10 DECEMBRE 2021 , JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DE L’HOMME !

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La Journée des Droits de l’Homme a pour thème L’EGALITE et l’article 1 de la Déclaration universelle des droits de l’homme :« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ».

« Après tout, où commencent les droits de l’homme universels ? Ils commencent près de chez soi, en des lieux si proches et si petits qu’on ne peut les voir sur aucune carte du monde(….) Si dans ces lieux les droits sont dénués de sens, ils n’en auront guère davantage ailleurs. Si chacun ne fait pas preuve du civisme nécessaire pour qu’ils soient respectés dans son entourage, il ne faut pas s’attendre à des progrès à l’échelle du monde ».

La Présidente de la Commission des droits de l’homme de l’ONU, Eleanor Roosevelt (extrait de son discours prononcé le 27 mars 1958 à l’occasion du 10ème anniversaire de la proclamation de la Déclaration universelle des droits de l’homme).

LA JOURNEE DES DROITS DE L’HOMME est célébrée chaque année le 10 décembre, jour anniversaire de l’adoption en 1948 par l’Assemblée générale des Nations Unies de la Déclaration universelle des droits de l’homme, un document fondateur qui a proclamé les droits inaliénables de chaque individu en tant qu’être humain, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique et de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. Cette déclaration est la première reconnaissance universelle du fait que les libertés et les droits fondamentaux sont inhérents à tout être humain, qu’ils sont inaliénables et s’appliquent également à tous, que nous sommes tous nés libres et égaux en dignité et en droits. Ce document fondateur -traduit dans plus de 500 langues différentes – continue d’être, pour chacun d’entre nous, une source d’inspiration pour promouvoir l’exercice universel des droits de l’homme.

THEME 2021 : L’EGALITE

Les principes d’égalité et de non-discrimination sont au coeur des droits de l’homme. La notion d’égalité fait partie intégrante du Programme 2030 et de l’approche des Nations Unies définie dans le document Shared Framework on Leaving No One Behind : Equality and Non-Discrimination at the Heart of Sustainable Development (Cadre commun pour ne laisser personne de côté : l’égalité et la non-discrimination au coeur du développement durable). Il s’agit notamment d’examiner les formes de discrimination profondément ancrées touchant les populations les plus vulnérables de nos sociétés et de trouver des solutions à ces problèmes.

L’égalité, l’inclusion et la non-discrimination, soit une approche du développement fondée sur les droits de l’homme, constituent le meilleur moyen de réduire les inégalités et de nous remettre sur la bonne voie en vue de réaliser le Programme 2030.

UNE ECONOMIE FONDEE SUR LES DROITS DE L’HOMME PEUT BRISER LES CYCLES DE LA PAUVRETE

La pauvreté endémique, les inégalités généralisées et la discrimination structurelle constituent des violations des droits de l’homme et figurent parmi les plus graves problèmes mondiaux actuels. Pour s’y attaquer efficacement, il faut des mesures fondées sur les droits de l’homme, un engagement politique renouvelé et la participation de tous, en particulier des personnes les plus touchées. Nous avons besoin d’un nouveau contrat social permettant de partager plus équitablement le pouvoir, les ressources et les possibilités et définissant les fondements d’une économique durable fondée sur les droits de l’homme.

RECONSTRUIRE UN MONDE PLUS JUSTE : UN NOUVEAU CONTRAT SOCIAL

Les droits de l’homme, y compris les droits économiques, sociaux et culturels, ainsi que le droit au développement et le droit à un environnement sûr, propre, sain et durable, sont indispensables pour construire une nouvelle économie fondée sur les droits de l’homme capable de soutenir des sociétés meilleures, plus justes et plus durables pour les générations actuelles et futures. Une économie fondée sur les droits de l’homme devrait être à la base d’un nouveau contrat social.

L’EGALITE DES CHANCES POUR LES JEUNES

Les crises financières et sanitaires successives ont eu des répercussions durables et multidimensionnelles sur des millions de jeunes. Si leurs droits ne sont pas protégés, notamment grâce à des emplois récents et à une protection sociale, la « génération COVID » risque de subir les effets préjudiciables des inégalités et de la pauvreté croissantes.

RENVERSER LES INEGALITES ET LES INJUSTICES EN MATIERE DE VACCINS

L’injustice en matière de vaccins, à travers la répartition inéquitable des vaccins et leur thésaurisation, est contraire aux normes juridiques internationales et au droit international des droits de l’homme, ainsi qu’à l’esprit de solidarité mondiale. L’appel lancé en faveur d’un programme commun et d’un nouveau contrat social entre gouvernements et citoyens doit être suivi sans plus attendre afin de rétablir la confiance et de permettre à tous de vivre dans la dignité.

PROMOUVOIR LE DROIT A UN ENVIRONNEMENT SAIN ET A LA JUSTICE CLIMATIQUE

La dégradation de l’environnement, notamment les changements climatiques, la pollution et la perte de la biodiversité, affecte de manière disproportionnée les personnes, les groupes et les peuples en situation de vulnérabilité. Ces répercussions exacerbent les inégalités existantes et ont des effets néfastes sur les droits de l’homme des générations actuelles et futures. A la suite de la reconnaissance du droit à un environnement propre, sain et durable par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, des mesures urgentes doivent être prises pour respecter, protéger et réaliser ce droit. Ces mesures doivent être au coeur d’une nouvelle économie fondée sur les droits de l’homme capable d’assurer une relance verte après la COVID-19 et une transition juste.

PREVENIR LES CONFLITS ET RENFORCER LA RESILIENCE A TRAVERS L’EGALITE, L’INCLUSION ET LES DROITS DE L’HOMME

Les droits de l’homme ont le pouvoir de s’attaquer aux causes profondes des conflits et des crises, en répondant aux griefs, en éliminant les inégalités et l’exclusion et en permettant aux personnes de participer à la prise de décisions qui ont une incidence sur leur vie. Les sociétés qui protègent et favorisent les droit de l’homme de tous sont des sociétés plus résilientes, mieux préparées, grâce aux droits de l’homme, pour faire face aux crises inattendues comme les pandémies et les effets de la crise climatique. L’égalité et la non-discrimination sont essentielles à la prévention : en garantissant tous les droits de l’homme pour tous, tout le monde peut accéder aux avantages préventifs des droits de l’homme. Toutefois, lorsque certaines personnes ou certains groupes sont exclus ou font l’objet de discriminations les inégalités alimentent le cycle des conflits et des crises.

Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU : « L’anéantissement nucléaire reste une épée de Damoclès »

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A quelques semaines du sommet des 191 pays membres et signataires du Traité de non-prolifération nucléaire, Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, souhaite que le monde fasse pression sur les dirigeants de la planète pour limiter ou éliminer les risques de l’usage de l’arme atomique. Il alerte sur le risque de « malentendu » ou « d’erreur d’appréciation » qui pourrait entraîner non seulement la souffrance et la mort à une échelle effroyable, mais aussi la fin de toute vie sur Terre ».

Voici son texte :

« Nous vivons une époque inquiétante. Crise climatique, inégