation internationale, donc le développement du marché.

Nous savons que la présidente de la Commission européenne attend elle aussi le résultat de ces travaux, et une de ses déclarations récentes va dans le même sens que les travaux de la Conférence.

La Coalition Internationale pour l’Abolition de la Maternité de Substitution vient de finaliser la rédaction (avec l’aide d’avocats et de juristes) d’une Convention Internationale pour l’Abolition de la Gestation pour Autrui. Marie-Josèphe Devillers l’a envoyée au secrétariat de la Conférence, demandant à ce qu’elle soit communiquée aux membres du groupe de travail.

Nous souhaitons montrer ainsi qu’à la réglementation il y a une alternative féministe, respectueuse des droits humains : l’abolition.

Veuillez trouver ci-après le projet de convention internationale pour l’abolition de la maternité de substitution du CIAMS :

PARTIE 1 : INTRODUCTION

Au XXIème siècle, alors que sous certains aspects la situation des femmes dans le monde connaît des améliorations, elle enregistre aussi de nombreux blocages, voire des reculs. Malgré les déclarations des Nations Unies et l’engagement de certains Etats en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, les inégalités restent persistantes. Les mesures politiques et législatives ne parviennent pas à ébranler ces inégalités structurelles, toujours nourries par des normes et des représentations sexistes présentes dans toutes les sociétés, dans toutes les catégories sociales, dans toutes les communautés. De nombreuses pratiques néfastes sont toujours exercées à l’encontre des femmes et des filles, visant à contrôler leurs corps et leur vie, afin de maintenir les femmes dans des positions sociales, économiques et politiques d’infériorité, et d’exploiter leur capacité reproductive et leur travail.

L’instrumentalisation des filles et des femmes a rendu possible la constitution de marchés dont elles sont la matière première. La pratique de maternité de substitution, mise en avant par le développement de l’assistance médicale à la procréation, est à présent un marché basé sur l’utilisation des femmes, au nom de clichés sexistes et misogynes. Cette pratique consiste pour une femme à mener une grossesse dans le but de se séparer de l’enfant à la naissance, afin de le remettre aux personnes qui lui ont demandé de le faire naître. Elle repose sur une représentation patriarcale des femmes et de leurs corps, comme fragmentés et fragmentables, et sur l’exploitation de la capacité de reproduction des femmes au nom des préjugés sexistes les concernant, notamment leur désir inné de donner aux autres et leurs sens du sacrifice. Ce faisant, la maternité de substitution renforce et consolide les normes et représentations sexistes qui sont à la base des inégalités structurelles durables entre les femmes et les hommes.

Loin de n’être qu’un geste individuel, cette pratique sociale est mise en oeuvre par des entreprises de reproduction humaine, dans un système organisé de production, incluant des laboratoires, médecins, avocats, agences intermédiaires. Ce système a besoin de femmes en tant que moyens de production et même de leurs corps en tant que réservoir de matières premières, de sorte que la grossesse et l’accouchement deviennent des processus fonctionnels dotés d’une valeur d’usage et d’une valeur marchande et s’inscrivent dans le cadre de la globalisation des marchés du corps humain. Là où aucune loi ne le protège, le corps des femmes est requis comme ressource pour l’industrie et les marchés de la reproduction. La maternité de substitution fait de l’enfant un produit avec une valeur d’échange, de sorte que la distinction entre la personne et la chose s’en trouve annulée. Le respect du corps humain et l’égalité entre les femmes et les hommes doivent prévaloir sur les intérêts particuliers.

Afin de combattre ces inégalités inacceptables, et promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes, il est urgent d’éradiquer cette pratique. Il est urgent de déconstruire les clichés et représentations qui valorisent les images patriarcales des femmes, et interdire le recours à leur instrumentalisation. Devant l’ampleur du marché généré par la maternité de substitution, les seules mesures envisagées, au niveau international, en supposant son inéluctabilité, visent à la réglementer pour n’en atténuer que les conséquences les plus désastreuses. Or, une pratique qui porte atteinte à la dignité humaine, c’est-à-dire au principe fondamental des droits humains, ne peut être réglementée, mais doit être abolie et éradiquée.

PARTIE 2 : PREAMBULE

Dignité

Considérant que la « Charte des Nations Unies » réaffirme la foi dans les droits fondamentaux applicables aux être humains, dans la dignité et la valeur de la personne humaine et dans l’égalité des droits de l’homme et de la femme,

Considérant que la « Déclaration Universelle des Droits humains » énonce que « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, et qu’elle souligne, dans son préambule, que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté , de la justice et de la paix dans le monde, et que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité ».

Soulignant que la gestation pour autrui contrevient à la primauté de la personne humaine, à l’intégrité et l’absence de caractère patrimonial du corps humain dans la mesure où elle repose sur l’instrumentalisation et l’exploitation du corps des femmes et de leurs capacités reproductives au profit de tierces personnes, sans autre objectif que la satisfaction des désirs individuels de ces dernières,

Conscient.e.s qu’en ouvrant ainsi la possibilité d’instrumentaliser et d’exploiter des femmes pour leur capacité reproductive, la maternité de substitution humilie les femmes, sape la notion même de dignité humaine et la fragilise pour l’ensemble de nos sociétés.

Egalité hommes femmes

Considérant que la « Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes » demande aux Etats, en son article 3, « d’assurer le plein développement et le progrès des femmes sur la base de l’égalité avec les hommes ».

Affirmant que la maternité de substitution, qui conduit à s’approprier de manière spécifique les capacités reproductives des femmes, avec mise en danger physique et psychique, constitue une entorse au principe d’égalité entre les femmes et les hommes, mais renforce et perpétue cette inégalité.

Traite

Considérant que le « Protocole additionnel à la convention des Nations-Unies contre la criminalité transnationale organisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier la traite des femmes et des enfants » demande aux Etats de prévenir et de combattre la traite des personnes, en accordant une attention particulière aux femmes et aux enfants,

Considérant que la « Convention du 26 septembre 1926 relative à l’esclavage » définit l’esclavage, en son article 1, comme « l’état ou condition d’un individu sur lequel s’exercent les attributs du droit de propriété ou certains d’entre eux » et que dans la gestation pour autrui, les commanditaires acquièrent un droit réel sur la mère porteuse, puisqu’ils acquièrent un droit d’usage et même de jouissance sur sa personne et son corps,

Constatant que dans la maternité de substitution, les commanditaires acquièrent de fait un droit d’usage sur la personne et le corps des mères porteuses dès la conclusion du contrat, ou la décision judiciaire selon les pratiques ou législations locales, dans la mesure où les mères porteuses sont conduites à renoncer à leur droit le plus élémentaire de pouvoir disposer de leur corps en se conformant aux exigences formulées par les parents d’intention et par le système médico-industriel qui en organise la pratique,

Constatant également que les commanditaires acquièrent le droit d’en retirer les fruits à savoir un ou plusieurs enfants,

Préoccupé.e.s du développement de la pratique consistant à déplacer la mère porteuse d’un pays à l’autre entre l’insémination, la grossesse et l’accouchement dans l’intérêt des commanditaires,

Intérêt supérieur de l’enfant

Prenant en compte la « convention sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale » qui, pour prévenir l’enlèvement, la vente ou la traite d’enfants exige en son article 4 que le consentement des parents de naissance, et en particulier celui de la mère, ait été recueilli après la naissance de l’enfant,

Considérant que le « Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant, concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants » définit en son article 2 la vente d’enfant comme « tout acte ou toute transaction en vertu desquels un enfant est remis par toute personne ou tout groupe de personnes à une autre personne ou un autre groupe contre rémunération ou tout autre avantage »,

Préoccupé.e.s de ce que partout, la femme qui a porté et donné naissance à l’enfant dans le cadre de la maternité de substitution est évincée par contrat, par la loi ou par décision judiciaire, de la relation avec cet enfant.

Soulignant que le lien réel et scientifiquement établi par l’épigénétique qui s’est constitué entre elle et cet enfant est rompu brutalement au détriment de son bien-être psychique et effacé de sa généalogie, de même que la contribution génétique de la donneuse d’ovocyte.

Notant que la Rapporteuse spéciale des Nations Unies « sur la vente et l’exploitation sexuelle d’enfants, y compris la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants et autres contenus » a reconnu, dans son étude sur la gestation pour autrui figurant dans son rapport d’activité de 2018 que « l’essentiel des conventions de GPA pratiquées y compris dans les pays dits développés ne sont rien d’autre que de la vente d’enfant, quels que soient les artifices juridiques employés ».

Soulignant à cet égard que l’existence d’arrangements préalables et/ou de contreparties financières est au principe même de la maternité de substitution qui constitue une entorse aux conventions internationales précitées.

Violences à l’égard des femmes

Considérant la « Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique », dite Convention « d’Istanbul », qui définit dans son article 3 la notion de violence à l’égard des femmes comme « tous les actes de violence fondés sur le genre qui entraînent, ou sont susceptibles d’entraîner pour les femmes, des dommages ou souffrances de nature physique, sexuelle, psychologique ou économique »,

Considérant l’article 3 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne qui pose que « toute personne a droit à son intégrité physique et mentale »,

Soulignant que la maternité de substitution est une violence, notamment médicale faite aux femmes, dans la mesure où les actes délibérés, exercés sur le corps et la personne de la femme, (une femme en bonne santé et sans désir d’enfant) provoquent nécessairement des atteintes) à son intégrité physique susceptibles de détériorer sa santé et d’entraîner des souffrances physiques et/ou psychiques,

Soulignant que les contrats de maternité de substitution placent la femme sous la dépendance des commanditaires et que les actes médicaux pris dans le cadre de la grossesse privilégient l’intérêt des commanditaires au détriment de celui de la femme qui porte l’enfant,

Eugénisme

Considérant que la « Convention sur les Droits de l’Homme et la biomédecine », dite « convention d’Oviedo », dispose à l’article 2 que « l’intérêt et le bien de l’être humain doivent prévaloir sur le seul intérêt de la société ou de la science » et à l’article 14 que « l’utilisation des techniques d’assistance médicale à la procréation n’est pas admise pour choisir le sexe de l’enfant à naître, sauf en vue d’éviter une maladie héréditaire grave liée au sexe »,

Notant que la maternité de substitution agit à l’inverse du principe de primauté de l’être humain défini par la convention d’Oviedo, dans le sens où le recours à une mère porteuse pour en obtenir un enfant revient à assujettir une femme au désir d’autrui avec le recours à des actes et traitement médicaux invasifs et sans relation avec des soins de santé,

Préoccupé.e.s de ce que le choix du sexe de l’enfant commandité, tout comme la sélection génétique des embryons font partie des « prestations » proposées et ouvertement affichées par les entreprises qui mettent en oeuvre la maternité de substitution.

Condamnations internationales et nationales

Reconnaissant que la maternité de substitution, au nom des droits humains et de la protection des femmes et des enfants, est condamnée et prohibée dans un grand nombre de pays à travers le monde.

Constatant que plusieurs pays, devant les proportions inquiétantes prises par l’exploitation de leurs ressortissantes par des ressortissants aisés de pays tiers, ont commencé à prendre des mesures pour tenter de mettre un terme à ce système international de traite.

Rappelant que l’Union Européenne a condamné clairement le recours à la maternité de substitution dès 2015 dans son rapport annuel « sur les droits de l’homme et la démocratie dans le monde et sur la politique de l’Union européenne en la matière » en spécifiant que « la pratique de la gestation pour autrui qui va à l’encontre de la dignité humaine de la femme, dont le corps et les fonctions reproductives sont utilisés comme des marchandises ; estime que cette pratique, par laquelle les fonctions reproductives et le corps des femmes, notamment des femmes vulnérables dans les pays en développement, sont exploités à des fins financières ou pour d’autres gains, doit être interdite et qu’elle doit être examinée en priorité dans le cadre des instruments de défense des droits de l’homme »

Notant que l’Union Européenne a reconnu, dans l’article 48 de ce même rapport annuel établi pour l’année 2017, voté en 2018, que le recours à la maternité de substitution entraîne une violation des droits humains, demandant « l’élaboration de principes clairs et d’instruments juridiques pour lutter contre (ces) violations »,

Déplorant que les pays qui interdisent le recours à la maternité de substitution, n’aient pas pris de dispositions en matière de GPA transfrontière, introduisant une grave discrimination et une hiérarchie de fait entre les citoyennes protégées sur leur territoire national et les femmes des pays qui autorisent, permettent ou ferment les yeux sur la pratique, créant ainsi des catégories de femmes appelées à être instrumentalisées et exploitées,

Signalant que le développement de la gestion pour autrui est le fait d’un système commercial et industriel qui a organisé un marché très lucratif réunissant un nombre considérable d’intervenants et intermédiaires dont l’intérêt est avant tout guidé par la réalisation de profit, opérant sous de fallacieux arguments humanitaires et la bannière de la liberté individuelle et faisant fi des principes qui sauvegardent notre humanité.

PARTIE 3 : ARTICLES DE LA CONVENTION

Chapitre I. Buts, définitions, obligations générales

Article 1er : Buts de la Convention

La présente Convention a pour buts :

  1. de réaffirmer le principe selon lequel le corps humain ne peut faire l’objet de conventions ou de contrats et la loi ne peut en aucun cas violer les limites et le respect de la personne humaine,
  2. de reconnaître que l’exploitation de la capacité reproductive des femmes, notamment par le biais de la maternité de substitution, qu’elle soit commerciale ou qualifiée d’altruiste, est intrinsèquement une violence faite aux femmes, et en tant que telle, attentatoire aux droits fondamentaux reconnus aux êtres humains,
  3. de reconnaître que le recours à la maternité de substitution est toujours contraire à l’intérêt de l’enfant, qui est de n’être ni acheté, ni vendu, ni donné au gré des intérêts des adultes et, dans la mesure du possible d’avoir accès à ses origines, de connaître la mère qui l’a mis au monde et d’être élevé par elle,
  4. de prévenir et prohiber le recours à la maternité de substitution,
  5. de poursuivre et éliminer les actions visant à mettre en oeuvre, promouvoir, encourager, permettre ou faciliter cette pratique.

Article 2 : Définition de la maternité de substitution

Pour l’application de la présente Convention, la maternité de substitution est définie comme une pratique consistant à recruter une femme, contre rémunération ou non, afin de lui faire porter un ou plusieurs enfants, conçu(s) ou non avec ses propres ovocytes, dans le but de le ou les lui faire remettre à une ou plusieurs personnes qui souhaitent être désignées comme parents de ces enfants.

Article 3 : Mesures constitutionnelles, législatives, effectivité de ces mesures, principe de non-discrimination, obligations des Etats

Les Parties à la Convention inscrivent dans leurs constitutions nationales ou toute autre disposition législative appropriée le principe de non-patrimonialité du corps humain et son corollaire, le principe de prohibition de la maternité de substitution.

Les Parties prennent les mesures législatives ou autres nécessaires pour interdire, prévenir, dissuader et sanctionner le recours à la maternité de substitution.

Les Parties prennent les mesures législatives ou autres nécessaires pour interdire, prévenir, dissuader le recours à la fécondation artificielle pratiquée sur une femme qui a l’intention de porter un enfant pour une autre femme et qui a accepté avant la grossesse d’abandonner l’enfant immédiatement après la naissance.

Les Parties assurent l’effectivité desdits principes, notamment par le recours à des sanctions civiles et pénales.

Les Parties s’interdisent de promouvoir, encourager, permettre ou faciliter le recours à la maternité de substitution et s’assurent que les autorités, les fonctionnaires, les agents et institutions étatiques, ainsi que les autres acteurs qui agissent au nom de l’Etat se comportent conformément à cette obligation.

La mise en oeuvre des dispositions de la présente Convention par les Parties doit être assurée sans aucune discrimination, fondée notamment sur le sexe, la race, la langue, la religion, les opinions, l’origine nationale ou sociale, l’appartenance à une minorité », la fortune, la naissance, l’orientation sexuelle, l’âge, l’état de santé, le handicap, le statut marital, le statut de migrant ou de réfugié, ou tout autre situation.

Chapitre II Prévention

Article 4 : Sensibilisation et éducation

Les Parties promeuvent ou conduisent, régulièrement à tous les niveaux, des campagnes ou des programmes de sensibilisation pour accroître la prise de conscience et la compréhension par le grand public du fait que la maternité de substitution représente :

  1. une pratique contraire au principe de dignité humaine,
  2. une pratique contraire à l’égalité homme-femme,
  3. une forme de violence faite aux femmes,
  4. une forme de violence faite à l’enfant

et qu’elle est contraire à l’intérêt et aux droits de l’enfant

Les Parties entreprennent les actions nécessaires pour inclure dans les programmes d’étude officiels et à tous les niveaux d’enseignement, des informations sur les droits humains, le principe de non-patrimonialité du corps humain et l’interdiction de l’exploitation de la capacité reproductive des femmes.

Article 5 : Plateformes numériques

Les Parties prennent les mesures législatives ou autres nécessaires pour que les autorités compétentes se voient reconnaître le pouvoir d’ordonner le blocage ou le déréférencement de sites internet ou de leurs contenus ayant pour objet ou pour effet de promouvoir, permettre, encourager ou faciliter le recours à la maternité de substitution sur leur territoire.

Chapitre III. Conséquences civiles de la maternité de substitution

Article 6 : Sort des contrats

Les Parties prennent les mesures législatives ou autres nécessaires pour garantir que toute convention ou contrat qui aurait pour objet l’exploitation de la capacité reproductive d’une femme serait frappé de nullité absolue.

Article 7 : Filiation

Les Parties s’engagent à ce qu’aucune femme ne puisse être contrainte ou amenée à renoncer à établir un lien de filiation avec un enfant qu’elle a mis au monde.

Chapitre IV. Conséquences pénales de la maternité de substitution : droit matériel, enquêtes et poursuites

Article 8 : Qualifications pénales

Les Parties prennent les mesures législatives ou autres nécessaires pour ériger en infractions pénales :

  1. le fait de tirer profit d’une maternité de substitution, d’en partager les produits ou de recevoir des subsides d’une personne se livrant à cette pratique,
  2. le fait d’embaucher, d’entraîner ou de détourner une personne en vue d’un recours à la maternité de substitution ou d’exercer sur elle une pression pour qu’elle se livre à cette pratique ou continue à le faire,
  3. le fait, par aide ou assistance, de réaliser, promouvoir, encourager, permettre ou faciliter le recours à la maternité de substitution,
  4. le fait, par don, promesse, menace, ordre, abus d’autorité ou de pouvoir, de promouvoir, encourager, permettre ou faciliter le recours à la maternité de substitution,
  5. le fait de donner des instructions ou de servir d’intermédiaire pour promouvoir, encourager, permettre ou faciliter le recours à la maternité de substitution,
  6. le fait de proposer un service ayant pour objet ou pour effet de réaliser, promouvoir, permettre, encourager ou faciliter le recours à la maternité de substitution, même lorsque cette proposition n’est pas suivie d’effet,
  7. le fait de recourir à la maternité de substitution, dans le but d’être désigné comme parent de l’enfant ou des enfants qui en résultent.

Article 9 : Compétences de la loi pénale

Les Parties prennent les mesures législatives ou autres nécessaires pour établir leur compétence à l’égard de toute infraction pénale conformément à la présente Convention lorsque l’infraction est commise :

1 .sur leur territoire ou

2.à bord d’un navire battant leur pavillon ou

3. à bord d’un aéronef immatriculé selon leurs lois internes ou

4.par un de leurs ressortissants ou

5.par une personne ayant sa résidence habituelle sur leur territoire

Article 10 : Poursuites

Les Parties prennent les mesures législatives ou autres nécessaires pour :

  1. garantir une enquête et une poursuite effective des infractions établies conformément à la présente Convention et
  2. que les enquêtes et les procédures judiciaires relatives aux infractions établies conformément à la présente Convention soient traitées de manière effective.

Article 11 : Sanctions et mesures

Les Parties prennent les mesures législatives ou autres nécessaires pour que les infractions établies conformément à la présente Convention soient passibles de sanctions effectives, proportionnées et dissuasives, au regard de leur gravité. Celles-ci incluent, le cas échéant, des peines privatives de liberté pouvant donner lieu à extradition.

Chapitre V. Coopération internationale

Article 12 : Principes généraux

Les Parties coopèrent, conformément aux dispositions de la présente Convention, et en application des instruments internationaux et régionaux pertinents relatifs à la coopération civile et pénale, des arrangements reposant sur des législations uniformes ou réciproques de leurs droits internes, dans la mesure la plus large possible, aux fins :

-de prévenir, combattre et poursuivre les infractions pénales établies conformément à la présente Convention,

de mener des enquêtes ou des procédures concernant les infractions établies conformément à la présente Convention,

-d’appliquer les jugements civils et pénaux pertinents rendus par les autorités judiciaires des Parties.

Pour la poursuite des infractions établies conformément à la présente Convention, les Parties peuvent considérer ce texte comme la base légale de l’entraide judiciaire en matière pénale, de l’extradition ou de l’exécution de jugements civils ou pénaux prononcés par une autre Partie.

Il en sera ainsi notamment si une Partie subordonne l’entraide judiciaire en matière pénale, l’extradition ou l’exécution de jugements civils ou pénaux prononcés par une autre Partie à l’existence d’un Traité.

Les Parties s’efforcent d’intégrer, le cas échéant, la prévention et la lutte contre le recours à la maternité de substitution dans les programmes d’assistance au développement conduits au profit d’Etats tiers, notamment par la conclusion d’accords bilatéraux et multilatéraux avec des Etats tiers.

CIAMS Coalition Internationale pour l’Abolition de la Maternité de Substitution

Une paix durable sans les femmes est-elle possible ?

Mis en avant

A l’occasion des 20 ans de la Résolution 1325 de l’ONU sur « les femmes, la paix et la sécurité », Carlotta Gradin, vice-présidente plaidoyer pour ONU Femmes France, dresse un bilan mitigé de cette résolution. Un évènement « Une paix durable sans les femmes est-elle possible » est organisé par ONU Femmes France le 15 octobre 2020. Et cette thématique sera également abordée lors du Forum Génération Egalité, qui se tiendra à Paris en 2021 (la date est encore à définir).

Pourquoi avoir décidé d’organiser un évènement sur « les femmes, la paix et la sécurité « ?

Avec ONU Femmes France, nous avons décidé d’organiser cet évènement, car il y a 20 ans, l’ONU adoptait la Résolution 1325, reconnaissant l’impact des conflits sur les droits des femmes et des filles dans le monde, et l’importance de la participation des femmes dans les processus de paix.

On s’est donc dit qu’il était temps de faire un bilan et de se demander si les actions menées par les Etats sur cette thématique avaient été suffisantes sur les 20 dernières années.

C’est un évènement grand public, organisé en ligne au regard des circonstances sanitaires, pour mettre en lumière cette thématique qui n’est pas suffisamment connue. Nous souhaitons sensibiliser la société sur la problématique du genre dans les processus de paix et de sécurité. Il y aura donc deux thèmes mis en avant lors de l’ évènement : d’abord la question des violences exercées contre les femmes et les filles pendant les conflits, ensuite la question de la place des femmes dans les processus de paix.

Nous comptons aussi nous appuyer sur la jeunesse, car pour nous il est indispensable d’impliquer les jeunes générations. Les violences contre les filles est vraiment un axe important. Deux associations vont donc diffuser des vidéos lors de l’évènement, l’association « Sorbonne pour l’Organisation des Nations Unies » et l’association « Génération Maastricht ».

Quel bilan faites-vous 20 ans après l’adoption de la résolution sur « les femmes, la paix et la sécurité à l’ONU »?

C’est un bilan assez mitigé. D’une part, on peut dire que sur la prise de conscience c’est assez positif. Le sujet est de plus en plus connu. On parle de plus en plus de la question des violences sexuelles pendant les conflits. Notamment grâce au docteur Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018.

Mais d’autre part, l’application de cette résolution n’est pas suffisante. Le Secrétaire général des Nations Unies l’a démontré dans son dernier rapport, les Etats doivent faire plus et travailler sur cette question. Les Etats doivent financer les projets qui permettent de défendre les droits des femmes lors de conflits, ils doivent rendre des comptes et cela doit être obligatoire, et il doit y avoir des expert-es du genre dans les résolutions des conflits.

Pour montrer à quel point l’application de la résolution est insuffisante, on peut citer quelques chiffres : selon ONU Femmes France, entre 1992 et 2018, il n’y avait que 13 % de négociatrices, 3% de modératrices et 4% de femmes signataires lors des grands processus de paix. Seuls 29 accords de cessez-le-feu sur 267, signés entre 1990 et 2016, contiennent des mesures sensibles au genre. Pourtant, c’est nécessaire d’impliquer davantage les femmes dans les processus de paix. Dans les pourparlers et les travaux préparatoires, lorsque les droits des femmes sont évoqués et pris en compte, les processus de paix ont 35 % fois plus de chance de durer dans le temps (au moIns 14 ans). On peut citer les accords de paix entre les Philippines et le Fonds de libération islamique signé en 2014 ou encore l’accord final entre la Colombie et les FARC signé en 2016. Et les femmes participent de différentes façons : au Yémen, pendant le confinement, elles ont demandé un cessez-le-feu.

Pourquoi, d’après-vous, dans le contexte actuel où les violences faites aux femmes ont augmenté à cause de la crise sanitaire, il est indispensable d’organiser des évènements grand public comme celui du 15 octobre ou le Forum Génération Egalité ?

Les questions du genre et des droits des femmes ont toujours été mises de côté. Mais on se rend compte aujourd’hui que la société ne peut pas fonctionner sans les prendre en compte.

Il est indispensable aujourd’hui d’intégrer les femmes dans les discussions, pas seulement en tant que victimes, mais aussi en tant qu’actrices. Lors de conflits ou sur la question du climat, les femmes sont victimes de violences ou du changement climatique mais elles sont aussi actrices, en participant aux processus de paix ou en luttant contre le réchauffement climatique. Les femmes doivent être intégrées dans les solutions mais aussi en amont, dans les réflexions.

L’objectif de notre évènement, comme celui du Forum Génération Egalité (FGE), est de solliciter la jeunesse et les nouvelles générations, indispensables selon nous.

D’ailleurs le 15 octobre, lors de notre évènement, Delphine O, ambassadrice et Secrétaire générale du Forum Génération Egalité, fera une apparition vidéo pour parler du Forum Génération Egalité, car la thématique « femmes, paix et sécurité » fera partie du Forum.

Pensez-vous que la situation actuelle pourra permettre une prise de conscience plus massive sur l’importance de défendre les droits des femmes ?

Oui, je pense que la situation actuelle pourra avoir un impact positif. Le public se sent davantage mobilisé sur ces questions aujourd’hui.

Certes, les questions de paix et de sécurité nous semblent un peu lointaines depuis la France, c’est vrai, mais les violences faites aux femmes nous touchent quand même. On a pris conscience que les viols, les violences sexuelles sont des crimes de guerre.

Chloé Cohen, 50-50 magazine

JOURNEE MONDIALE POUR LE DROIT A L’AVORTEMENT

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L’interruption volontaire de grossesse en France, le compte n’y est pas.

 

5000 femmes partent à l’étranger chaque année pour avorter parce qu’elles ont dépassé les délais légaux. En effet, en France, une femme a seulement 12 semaines pour avorter.

Faire respecter notre droit à l’IVG est rendu chaque année plus difficile du fait de la fermeture de nombreux centres d’IVG (CIVG) : les restructurations hospitalières et la fermeture des maternités de proximité ont un impact direct sur l’accès à l’IVG.

Il est également encore aujourd’hui difficile de trouver des professionnel.les pour pratiquer l’IVG car elle est encore considérée comme un acte médical à part. En effet, au delà de la clause de conscience générale s’appliquant aux médecins pour tout acte médical (qui leur permet de refuser telle ou telle pratique), l’IVG est concernée par une clause de conscience spécifique. Certain.es professionnel.es qui ne pratiquent pas d’IVG refusent d’orienter les patientes, alors que la loi les y oblige.

Et on interdit aux sages femmes de pratiquer des IVG instrumentales (=non médicamenteuses).

Par ailleurs, les jeunes n’ont pas toujours accès aux informations qui leur permettraient de faire valoir leurs droits. La loi Aubry du 4 juillet 2001 prévoit 3 heures d’information sexuelle obligatoire, chaque année et par an pour chaque niveau de scolarité mais elle n’est pas appliquée.

Il est temps que ça change, la situation doit évoluer.

Nous voulons que les délais légaux pour avorter soient harmonisés sur ceux des pays les plus progressistes en Europe,

Nous voulons la suppression de la double clause de conscience sur l’IVG pour les professionnel.les de santé.

Nous voulons que les femmes puissent décider de la méthode employée pour leur IVG.

Nous voulons que les sages femmes puissent pratiquer des IVG instrumentales.

Nous voulons la réouverture des CIVG fermés.

Nous voulons des moyens financiers pour les CIVG et les centres de planification pour qu’ils soient accessibles à toutes sur l’ensemble du territoire…

Nous voulons que l’éducation à la sexualité de 3 heures par an dans tous les établissements scolaires, prévue dans la loi du 4 juillet 2001 soit effective.

Une proposition de loi a été déposée à l’Assemblée nationale par Albane Gaillot, pour augmenter de deux semaines les délais et supprimer la double clause de conscience. Nous soutenons cette proposition de loi qui sera débattue le 8 octobre 2020.

Dans certains pays tels les Etats Unis, le droit à l’avortement est attaqué au moyen de lois terriblement restrictives. Dans d’autres, les femmes ne peuvent pas encore bénéficier de ce droit et se battent pour faire changer la législation.

Nous sommes solidaires de toutes les femmes qui dans tous les pays se battent pour conserver ou conquérir le droit à l’avortement. Leur combat est le nôtre !

 

 

 

 

Journée Internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires !

Mis en avant

La Journée Internationale de l’ONU pour l’élimination totale des armes nucléaires, c’est aujourd’hui samedi 26 septembre 2020 !

A l’occasion de cette Journée, le Collectif national ‘ »En Marche pour la Paix » appelle le Président de la République et le gouvernement à répondre à l’aspiration des françaises et des français, qui à 78 % sont favorables au désarmement nucléaire et à 68 % favorables à la ratification immédiate du Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires par la France.

La Ligue internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté souligne la justesse du point de vue exprimé par les Hibakushas (survivants d’Hiroshima et Nagasaki) qui dans un appel international soutenu par des millions de signatures indiquent que « aujourd’hui, l’humanité se trouve à la croisée des chemins. Ou nous sauvons notre planète bleue telle qu’elle est, avec tous ses êtres vivants, ou bien nous nous acheminons vers l’autodestruction.

Les armes nucléaires sont dangereuses pour la survie de l’humanité, juridiquement illégales, économiquement dispendieuses à travers le gaspillage de ressources qui privent l’humanité de moyens pour une sécurité humaine (physique, sanitaire, économique, écologique et sociale), enfin moralement inadmissibles et criminelles comme l’a rappelé le Pape à Nagasaki en 2019.

 

Rejoignez-nous pour la construction d’un monde de paix !

Journée Internationale de la Paix

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La Journée internationale de la paix est célébrée dans le monde entier à l’appel des Nations Unies. Cette année, la thématique principale est consacrée au renforcement des idéaux de paix au sein de toutes les nations et dans tous les peuples, avec comme titre « Ensemble façonnons la Paix ».

Cette année, il est devenu  évident  que nous ne sommes pas les ennemis les uns des autres. Au contraire, notre ennemi commun est un virus infatigable qui menace notre santé, notre sécurité et notre mode de vie. Covid-19 a plongé notre monde dans la tourmente et nous a rappelé avec force que ce qui se passe dans une partie de la planète peut avoir des conséquences partout dans le monde.

« La furie avec laquelle s’abat le virus montre bien que se faire la guerre est une folie », a rappelé le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en mars 2020, appelant toutes les parties belligérantes à déposer leurs armes et à se concentrer sur la lutte contre cette pandémie mondiale sans précédent. Bien que ce message soit destiné aux partis et mouvements armés, la solidarité et la coopération entre pays, secteurs et générations sont également nécessaires pour gagner ce nouveau combat contre la pire crise de santé publique de notre temps.

Pour les Nations Unies, l’année 2020 devait déjà être une année d’écoute et d’apprentissage. Pour marquer son 75ème anniversaire, l’ONU a invité des millions de personnes dans le monde à se joindre à la campagne ONU75, la plus vaste conversation mondiale sur la construction de l’avenir pacifique et prospère que nous voulons.

Dans ce contexte, le collectif national « En Marche pour la paix » composé de plus de 150 organisations très diverses (dont la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté) a décidé, comme les années précédentes, de contribuer au succès de la Journée internationale de la Paix (21 septembre) et de la Journée des Nations Unies pour l’élimination totale des armes nucléaires (26 septembre), en appelant partout en France, le samedi 19 septembre, à l’organisation de Marches pour la paix et diverses initiatives publiques de nature à permettre l’expression des exigences populaires en faveur de la paix, du climat, de la justice sociale, des droits humains et du désarmement nucléaire.

 

Déclaration du collectif national En Marche pour la paix :

Le samedi 19 septembre « Ensemble pour la Paix et contre le dérèglement climatique, pour la justice sociale et les droits humains, pour le désarmement ».

La pandémie du Covid-19 a mis en évidence la communauté de destin et d’intérêt de l’immense majorité de l’humanité. Face à des forces prédatrices, portées par la mondialisation néolibérale, cherchant à faire des profits immédiats de toute activité humaine, et à préserver leur mainmise sur le monde à travers une augmentation sans précédent des dépenses militaires, la mobilisation citoyenne est nécessaire.

En France, cette crise a mis plus particulièrement en lumière l’insuffisance des moyens mis à disposition des services publics de santé, des fractures sociales inadmissibles et une économie incapable d’apporter des solutions rapides et efficaces pour faire face à la pandémie.

L’urgence de nouvelles politiques permettant d’assurer aux populations en France et dans le monde entier une sécurité humaine (physique, sanitaire, économique, écologique et sociale) est partagée par un nombre croissant de personnes et d’organisations. Face à cette pandémie, partout dans le monde, se sont révélés des potentiels de créativité, de solidarité pour faire face, mais aussi une prise de conscience de la nocivité d’un certain nombre de choix politiques et de la nécessité que les moyens humains et financiers soient affectés prioritairement  à la sécurité économique, sociale, sanitaire et écologique et au bien-être des populations à travers une diminution conséquente des dépenses militaires mondiales qui ont atteint en 2019 le niveau jamais atteint de 1917 milliards de dollars en 2019 (1624 milliards d’euros).

Plus que jamais il est nécessaire de crier haut et fort : Stop les guerres, Stop les violences, Stop la misère, Stop les injustices. Ensemble, agissons pour façonner la paix et le développement d’une culture de la paix à travers la construction d’un monde solidaire, débarrassé de toutes les armes de destruction massive dont les armes nucléaires, un monde plus juste et plus humain car pour son avenir l’humanité n’a d’autre chemin que la paix.

Au-delà des Marches pour la paix, le collectif des marches pour la paix :

  • s’adressera à tous les élus qu’ils soient parlementaires ou maires pour souligner ces urgences,
  • organisera le vendredi 18 septembre de 18 h à 20 h une visioconférence pour permettre l’expression de la diversité des organisations qui appellent au succès de la Journée internationale de la Paix et aux Marches du 19 septembre,
  • organisera le samedi 26 septembre de 16 h à 18 h 30 une visioconférence à participation internationale afin  de souligner l’urgence d’une ratification du Traité d’interdiction sur les Armes Nucléaires (TIAN) adopté à l’ONU le 7 juillet 2017 par le plus grand nombre d’Etats et en particulier, par les Etats possédant des armes nucléaires,
  • s’adressera à l’ensemble des ambassades présentes sur le territoire français pour demander que partout les Etats respectent l’aspiration des peuples à la paix et le droit international en ce qui concerne l’élimination de toutes les armes de destruction massive et l’affectation des crédits en faveur de la réalisation des objectifs du développement durable, de la protection de la planète et d’une sécurité humaine aux dimensions économiques, sanitaires, écologiques et sociales,

         Affirmera sa solidarité avec toutes les luttes sociales qui portent les valeurs et objectifs des 8 domaines de la Culture de la Paix, des Objectifs du Développement Durable et des conclusions de la conférence de Paris sur le climat.

 

19 septembre 2020

 

 

 

 

Grenelle des violences conjugales, un an après : un bilan en mi-teinte pour les associations

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Un an après le lancement du Grenelle des violences conjugales le 3 septembre 2019, les associations rendent public un premier bilan des mesures gouvernementales.

La concertation des associations de défense des droits des femmes permet de mettre à jour un bilan mitigé s’agissant de l’avancée des mesures issues du Grenelle.

S’il faut saluer que deux tiers des annonces ont été mises en place ou engagées, les associations soulignent que les mesures les plus coûteuses (par exemple le financement de nouvelles structures dédiées à la prise en charge sanitaire psychologique sociale des femmes victimes sur le modèle par exemple de la Maison des Femmes de Saint-Denis ou de l’institut Women Safe) restent encore en suspens alors que les mesures législatives ne nécessitant pas de moyens supplémentaires ont, elles, été adoptées.

Alors que la crise sanitaire et le confinement ont pu ralentir l’avancée des mesures, la crise, à laquelle les associations ont été aussi fortement confrontées, a révélé les angles morts du Grenelle, en particulier le manque d’hébergements spécialisés pour la mise en sécurité des femmes victimes de toutes formes de violences ou le besoin de solutions de signalement discrètes. Parmi les oubliés également des mesures annoncées : les familles et les enfants des victimes trop peu pris en compte au cours du Grenelle.

Si les mesures annoncées à l’issue du Grenelle des violences conjugales en suffiront pas à mettre fin aux violences faites aux femmes, ni aux féminicides, les associations insistent sur le besoin d’un suivi appuyé et transparent sur leur mise en oeuvre.

Les associations le disent et soutiennent depuis plusieurs années : il est essentiel de mettre les moyens contre les violences faites aux femmes pour mieux prévenir et protéger. Un rapport de la commission des finances publié le 27 août dernier le confirme : les moyens existants ne sont pas suffisants pour une politique d’envergure de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Les associations d’écoute, d’accompagnement et de mise en sécurité des femmes victimes de violence sont toujours débordées de demandes. Les vies de femmes et parfois de leurs enfants sont en jeu.

Centre Hubertine Auclert, CIDFF Paris, Collectif féministe contre le viol, En avant toute(s), Fédération des acteurs de la solidarité, FNSF, FNCIDFF, Fondation des Femmes, FIT Une Femme un toit, Institut Women Safe, La Maison des Femmes de St Denis, le Mouvement du Nid, le Planning Familial, Union des Familles de Féminicide.

 

Paris le 3 Septembre 2020

 

 

L’ONU rend hommage aux survivants des essais nucléaires et réclame une interdiction complète de ces essais

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Dans la perspective de la Journée internationale contre les essais nucléaires, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a rendu hommage aux survivants des essais nucléaires et aux souffrances que ces personnes ont endurées et que « notre monde continuera d’endurer pendant des décennies et même des générations ».

« La meilleure façon d’honorer les victimes des essais nucléaires est de proscrire ces opérations une fois pour toutes. Les essais nucléaires sont une relique d’un autre âge et ne devraient pas avoir leur place au XXIème siècle », a-t-il dit dans un message.

Lors d’une commémoration virtuelle de cette journée ce mercredi, la Haut-Représentante des Nations Unies pour les affaires de désarmement, Izumi Nakamitsu, a estimé qu’il n’y avait « aucune excuse pour retarder davantage la réalisation d’un objectif noble, à savoir la réalisation d’une interdiction mondiale, afin de garantir que nous ne répétons jamais la terrible catastrophe humaine et environnementale provoquée par les essais nucléaires ».

Célébrée chaque année depuis 2010 à l’occasion de l’anniversaire de la fermeture du site d’essai de Semeï au Kazakhstan, la Journée internationale contre les essais nucléaires prend un sens particulier cette année, car 2020 marque également les 75 ans du tout premier essai nucléaire, qui portait le nom de code Trinity et a été réalisé  en juillet 1945 aux Etats-Unis.

Depuis lors, plus de 2 000 essais nucléaires ont été effectués par au moins huit pays et ont eu des effets profonds, néfastes et durables sur l’environnement, la santé humaine et le développement économique de certaines des régions les plus fragiles au monde.

 

Traité d’interdiction complète des essais nucléaires pas encore entré en vigueur

En dépit de ces conséquences et bien  que la communauté mondiale soit largement favorable à une interdiction juridiquement contraignante des essais nucléaires, le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires n’est pas encore entré en vigueur.

Le chef de l’ONU a exhorté de nouveau tous les Etats qui ne l’ont pas encore fait à le signer ou à le ratifier sans plus tarder.

« La menace nucléaire s’accentue une fois de plus. L’interdiction complète des essais nucléaires constitue une étape essentielle à franchir si l’on veut empêcher l’amélioration qualitative et quantitative des armes nucléaires et parvenir au désarmement nucléaire », a-t-il dit.

Pour sa part, le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Tijjani Muhammad-Bande, a souligné que « le désarmement nucléaire reste plus important que jamais et doit être notre objectif ultime ».

« La réalisation d’un monde exempt d’armes nucléaires est une aspiration universelle pour assurer la paix et la sécurité internationales. Je partage avec beaucoup d’autres l’idée qu’un jour les armes nucléaires seront complètement éliminées et que les essais d’armes nucléaires appartiendront au passé », a-t-il ajouté.

 

26 août 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Collectif CORP, pour le respect de la personne dépose une plainte contre France Télévisions

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Un Collectif féministe accuse le service public d’avoir une ligne éditoriale « favorable à la pratique des mères porteuses », interdite en France.

Le 5 août 2020, le Collectif pour le Respect de la Personne (Corp) a déposé plainte, avec constitution de partie civile, contre la société France Télévisions. Le Collectif milite depuis de nombreuses années pour l’abrogation universelle de la maternité de substitution, dite aussi « gestation pour autrui » (GPA), qui est une atteinte fondamentale à la dignité des femmes et des enfants. Cette pratique, fondée sur une marchandisation internationale de l’humain, génère des revenus considérables (6 milliards de dollars par an), dont seuls bénéficient les intermédiaires, médecins, avocats, etc…

Depuis  plusieurs années, France Télévisions a choisi de déployer une ligne éditoriale favorable à la pratique de la maternité de substitution. La production, la réalisation et la diffusion des émissions ont exclu délibérément toute voix dissonante, en choisissant de ne donner la parole qu’aux parties intéressées à promouvoir la pratique. A plusieurs reprises, nous avons alerté la direction des chaînes, interpellé le CSA, sans jamais recevoir de réponse, ce qui motive aujourd’hui notre action au niveau juridique.

Le Collectif cite notamment le film documentaire Deux hommes et un couffin, diffusé à plusieurs reprises sur France 2, ou encore PMA-GPA : les enfants ont la parole, dans le cadre d’une émission récemment rediffusée sur France 5.

Par sa position de premier groupe audiovisuel public, en adoptant une telle ligne éditoriale, la société France Télévisions encourage le recours à la « GPA ».

En France, la maternité de substitution est prohibée par le droit civil et réprimée par la loi pénale.

Elle représente une violence faite aux femmes, comme l’a montré le Comité consultatif national d’éthique (Avis 126/2017 et 129/2018), et relève de la vente d’enfant :

« on entend par vente d’enfants tout acte ou toute transaction en vertu desquels un enfant est remis par toute personne ou tout groupe de personne à une autre personne ou un autre groupe contre rémunération ou tout autre avantage (…) »

(Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant, concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants)

Le Bureau du CORP

(La Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté fait partie de ce Collectif)

 

 

A l’occasion de la Journée Internationale de la Jeunesse,

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les jeunes ont un rôle important à jouer pour veiller à ce que les armes nucléaires  soient éliminées une fois pour toutes a déclaré la haute responsable des Nations Unies.

Cette année, cette Journée Internationale de la Jeunesse souligne l’importance des jeunes  en tant que « partenaires essentiels du changement ». La célébration est également  l’occasion de sensibiliser aux problèmes auxquels les jeunes sont confrontés, dont la persistance des armes nucléaires.

Les jeunes d’aujourd’hui font partie de la plus grande génération de l’histoire et détiennent un pouvoir et des responsabilités énormes.

L’Envoyée du Secrétaire général des Nations Unies pour la jeunesse, Jayathma Wickramanayake, l’a souligné lors d’une visite au Japon au début de l’année. Elle a déclaré : « Les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki devraient toujours nous rappeler, en particulier aux jeunes générations, à quel point le désarmement et la dénucléarisation sont importants. Les jeunes de moins de 30 ans représentent plus de la moitié de la population mondiale et nous ne pouvons pas parvenir à la paix mondiale sans leur participation ».

Le programme pour le désarmement du Secrétaire général reconnaît que la jeunesse est « la force ultime du changement ».

Lorsqu’ils sont éduqués, engagés et responsabilisés, ils peuvent avoir une influence décisive sur la façon dont leurs sociétés et leurs gouvernements perçoivent les armes nucléaires.

Nous avons déjà vu leur pouvoir. De jeunes militants, dont beaucoup de femmes, ont contribué à mener à bien les efforts mondiaux visant à interdire les mines terrestres et les armes à sous-munitions en vertu du droit international, et ils encouragent de nombreux pays à réduire les menaces nucléaires.

Certaines de ces campagnes ont été récompensées par un prix Nobel de la Paix. L’année dernière, l’Assemblée générale des Nations Unies a réaffirmé la contribution que les jeunes peuvent apporter au maintien de la paix et de la sécurité.

Les jeunes peuvent apporter leur contribution en créant des groupes de discussion en organisant des projections de films et en planifiant des évènements informatifs avec leurs camarades et amis.

Il est essentiel que les pays s’engagent auprès de leurs jeunes citoyens. Ils ont le pouvoir d’apporter des changements et leurs idées peuvent contribuer à renforcer notre paix et notre sécurité collectives, aujourd’hui et à l’avenir. Grâce à leurs idées et à leurs nouvelles perspectives, nous pouvons trouver ensemble des solutions aux dangers les plus graves du monde ».

 

Les « mères de Fukushima » en Europe

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Organisées en association, ces femmes accompagnées de leurs enfants sont venues du Japon en campagne européenne pour dénoncer les conditions de vie infligées par le gouvernement japonais depuis l’accident nucléaire de 2011 survenu à Fukushima à la suite d’un terrible séisme.

Mercredi 3 avril 2019, il est 19h30 passé quand débute la conférence des réfugiés de Fukushima à la Mairie du 2ème arrondissement de Paris. La salle est déjà bondée. L’attention du public se fait sentir. Réceptif et solidaire, il a retenu son souffle devant les témoignages de deux familles de réfugiés de la catastrophe nucléaire de 2011.

Récits sincères et pertinents – « les mères de Fukushima » – soutenues par la présence de leurs enfants, ont pris la parole pour expliquer leur combat à faire reconnaître leur droit de vivre dans un environnement sain ; le combat d’une vie contre le nucléaire ; le nucléaire, qui s’est abattu sur leur famille ; sortir du nucléaire au pays du soleil levant meurtri par les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki en 1945.

Récits de réfugiés, qui prend sa source à partir du 11 mars 2011, date qui ébranla le Japon d’un terrible séisme provoquant la catastrophe nucléaire de Fukushima ; le gouvernement japonais décréta alors deux périmètres de contamination – la zone de 30 kms et celle de 60 kms – à proximité de la centrale ; ces deux zones furent déclarées à évacuer par les autorités japonaises.

C’est là que commença leur combat pour être reconnus comme réfugiés ; originaires de la ville d’Iwaki, cette mère a insisté sur le fait que la carte de contamination n’a pas pris en compte les villes à proximité de ces zones à évacuer ; commença alors la fuite vers Tokyo ; ils seront considérés comme auto-réfugiés par l’Etat ; un statut différent des réfugiés de la zone de contamination établie par le gouvernement ; une ville exclue de la mesure de radioactivité ; exclue des moyens de radioprotection.

Quels ont été les signes montrant que ces villes à proximité étaient touchées par la radioactivité du césium et de l’iode ? Des saignements abondants et très fréquents touchèrent les enfants ; une augmentation des cancers de la tyroïde atteignait aussi les habitants de ces villes proche de la catastrophe.

« 47 départements de l’archipel japonais contaminés »

« Irradiation non visible, non perceptible par les cinq sens, contre notre volonté »

Devant ces signes évidents, les mères de Fukushima ont tout laissé derrière elles, contraintes de laisser leur mari -condamnés à travailler dans la zone contaminée pour financer leur départ – contraint  « de laisser toute une partie de leur vie ; protégeant la vie de leurs enfants et la leur ; fuyant vers la ville de Tokyo par leur propre moyen ; devenant des auto-réfugiés ».

« Pluie, neige, vent renforcent la radioactivité »

« Eau du robinet contaminée de la ville de Tokyo sur un rayon de 200 kms depuis la zone contamination de Fukushima »

« rupture de stock des bouteilles d’eau minérales »

« transmission du lait contaminé aux bébés allaités ».

La catastrophe écologique se transforma en catastrophe humanitaire, un scénario apocalyptique submergea le pays ; drames sanitaires et drames sociaux s’enchaînaient ; les enfants ont apporté leur témoignage saisissant – « je m’interdis de parler de Fukushima » prononce une jeune fille dans la lecture de sa lettre face au public de la salle.

Un face à face avec le public saisissant chaque témoignage de lettre lues à coeur ouvert.

La catastrophe nucléaire a impacté socialement les familles de réfugiées. A travers le récit des enfants notamment, s’appliquant à lire leur texte, l’émotion palpable d’entendre leur vie racontée avec des mots simples sur une situation déchirante les exposant à la dure réalité de la société – le rejet de leur statut de réfugiés – se manifestant par un comportement harcelant à leur égard.

« Je voulais en finir » nous livre ce jeune adolescent.

Les enfants en tant que réfugiés n’ont pas pu bénéficier de conditions d’adaptations optimales dans leur nouvelle école faisant face à la stigmatisation de leur statut de réfugiés par des comportements harcelants à leur égard.

Alors que la fin des aides gouvernementales aux personnes déplacées manifeste la volonté des autorités de tourner officiellement la page de la catastrophe nucléaire de Fukushima, d’irréductibles citoyennes continuent de se battre pour faire toute la vérité.

Malgré les messages toujours rassurants de la compagnie Tepco (responsable de la centrale), une multitude d’associations de femmes ont réussi à faire admettre leur expertise citoyenne dans l’après-Fukushima. Yuri Chiba, de l’association des MamaBecq (comme Becquerel), mesure la radioactivité dans les cours d’écoles. Mari Suzuki propose, avec le collectif Happy Island, de réaliser gratuitement des échographies de la tyroïde pour dépister les cancers. Et Mesdames Muto et Sakiyama poursuivent Tepco et les pouvoirs publics devant les tribunaux. Pour les mettre face à leurs responsabilités.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous condamnons le test par les USA d’un missile nucléaire balistique intercontinental

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Nous condamnons avec la plus grande force ce que nous  considérons comme une provocation irresponsable, à savoir le test d’un missile nucléaire par les USA deux jours avant la célébration des commémorations des bombardements américains sur Hiroshima et Nagasaki réalisés par les USA il y a 75 ans.

Nous avions condamné en leur temps les essais du missile M 51 réalisés à partir de la Bretagne par la France en juin 2020. Ces tests, réalisés en pleine pandémie alors que les hôpitaux manquaient cruellement de moyens pour sauver des vies. Ces tests montraient l’obstination du Président de la République à tourner le dos à tout acte en faveur du processus de désarmement nucléaire à quelques mois de la conférence d’examen du TNP, reportée en janvier 2021 à cause de la pandémie. Le test américain, lancé depuis la base aérienne de Vandenberg,  quelques semaines après le test français montre la réalité du danger d’une reprise de la course aux armements nucléaires à laquelle la France et les USA alliées dans le cadre de l’OTAN prennent leur part.

Ce qu’attendent les opinions publiques au plan mondial ce sont des mesures pour la paix et une sécurité humaine des peuples à savoir une sécurité sociale, économique, écologique et sanitaire. Les armes nucléaires sont illégales, coûteuses, dangereuses pour la survie de l’humanité, moralement inadmissibles et criminelles comme l’a souligné le Pape François, lors d’une intervention à Nagasaki en 2019.

Nous appelons tous les gens de raison à participer du 6 au 9 août à la vague mondiale pour la paix et le désarmement nucléaire, lancée par les survivants d’Hiroshima.

 

 

ABOLITION DES ARMES NUCLEAIRES : Le compte à rebours a commencé

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Communiqué de presse du   Réseau Sortir du Nucléaire

Du 6 au 9 août 2020, des actions et des jeûnes sont organisés dans plusieurs villes afin  d’exiger le désarmement nucléaire. En France à Dijon, Valduc, Tours, Brest, Saintes, Mont-Saint-Michel et Epinal ; mais aussi en Allemagne, aux Etats-Unis, en Nouvelle Zélande, au Royaume-Uni et au Togo, les participants se réunissent en solidarité avec les victimes des bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki il y a 75 ans et celles des plus de 2 000 essais nucléaires.

Selon Albert Camus, les armes atomiques représentent « le dernier degré de sauvagerie » : elles créent une insécurité majeure sur notre planète. Après les accords russo-américains de réduction des arsenaux nucléaires en 1987, on aurait pu penser qu’une certaine « sagesse » allait prévaloir. Mais les Etats nucléaires ont poursuivi leur politique de puissance. Pire, en développant les réacteurs électronucléaires comme par exemple au Moyen-Orient, elles ont participé à la prolifération de matières radioactives, dont certaines sont susceptibles d’usage militaire. Dans un monde instable et peuplé de dictateurs, il est vital d’enclencher une désescalade nucléaire.

Avec le compte à rebours de l’entrée en vigueur du TIAN (Traité d’interdiction sur les armes nucléaires) adopté par l’ONU le 7 juillet 2017, l’élimination de la menace atomique a commencé. Sur les 50 Etats nécessaires à sa mise en oeuvre, 43 ont déjà ratifié le texte. Et parmi les 82 pays signataires, plusieurs sont en cours d’achèvement de la procédure de ratification. Le TIAN crée une nouvelle norme juridique qui interdit l’emploi, la fabrication, le stockage, le financement et la menace d’utiliser des armes nucléaires, c’est-à-dire la stratégie de dissuasion nucléaire.

Les quatre jours d’actions permettent d’interpeller le Président Emmanuel Macron et de mettre les parlementaires français devant leurs responsabilités : quatrième plus gros détenteur d’armes nucléaires derrière les Etats-Unis, la Russie et la Chine, la France doit s’engager dans un processus de désarmement, conformément à ses engagements internationaux. A l’heure où les besoins sociaux sont immenses -par exemple pour faire face aux conséquences sanitaires et économiques de la pandémie de Covid-19 -entamer un processus d’élimination des armes nucléaires permettrait de réduire le gouffre financier qu’elles représentent. Cette année, les contribuables français ont dépensé 8 999 euros par minute pour financer ces armes de destruction massive et la modernisation de l’arsenal français devrait coûter 37 milliards d’euros d’ici 2025.

En France et à l’étranger, les quatre jours d’actions sont organisés dans le cadre de l’ICAN, la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires, prix Nobel de la paix 2017, dont nos organisations sont membres.

6 août 2020

Appel international des groupes de jeûneuses et jeûneurs pour le désarmement nucléaire

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Nous sommes des groupes de jeûneuses et jeûneurs qui ont décidé de renoncer à se nourrir pendant au moins 4 jours, du 6 août, 75ème anniversaire du bombardement d’Hiroshima, jusqu’au 9 août, anniversaire du bombardement de Nagasaki, pour exprimer notre totale opposition aux armes nucléaires, et appeler à leur abolition complète.

Cette année 2020 restera dans l’histoire comme l’année où une calamité majeure a frappé toutes les nations du monde avec la même force. Révélant la fragilité et l’interdépendance de la race humaine, la pandémie Covid-19 devra conduire à des appels à des changements radicaux – changements dans la gouvernance du monde, changements dans nos priorités, fin à la dévastation de notre planète.

Le monde dépense 2 000 milliards d’euros par an en armes ; une part importante de cette somme est consacrée à l’entretien et au développement de 14 000 armes nucléaires par seulement 9 Etats dont une petite fraction serait suffisante pour détruire la planète plusieurs fois. Citant la menace nucléaire et le changement climatique, les scientifiques qui gèrent l’horloge de l’Apocalypse l’ont à nouveau avancée, à seulement 100 secondes avant minuit, un niveau de danger jamais atteint pendant la guerre froide.

Cette situation doit cesser. Nous ne pouvons pas continuer à laisser une petite minorité de nations tenir le reste du monde sous sa menace et dilapider d’énormes sommes d’argent pour des armes terrifiantes. S’exprimant à Nagasaki en novembre 2019, le pape François a dénoncé sans ambiguïté l’immoralité non seulement de la menace d’utilisation d’armes nucléaires, mais également de leur possession et de leur développement.

Son plaidoyer fait écho aux termes du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, approuvé par 122 nations aux Nations Unies en juillet 2017, et depuis signé par plus de 80 nations et ratifié par  40.Lorsque 50 nations l’auront ratifié, il entrera en vigueur en tant que composante du droit international. Ce devrait être au début de l’année 2021. La pression de l’opinion publique, la détermination de la grande majorité des organisations de la société civile et des citoyens ordinaires, obtiendront l’abolition des armes nucléaires.

La possession, la production et la menace d’armes nucléaires vont être interdites. Le Traité des Nations Unies, ainsi que tous les autres traités concernant les armes nucléaires, doivent être respectés et appliqués ! Nous, les groupes de jeûneuses et jeûneurs soussignés, appelons chaque personne à se joindre à nous pour exprimer cet appel urgent :

Le désarmement nucléaire doit avoir lieu MAINTENANT ! Rejoignez les jeûneuses et les jeûneurs ! Exigez que votre pays signe le Traité !

FRANCE DIJON-Valduc : Dominique Lalanne,

MONT SAINT-MICHEL : Josette Lenoury

BREST-Ilre Longue : Chrystelle

TOURS : Marie Claude Thibaud

ALLEMAGNE : MAINZ/BUCHEL : Matthias Engelke

COTE D’IVOIRE SAN PEDRO : Warie Yao

NOUVELLE-ZELANDE AUCKLAND : Chris and Audrey van Riyn

ROYAUME-UNI – BARNSTAPLE, England : Sheila Bloggs

ROYAUME-UNI- KNIGHTON, Wales : Angie Zelter

ROYAUME-UNI – Iona Scotland : Margery Toller

 

Campagne Internationale de signatures en soutien des Hibakusha

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L’humanité se trouve actuellement à un carrefour de chemins, soit pour sauver notre planète avec tous ses êtres vivants, soit pour suivre la voie de l’autodestruction.

Les deux bombes atomiques larguées le 6 et le 9 août 1945 par les forces des Etats-Unis ont totalement détruit Hiroshima et Nagasaki en un instant, et ont tué et ont blessé, sans discrimination, des centaines de milliers de personnes. Avec des cadavres brûlés au noir, des corps dont la peau a été pelée, et des files de personnes qui vacillent en silence, un véritable enfer sur terre a émergé. Ceux qui ont survécu de justesse se sont bientôt effondrés, les uns après les autres. Depuis plus de 70 ans, nous nous efforçons de continuer à vivre, accablés des effets à retardement et de l’anxiété à propos des effets possibles de la radiation sur nos enfants et nos petits-enfants. Nous ne voulons jamais que telles tragédies se répètent.

Après 11 ans de silence suite aux souffrances des bombes A, les Hibakusha se sont assemblés à Nagasaki en août 1956 et ont fondé Nihon Hidankyo, la Confédération japonaise des organisations des victimes des bombes A et H. Nous nous y sommes promis de travailler pour « sauver l’humanité de ses crises en tirant les leçons de nos expériences, tout en nous sauvant nous-mêmes ». Depuis lors, nous continuons à demander au monde entier « à ne plus jamais avoir d’autres Hibakusha ». Ceci c’est le cri de notre âme.

Les guerres et les conflits se déroulent toujours dans le monde entier, et les vies de nombreux innocents sont perdues. On utilise les armes nucléaires pour menacer les autres. Il y a aussi des efforts pour développer ces armes. La force destructrice des armes nucléaires qui existent déjà, dont le nombre dépasse bien les dix mille, est équivalente à des dizaines de milliers de la force des bombes larguées à Hiroshima et à Nagasaki combinées. Les armes nucléaires sont « les armes du diable ». Elles ont la capacité d’anéantir la race humaine et toutes les autres créatures. Elles pourraient détruire totalement l’environnement et rendre la Terre une planète morte.

En concevant des traités et des protocoles, les êtres humains ont interdit l’utilisation, le développement, la production et la possession d’armes biologiques et chimiques. Pourquoi est-ce qu’on hésite à interdire les armes nucléaires, qui sont beaucoup plus destructrices que les premiers ? Nous, les Hibakusha, faisons appel aux gouvernements de tous les Etats pour signer un traité pour interdire et éliminer les armes nucléaires.

L’âge moyen des Hibakusha dépasse actuellement 80 ans. C’est notre désir sincère de réaliser de notre vivant un monde sans armes nucléaires, afin que les générations suivantes soient jamais victimes de cet enfer sur terre. Ni vous, ni votre famille, ni personne ne devrait plus jamais être fait Hibakusha. Nous croyons que vos signatures jointes à cet appel permettront de faire entendre les voix de centaines de millions de personnes à travers le monde et fera avancer la politique internationale. Elles sauveront enfin l’avenir de notre planète et de toutes les formes de vie qui s’y trouvent. Nous vous demandons sincèrement d’apposer votre signature sur cette pétition.

La Campagne internationale de signatures en soutien à l’Appel des Hibakusha pour l’élimination des armes nucléaires.

Dans notre désir sincère de l’élimination sans délai des armes nucléaires, nous, les Hibakusha, faisons appel aux gouvernements de tous les Etats pour signer un traité pour interdire et éliminer les armes nucléaires.

Je, soussigné, par la présente,  soutient  l’appel des Hibakusha :

Nom                                             Pays                                   Signature

*vos signatures seront soumises à l’Organisation des Nations unies et ne seront utilisées à aucune autre fin.

NB : Après le lancement de la Campagne internationale de signatures en avril 2016, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires a été adopté le 7 juillet 2017.Cette campagne fait maintenant appel aux gouvernements de tous les Etats d’adhérer au traité et de parvenir à l’élimination totale des armes nucléaires.

 

La Campagne internationale de signatures en soutien à l’Appel des Hibakusha pour l’élimination des armes nucléaires.

Contact

C/O Nihon Hidankyo

Gable Bldg .#902, Shiba-Daimon, Minato-ku, Tokyo 105-0012, JAPON

Téléphone : +81-3-3438-1897

Fax : +81-3-3431-2113

E-mail : info@hibakusha-appeal.net

 

Les initiateurs de l’Appel :

Sunao Tsuboi, Sumiteru Taniguchi et Mikiso Iwasa, Co-présidents, Hidankyo (Confédération japonaise des organisations des victimes des bombes A et H)

Terumi Tanaka, secrétaire général Hidankyo

Kwak Kwi Hoon, Président honoraire, l’Association coréenne des victimes de bombes atomiques

Tsukasa Mukai, Président, l’Association US des victimes de bombes atomiques

Takashi Morita, Président, Associacao Hibakusha Brasil Pela Paz

Setsuko Thurlow, les Hibakusha d’Hiroshima, Toronto Canada

Yasuaki Yamashita Les Hibakusha de Nagasaki, Mexico Mexique

 

 

 

 

 

 

Depuis plusieurs semaines la Corse est secouée par une déferlante de témoignages de violences sexuelles subies par des jeunes femmes

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Elles avaient 13, 14, 16 ans….800 victimes de violences sexuelles en Corse, ont décidé de raconter leur calvaire sur Twitter sous le hashtag #Iwas.

Depuis plusieurs semaines, l’île est secouée par une déferlante de témoignages de violences sexuelles subies par des jeunes femmes corses, explique Laetitia Maroccu, présidente de l’association Donne e Surelle :  « Elles se sont dit que c’était le moment de libérer la parole. Elles ont témoigné de viols et des violences subies, soit dans l’enfance, soit dans l’adolescence ou une fois adulte » détaille-t-elle au micro de RMC.

« Elles allaient chez le psy et se rendaient compte que tout était répété ». Des violences commises sur un territoire où tout le monde se connait, une difficulté supplémentaire selon Laetitia Maroccu : »Les psychologues des victimes pouvaient être les amis de leurs parents. Elles y allaient en confiance et se rendaient compte que tout ce qu’elles racontaient était répété à leurs proches.

Objectif : en finir avec l’omerta qui règne sur l’île : « Nous avons un problème au niveau de l’expression de ces violences et beaucoup de femmes restent dans le non-dit. Elles ont peur soit de représailles de leur propre père vis-à-vis des auteurs, ou alors parce qu’elles ont honte ».

Une manifestation est prévue ce dimanche 5 juillet à Ajaccio, et des collages un peu partout sur l’île. Victimes et militantes veulent éveiller les consciences corses, jusqu’au sommet de l’Etat : les organisatrices seront reçues à la préfecture.

 

Le Réseau « Sortir du Nucléaire » et Greenpeace attaquent une décision lourde de conséquences et prise bien à la légère

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Ce 22 juin, le Réseau « Sortir du Nucléaire » et Greenpeace France ont déposé un recours en annulation à l’encontre de la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Energie qui acte la prolongation de la durée de fonctionnement de quasiment tous les réacteurs nucléaires au-delà de 40 ans, voire au-delà de 50.

Approuvée par décret du Premier Ministre et publiée le 23 avril 2020, la Programmation Pluriannuelle de l’Energie définit les grandes lignes de la politique énergétique française pour les prochaines années. Bien que ce texte consacre peu de pages au nucléaire, les orientations qu’il contient sont porteuses de conséquences lourdes. En effet, il repousse de dix ans l’échéance initialement prévue pour atteindre l’objectif de 50 % de nucléaire dans le mix électrique. Et s’il prévoit la fermeture de 14 réacteurs d’ici 2035, il pose surtout comme principe que l’ensemble du parc nucléaire français -sauf rare exception- devra fonctionner au-delà de sa 4ème visite décennale et jusqu’à sa 5ème visite décennale au moins soit plus de 50 ans. La fermeture de Fessenheim est donc l’exception qui confirme la règle.

Cette orientation irresponsable va à l’encontre de la prudence la plus élémentaire concernant la sûreté nucléaire. Certains équipements, comme les cuves des réacteurs, n’ont pas été conçus pour fonctionner plus d’une quarantaine d’années et ne sont ni réparables ni remplaçables. Porter leur utilisation au-delà revient à rogner sur les marges de sûreté et prendre des risques considérables, tout cela pour parvenir à une situation de surproduction absurde. En outre, la prolongation du fonctionnement des réacteurs au-delà de 40 ans entraînera des travaux lourds, inédits et coûteux, tout en accroissant la production de déchets radioactifs ingérables.

C’est pourquoi le Réseau « Sortir du nucléaire » et Greenpeace France viennent de déposer un recours en annulation afin de remettre en cause cette programmation énergétique aussi irréfléchie que lourde de conséquences. Nos associations soulignent notamment que cette décision politique, qui acte de fait une prolongation d’une grande partie du parc nucléaire au-delà de la quatrième visite décennale, n’a fait l’objet d’aucune évaluation environnementale, contrairement à ce qu’exigent la réglementation européenne et la jurisprudence récente de la cour de justice de l’union européenne. En outre, bien que présentée comme justifiée d’un point de vue économique, cette décision n’a fait l’objet d’aucun chiffrage. Si l’ampleur totale des travaux nécessaires ne peut être connue à ce jour, les opérations les plus incontournables sont pourtant identifiées depuis des années.

Une évaluation a minima aurait au moins dû être fournie. Au regard du soutien accordé par l’Etat à la filière nucléaire notamment par des recapitalisations passées comme en 2017 ou à venir en cette fin d’année, il en va de la transparence vis-à-vis de l’utilisation des finances publiques et du respect des générations futures.

Nos associations s’opposent fermement à ces orientations énergétiques dangereuses et anachroniques. Face à l’urgence climatique et à la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes, la raison devrait imposer d’accélérer les efforts sur la sobriété, l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables, pas de maintenir en fonctionnement des installations vieillissantes dangereuses, coûteuses et peu résilientes.

 

« Les femmes restent les héroïnes de l’ombre de cette crise »

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La crise sanitaire et le confinement quasi généralisé auquel elle a conduit se sont traduits par une recrudescence des violences à l’égard des femmes.

Phumzile Mlambo-Ngcuka, directrice exécutive d’ONU Femmes met en garde contre un possible recul du droit des femmes.

En mars dernier, vous avez dénoncé le creusement des inégalités entre les hommes et les femmes. Pourquoi cette épidémie est-elle particulièrement préjudiciable aux femmes ?

D’une manière générale, les hommes et les femmes ne sont pas égaux face aux crises. Celle-ci ne fait pas exception. Très souvent, les crises viennent en fait accentuer les inégalités existantes.

Les femmes ont été durement touchées. Beaucoup d’entre elles travaillent en première ligne et ont été directement exposées au virus. Elles ont également été frappées de plein fouet par les conséquences sociales de l’épidémie. L’interruption de l’activité a aggravé la précarité économique des femmes, qui occupent en général des emplois plus précaires et moins bien rémunérés que les hommes. Certaines se sont trouvées privées d’emploi.

Par ailleurs, de nombreuses femmes ont recours aux services sociaux. Pendant cette période, ces services étant moins accessibles, celles qui ne bénéficiaient pas d’une prise en charge se sont trouvées en danger.

Cette crise a mis sur le devant de la scène des professions cruciales (personnel soignant, caissières, enseignants…) dans lesquelles les femmes sont surreprésentées. Cette crise peut-elle changer notre manière de percevoir ces travailleuses ?

Les femmes sont les véritables héroïnes de cette crise, même si elles ne sont pas reconnues comme telles. Car, curieusement, il semble qu’il n’y ait pas de prise de conscience quant à leur responsabilité dans la gestion de la crise. Même si elles sauvent des vies, elles restent des héroïnes de l’ombre.

J’espère que cette perception changera. C’est la raison pour laquelle il est important d’en parler, de les mettre en avant pour que tout le monde se rende compte du rôle qu’elles jouent.

Que peuvent apporter les femmes dans la gestion de crise ?

Ce qui relève des soins est traditionnellement considéré par la société comme une affaire de femmes. Il est vrai qu’elles sont très présentes dans ce secteur. Mais elles savent aussi ne pas se cantonner à une gestion purement sanitaire de la crise. Polyvalentes, elles sont peut-être mieux placées que d’autres pour comprendre qu’une situation comme celle de la pandémie confronte à une série de problèmes d’ordre économique, social, sanitaire ou relevant de la sécurité alimentaire. Les femmes appréhendent mieux l’intersectionnalité, car elles en font l’expérience au quotidien.

Dans une déclaration datant d’avril 2020, vous avez évoqué la pandémie fantôme à propos de la recrudescence des violences à l’égard des femmes. Quelle incidence le confinement a-t-il eue sur la situation des femmes ?

Dans cette déclaration, j’indiquais en effet que, dans le monde entier, les lignes d’assistance téléphonique et les centres d’accueil pour les victimes de violences domestique ont fait état d’une augmentation des appels à l’aide. Le confinement a exacerbé les tensions et renforcé l’isolement des femmes ayant un partenaire violent tout en les séparant des personnes les plus à même de les aider. De plus, ce contexte particulier a rendu les signalements plus compliqués, notamment en raison de l’accès limité des femmes aux numéros d’urgence et de la surcharge des services publics tels que la police.

Dans certains pays, les services de protection destinés aux femmes victimes de violences ne sont pas considérés comme des services essentiels. Certaines ont été privées de toute aide, enfermées chez elles avec leur agresseur. Pour ces femmes il a été très difficile de faire face.

Peut-on craindre un recul des droits des femmes ?

Absolument, nous pouvons même craindre dans certains cas que ces droits disparaissent. Nous devons nous battre pour que cela ne se produise pas.

Cette année marque le vingtième anniversaire de l’adoption de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies pour le droit des femmes, la paix et la sécurité. Nous devons mettre en oeuvre des plans d’action et nous préparer à aller de l’avant dès que possible. Les droits des femmes doivent rester une priorité, ils ne doivent surtout pas être sacrifiés. Il n’est pas moins important pour les femmes de survivre au Covid que de faire valoir leurs droits. Nous devons mener les deux batailles de front.

Comment faire en sorte que les droits des femmes ne fassent pas les frais de cette crise ?

Sur le plan économique, nous devons nous assurer que le plan de relance des gouvernements cible concrètement les femmes, et qu’il soit adapté aux travailleuses du secteur informel, pour lesquelles nous continuons de lutter.

Des solutions doivent aussi être apportées concernant les violences à l’égard des femmes. Ces violences ne s’arrêteront pas à la fin de la crise. Il faut rester vigilants.

Nous devons aussi encourager un renforcement du leadership des femmes, en particulier dans les pays où elles sont sous-représentées dans la lutte contre le virus, et appeler à une représentation plus juste dans certains secteurs. C’est sur cet aspect que doivent porter nos efforts.

Il faut aussi favoriser un développement de l’enseignement à distance, tout en veillant à ce qu’il ne s’accompagne pas d’un creusement de la fracture numérique. Certaines communautés n’ont pas toujours accès à la technologie. Et même lorsque c’est le cas, cet accès n’est pas le même en fonction du genre. Nous devons continuer à mener ce combat en veillant à ce que l’enseignement dispensé via des plates-formes numériques ne soit pas socialement discriminant.

J’espère que l’UNESCO, ONU Femmes, la Commission sur le haut débit, l’Union internationale des Télécommunications (UIT) et les ministères de l’Education pourront unir leurs efforts pour que soient mises en place des infrastructures à haut débit dans les écoles rurales et les quartiers informels afin  que chaque individu, où qu’il se trouve, puisse avoir accès à l’éducation.

 

 

 

 

 

NON à la Gestation pour Autrui !

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La Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté est pour l’abolition universelle de la Gestation pour Autrui.

Elle soutient la position de la Marche Mondiale des Femmes suite à l’article sur la Gestation pour Autrui de Barbara Krief, dans l’Obs n°2898.

En effet, seul le désarroi des parents « d’intention » est largement énoncé comme une souffrance, rien n’est dit de la souffrance et de la situation des mères de substitution, rien n’est dit sur la situation de l’enfant, de la rupture du lien charnel construit pendant la grossesse entre la mère porteuse et lui, rien n’est dit non plus du détournement de la loi par les parents « d’intention » et rien n’est dit du lien entre la GPA et le trafic des êtres humains.

Comment une journaliste d’une journal grand public comme l’Obs, peut-elle considérer que l’attitude du Quai d’Orsay découle d’une mauvaise volonté alors que c’est le simple respect de la loi française qui dicte son attitude.

Une telle transaction commerciale ne peut plus exister depuis l’abolition de l’esclavage. Dans le contrat de Gestation pour Autrui le corps et la personne de l’enfant sont dans une position d’objet du contrat incompatible avec les principes du droit de la personne humaine. Ce contrat s’apparente à une forme de corruption car en effet il attribue une valeur marchande à l’enfant et à la vie organique de la mère de substitution.

La Gestation pour Autrui est une façon de falsifier la filiation maternelle de l’enfant en substituant une mère » intentionnelle » à sa mère de naissance. Actuellement la tendance est d’établir des déclarations judiciaires de parenté « intentionnelle » au stade le plus précoce de la gestation. Cela permet de reconnaître juridiquement les parents d’intention pendant la grossesse et de les désigner comme parents légaux dans l’acte de naissance. Celui-ci n’est pas conforme au certificat d’accouchement mais il permet aux parents d’intention de contourner la loi française et de faire établir les actes d’état civil.

La médecine collabore avec les marchés du corps humain au nom de la liberté des contrats, en oubliant toute éthique. Une idéologie ultralibérale tend à réduire la personne humaine à une ressources biologique disponible sur le marché. Le désir d’enfant, aussi intense soit-il, ne peut pas s’imposer au respect de la vie humaine.

La Gestation pour Autrui altruiste est très peu pratiquée, sa mise en avant, par les médias, cache les actes commerciaux généralement pratiqués, par des couples riches, qui à travers des agences commerciales trouvent des femmes pauvres à exploiter. Cette pratique touche aujourd’hui, les femmes les plus vulnérables dans le monde.

Seule l’abolition universelle de cette pratique pourra éliminer cette violence faite aux femmes porteuses et aux enfants.

Nous recommandons à tous et toutes, et à Barbara Krief en particulier, de lire la Convention de La Haye qui interdit tout arrangement programmant à l’avance l’abandon d’un enfant par sa mère de naissance et tout paiement de l’enfant par les parents adoptifs.

 

 

 

 

 

Le gouvernement annonce 4 millions d’euros supplémentaires pour les femmes victimes de violences

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Le gouvernement va augmenter de 3 millions d’euros ses subventions aux associations qui aident les femmes victimes de violence et consacrer un million d’euros supplémentaires à des places d’hébergement pour éloigner les hommes violents, a annoncé mercredi dernier Marlène Schiappa.

La Secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes a annoncé   le déblocage de 4 millions d’euros supplémentaires pour les femmes victimes de violence. 3 millions d’euros vont être attribués aux associations de soutien aux victimes sous forme de subventions et 1 million d’euros sera consacré à des places d’hébergement pour éloigner les hommes violents. Ces 4 millions d’euros, inscrits dans le nouveau projet de budget rectificatif pour 2020 présenté  en conseil des ministres, représentent une augmentation de 13 % du budget propre au secrétariat d’Etat chargé de l’Egalité entre les femmes et les hommes, a précisé Marlène Schiappa dans un communiqué.

Le gouvernement prévoit en outre d’investir 1,2 million d’euros supplémentaire pour « pérenniser » en 2020 des « dispositifs d’accompagnement des auteurs de violences » indique l’AFP. Cette somme avait déjà été budgétée précédemment mais inscrite dans une « réserve de précaution » qui va donc être « levée ». Cet argent « servira intégralement à soutenir les actions d’associations portées via le Grenelle des Violences conjugales pour mieux protéger les femmes », selon la Secrétaire d’Etat.

« Chaque euro est précieux »

Interrogée par l’AFP, la présidente de la Fondation des femmes, Anne-Cécile Mailfert, s’est félicitée d’une « excellente nouvelle », d’autant que « cet argent est nécessaire pour faire face à des situations d’urgence ». Ces quelque 4 millions d’euros supplémentaires annoncés mercredi dernier sont certes peu de chose comparés aux 45 milliards destinés à soutenir les secteurs les plus fragilisés par la récession, a-t-elle concédé. Mais le budget dédié à l’égalité femmes-hommes « est tout petit, donc chaque euro est précieux », a-t-elle jugé.

Le 50ème anniversaire du TNP encourage 17 signataires à rappeler à cinq Etats dotés d’armes nucléaires leurs engagements

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New York – La prochaine Conférence d’examen 2020 du Traité international historique sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), reportée en raison de la pandémie COVID-19,  présente « une occasion opportune pour les Etats parties d’entreprendre un examen et évaluation » de son état actuel, indique le communiqué conjoint publié le 19 mai par 17 Etats parties au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

Au total, 191 Etats ont adhéré au Traité, dont les cinq Etats dotés d’armes nucléaires -les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la Grande-Bretagne et la France.

Les signataires du communiqué attendent avec intérêt de travailler avec d’autres Etats parties. Il ne fait aucun doute que la mise en oeuvre des engagements en matière de désarmement aurait permis d’allouer davantage de ressources au développement durable ainsi qu’à la coopération internationale et à la préparation pour faire face à de telles urgences de santé publique et mondiales.

« Il est maintenant temps que les Etats parties traduisent leurs paroles en actions concrètes appuyées par des critères de référence et des délais clairs et convenus. Ce n’est que grâce à de tels efforts que nous pourrons envisager les 50 prochaines années du TNP avec succès, en améliorant les importantes réalisations des dernières années.  « Nous commémorons actuellement ses 50 ans » accentue le communiqué.

 

Voici le texte intégral du communiqué conjoint :

« A l’occasion de son 50ème anniversaire, l’Algérie, l’Autriche, le Brésil, le Chili, le Costa Rica, l’Equateur, l’Egypte, l’Indonésie, l’Irlande, la Malaisie, le Mexique, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, le Nigéria, les Philippines, l’Afrique du Sud et la Thaïlande célèbrent l’entrée en vigueur du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). La création du TNP à une époque de tensions et de méfiance accrues témoigne de la valeur de la coopération internationale et du succès de la diplomatie multilatérale dans un environnement difficile comme la sécurité internationale.

Cinq décennies après son entrée en vigueur, le TNP demeure un instrument inestimable pour contribuer à la paix et à la sécurité internationales. En tant que pierre angulaire du régime mondial de désarmement nucléaire et de non-prolifération nucléaire, le TNP a joué un rôle déterminant dans le soutien aux efforts internationaux visant à limiter les menaces posées par les armes nucléaires et leur prolifération, tout en jetant les bases d’un désarmement nucléaire mondial menant à l’élimination complète des armes nucléaires afin de débarrasser l’humanité des menaces existentielles qu’elles représentent.

La profonde préoccupation suscitée par la menace persistante que les armes nucléaires font peser sur l’humanité et la possibilité de leurs effets humanitaires catastrophiques, soulignent également la nécessité urgente de progrès significatifs et tangibles. A cet égard, nous rappelons la préoccupation exprimée par tous les Etats parties face à cette catastrophe humanitaire. Les conséquences de toute utilisation d’armes nucléaires, comme indiqué dans le document final de la Conférence d’examen du TNP de 2010.

Le TNP a joué un rôle central dans la promotion des diverses utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire, en veillant à ce que la non-prolifération nucléaire n’entrave pas les droits et l’accès des Etats parties aux utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire. A cet égard, l’Energie atomique internationale l’AIEA a réussi à jouer un rôle efficace dans la mise en oeuvre du TNP.

Ce demi-centenaire du TNP nous rappelle l’importance de son universalisation. Tous les Etats qui ne l’ont pas encore fait devraient adhérer au Traité en tant qu’Etats non dotés d’armes nucléaires sans plus tarder,  ni conditions. Il s’agit de redoubler d’efforts collectifs pour mettre pleinement en oeuvre les trois piliers égaux  qui sont essentiels pour atteindre ses objectifs.

Lors des précédentes conférences d’examen, les Etats parties ont pris des engagements spécifiques pour mettre en oeuvre les obligations du Traité. Les réalisations accomplies en ce jour en vertu du TNP sont l’aboutissement d’efforts internationaux concertés à cette fin.

Le succès de la mise en oeuvre du Traité est entre les mains de ses Etats parties. Les Etats non dotés d’armes nucléaires se sont engagés à ne pas développer d’armes nucléaires en échange de l’élimination des arsenaux nucléaires par les Etats dotés d’armes nucléaires. Les progrès en matière de désarmement nucléaire sont à la traîne  sur la non-prolifération nucléaire et les utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire.

Il est urgent de mettre en oeuvre des mesures de désarmement nucléaire concrètes, transparentes, vérifiables et irréversibles afin de remplir les obligations et les engagements dans le cadre du TNP. Nous devons maintenir et préserver la crédibilité, la viabilité et l’efficacité du TNP, et la seule façon de protéger le TNP, c’est de le mettre en oeuvre.

Bien que certains progrès en matière de désarmement nucléaire aient été réalisés au cours des cinq dernières décennies, ils sont loin d’être suffisants et l’obligation de désarmement nucléaire n’a toujours pas été remplie. Les programmes de modernisation actuels mettent les progrès réalisés en danger de renversement. En même temps nous constatons une érosion très préoccupante de l’architecture multilatérale de désarmement nucléaire et de maîtrise des armements, les accords existants étant résiliés et d’autres en danger. L’environnement et les défis mondiaux actuels en matière de sécurité justifient des progrès urgents.

Le 50ème anniversaire de l’entrée en vigueur du TNP coïncide avec le 25ème anniversaire de sa prorogation indéfinie. Il est important de rappeler que la prorogation indéfinie du TNP faisait partie d’un ensemble de décisions, y compris une décision de renforcer le processus d’examen du Traité, identifier les principes et objectifs du désarmement et de la non-prolifération nucléaire ainsi qu’une résolution sur la création d’une zone exempte d’armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive au Moyen-Orient.

Ces décisions ainsi que la résolution sur le Moyen-Orient, sont considérées comme indissociables de l’extension indéfinie du TNP et doivent être honorées par tous les Etats parties.

Il convient également de souligner que la prolongation indéfinie du Traité ne peut en aucun cas être interprétée comme une justification de la conservation indéfinie des armes nucléaires.

La création de zones exemptes d’armes nucléaires dans toutes les régions du monde est une mesure positive et une importante mesure intérimaire visant à renforcer le désarmement et la non-prolifération nucléaire mondiaux et à réaliser les objectifs du TNP, en attendant l’élimination totale des armes nucléaires.

En cette occasion capitale, nous réaffirmons solennellement nos engagements passés, convenus lors des précédentes conférences d’examen du TNP, qui devraient être développés à la prochaine Conférence d’examen. Nous demandons aux autres Etats parties de faire de même. Comme l’histoire du TNP n’est pas dépourvu de défis, il est donc aujourd’hui confronté à des défis difficiles.

Toutefois, notre prise de conscience de ces différents obstacles ne devrait pas être une raison de faiblir ; elle devrait au contraire renforcer notre détermination à travailler ensemble pour les surmonter, grâce à un dialogue multilatéral plus ouvert, inclusif et transparent, avec civilité et diplomatie, dans le cadre du Traité de non-prolifération nucléaire.

La prochaine Conférence d’examen du TNP, qui a été reportée en raison des circonstances malheureuses de la pandémie de Covid-19, offre une occasion opportune aux Etats parties d’entreprendre un examen et une évaluation complets de l’état actuel du Traité et de la mise en oeuvre de ses trois piliers ainsi que des obligations et engagements antérieurs dans son cadre. La Conférence d’examen a la responsabilité d’identifier des domaines et des moyens supplémentaires pour que de nouveaux progrès concrets soient réalisés à l’avenir.

Nous attendons avec intérêt de travailler avec d’autres Etats parties à cet égard. Il ne fait aucun doute que la mise en oeuvre des engagements en matière de désarmement aurait permis d’allouer davantage de ressources au développement durable ainsi qu’à la coopération internationale et à la préparation pour faire face à ces problèmes de santé publique et de mondialisation.

Il est maintenant temps que les Etats parties traduisent leurs paroles en actions concrètes appuyées par des repères et des délais clairs et convenus. Ce n’est que grâce à de tels efforts que nous pourrons nous tourner vers la réussite des 50 prochaines années du TNP, en améliorant les réalisations importantes des 50 dernières années que nous commémorons actuellement. »

 

le Bureau des Nations Unies    –      le 24 mai 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ensemble refusons la nouvelle campagne de tirs du missile nucléaire M51

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Le ministère des Armées a annoncé, mardi 9 juin, que plusieurs tirs d’essai de missiles nucléaires M51 seraient réalisés d’ici la mi-juillet. Les missiles lancés à cette occasion seront dépourvus de leurs têtes nucléaires. Les essais de systèmes d’armes liés à la dissuasion nucléaire étant couverts par le secret défense, la date exacte à laquelle ils auront lieu n’a pas été communiquée. Seule la zone dans laquelle ils seront réalisés est connue : elle est située au sud de la pointe de Penmarc’h, dans le sud du Finistère. La préfecture maritime de l’Atlantique y a restreint la navigation, le mouillage, la plongée, la pêche et les activités nautiques jusqu’au 8 juillet.

Les missiles M51 mesurent douze mètres de hauteur, pèsent cinquante tonnes, et disposent d’une force de frappe équivalente à six cents fois celle des bombardements atomiques d’Hiroshima. Ils sont conçus pour être lancés depuis des sous-marins nucléaires lanceurs d’engin. Ils coûtent, à l’unité, 120 millions d’euros.

« C’est une obscénité en ces temps de pandémie », selon la Fédération antinucléaire de Bretagne. « Cette reprise des essais est en contradiction totale avec le Traité de Non-Prolifération qui reconnaît que certains Etats peuvent détenir l’arme nucléaire à condition que ceux-ci réalisent de « bonne foi » un processus de désarmement nucléaire », affirme l’association dans un communiqué. L’association rappelle également que, lors d’un essai en 2013, un missile avait explosé lors de son lancement, ce qui avait empêché la pratique de la pêche pendant plusieurs mois.

En opposition à cette campagne, les comités bretons du Mouvement de la Paix ont décidé d’organiser des piquets de protestation et des « pique-niques pour la paix » à Nantes, Rennes, Lannion, Saint Malo, Penmarc’h et Morlaix. Les ONG anti nucléaire espèrent voir ces initiatives essaimer partout en France afin d’inciter le gouvernement à « inverser ses priorités en faveur des urgences sanitaires et environnementales », et non en faveur des armes nucléaires.

 

9 juin 2020

 

 

 

La PMA pour toutes, une urgence absolue

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Adoptée en première lecture en octobre 2019 à l’Assemblée Nationale, puis en février 2020 au Sénat, la loi bioéthique étendant la PMA à toutes les femmes, qui devait être votée définitivement avant l’été, est une énième fois reportée. Les reports répétés depuis 2012 malgré les promesses successives sont scandaleux et discriminatoires envers les femmes lesbiennes et les femmes célibataires.

La PMA pour toutes est un enjeu fondamental qui ne peut continuer à être reporté à une date inconnue.

Si la crise sanitaire a obligé les responsables politiques à revoir le calendrier de réformes, le report de cette avancée législative s’inscrit dans un continuum de violences et de mépris envers les femmes lesbiennes, et nie les réalités dans lesquelles se trouvent des milliers de femmes. C’est un recul supplémentaire de plus en cette période où le Covid-19 et le confinement ont déjà eu pour effet d’accentuer les inégalités femmes/hommes. L’augmentation des violences masculines contre les femmes et les filles, l’épuisement des mères confinées, les salaires notoirement insuffisants des infirmières et aides-soignantes pourtant en première ligne dans la lutte contre le virus sont autant de réalités indiscutables.

En 2020 , les femmes lesbiennes et célibataires sont toujours exclues du parcours PMA, contraintes alors de prendre des risques élevés pour fonder une famille (automédication, insémination artisanale, PMA faite à l’étranger, etc..). Depuis 2012, on nous promet l’égalité. S’il s’agit d’une « loi aussi importante » comme l’a souligné Gilles Le Gendre, pourquoi ne pas l’adopter le plus rapidement possible ? Il y a urgence !

Plus que jamais les ONG féministes sont aux côtés des femmes lesbiennes et célibataires et se battent en faveur de l’égalité ! Nous exigeons que la loi bioéthique soit inscrite à l’agenda parlementaire sans attendre et qu’elle soit votée le plus rapidement !

Paris, le 6 juin 2020

 

 

Un million d’euros pour lutter contre les féminicides !

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Les Grands Prix de la Fondation des Femmes récompensent 20 projets visant à diminuer le nombre de féminicides en France. Les dotations totalisent un million d’euros issu de la générosité du public.

Les projets lauréats se répartissent en 5 catégories définies avec le Conseil Scientifique de la Fondation des Femmes, composé d’associations de terrain à même d’évaluer les besoins les plus criants en France. Les projets ont été sélectionnés -parmi 120 projets- par le COMEX de la Fondation des Femmes sous égide de la Fondation de France le 10 avril dernier.

Parmi les projets lauréats dans les 5 axes :

1/ le soutien aux numéros d’écoute, tchat et autres solutions permettant de répondre aux femmes victimes et aux témoins tels que la ligne d’écoute Violences Femmes Handicapées de l’association FDFA ;

2/ l’aide à la création de nouvelles Maisons des femmes, sur le modèle de la Maison des Femmes de Saint-Denis, lieux d’accueil uniques d’orientation et d’accompagnement des femmes victimes qui seront situés à Brives la Gaillarde, Paris, Versailles et Strasbourg ;

3/ le soutien aux innovations en faveur de la protection des victimes : avec le financement d’un projet pilote de lutte contre les cyberviolences conjugales en Seine Saint Denis ou l’application APP-Elles ;

4/ le soutien à la prévention des violences tel que celui de l’association Filactions pour son projet de sensibilisation des jeunes en milieu rural ;

5/ l’accompagnement des femmes victimes de violences tel que le projet d’accompagnement psychologique du psychotraumatisme des femmes et des enfants victimes de violences conjugales porté par l’association Elle’s imagine’nt.

 

« Mieux conseillées, mieux accompagnées, mieux protégées, les femmes peuvent partir, se défendre et se reconstruire. Mieux sensibiliser les générations futures c’est aussi éviter que les mêmes schémas se reproduisent. Mais il n’est pas possible de vider un océan de violences à la petite cuillère. Les moyens financiers dédiés aux associations sont une partie essentielle de la solution pour mettre un terme aux violences faites aux femmes ». Anne-Cécile Mailfert, Présidente de la Fondation des Femmes.

Ces Grands Prix sont le résultat d’un engagement fort de la Fondation tout au long de l’année 2019, qui a été marquée par un nombre record de féminicides. L’action de la Fondation, aux côtés des familles et proches de victimes de féminicides et des associations a permis une prise de conscience de l’urgence d’attribuer des moyens supplémentaires. Ainsi en 2020, 81% des français.es considèrent que les féminicides ne sont pas une fatalité, selon le baromètre « Priorités Femmes » réalisé par l’Institut Kantar pour la Fondation des Femmes publié le 6 mars 2020.

Cette mobilisation citoyenne aura permis de collecter ce million d’euros dans le cadre de différentes campagnes et évènements comme la Nuit des Relais. La Fondation remercie ses donateurs.trices et mécènes.

Décalée pour cause de crise sanitaire, la cérémonie de remise de prix aura lieu à la rentrée 2020.

Paris, le 2 juin 2020

Ukraine : des bébés « stockés » par des sociétés sans autorisation légale de tutelle de mineurs.

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En Ukraine, comme l’ont révélé presse et média sociaux, des centaines de bébés sont bloqués en raison des mesures sanitaires contre la pandémie. Mais le coup de projecteur donné aux bébés nés de mères porteuses en Ukraine ne doit pas faire oublier tous ceux qui sont également retenus en Géorgie, aux Etats-Unis, en Inde et partout où la Gestation pour Autrui est pratiquée.

Il est clair  que cette situation critique a été engendrée par des lois permissives en matière de maternité de substitution ainsi que par l’absence de contrôles publics sur ce type d’activité, que ce soit les cliniques, les juristes et les intermédiaires qui la pratiquent ou y contribuent. Cette crise est révélatrice des méfaits provoqués par le recours à la maternité de substitution, plus visibles encore à l’échelle transnationale.

Dès le début de la pandémie des initiatives en Espagne ont alerté pouvoirs publics et organisations internationales. En Italie, une dizaine d’associations en ont appelé à leur ambassadeur en Ukraine tandis que, en tant que Coalition Internationale pour l’Abolition de la Maternité de Substitution, nous avons interpellé le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Depuis, le défenseur ukrainien des droits de l’enfant, Mykola Kuleba, a fait oeuvre de vérité en déclarant que la maternité de substitution en Ukraine viole les droits des enfants et que la commercialisation et l’accès à un tel « service » en Ukraine favorisent la vente incontrôlée d’enfants ukrainiens à l’étranger. Il estime que l’Ukraine est devenue une boutique internationale en ligne pour l’acquisition de bébés et reconnaît qu’ils ne savent pas combien d’enfants l’Ukraine « livre » de cette manière. Il a souligné qu’aucun Etat n’est obligé de « fournir » un enfant à une famille, en particulier à une famille étrangère, ajoutant que pour lui, la maternité de substitution relève de l’exploitation des femmes par le biais de rémunérations octroyées par des entreprises privées pour répondre aux besoins d’adultes.

La commissaire aux droits humains du Parlement ukrainien, Liudmyla Denisova, reconnaît de son côté que l’Etat ne prend pas toute les mesures appropriées pour protéger les droits et la dignité des enfants, tandis que l’Ukraine devient un pays fournisseur pour les étrangers, donnant naissance à des enfants dont elle ne peut contrôler le sort. Elle a en outre déclaré que la maternité de substitution en Ukraine est un problème qui nécessite une réponse globale et immédiate.

On peut espérer que ces prises de conscience officielles conduiront à l’interdiction du recours à la maternité de substitution en Ukraine comme ce fut le cas dans d’autres pays qui, à la suite de scandales retentissants, en ont interdit la pratique.

Mais les images glaçantes venues d’Ukraine ne montrent qu’une infime partie du problème des enfants nés de mères porteuses. Car nulle part ces enfants ne sont protégés par l’Etat sur le territoire duquel ils sont nés. Partout, des solutions de fortune sont improvisées : mères porteuses qui accueillent les enfants dans leur propre famille, en attendant que les commanditaires les récupèrent ; cliniques qui s’improvisent pouponnières pour des enfants qui n’ont pas de papiers, pas d’assurance médicale ni de statut.

La maternité de substitution commerciale relève de la vente d’enfant, selon la définition des Nations Unies : un enfant est donné pour de l’argent.

Les enfants comme tous les êtres humains, ont le droit d’être protégés. Tout d’abord, contre le marché. Or, la maternité de substitution est un marché.

Est-ce « dans l’intérêt supérieur de l’enfant » que de laisser ces nouveau-nés aux mains de marchands.

 

La Coalition Internationale pour l’Abolition de la Maternité de Substitution

(dont la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté fait partie)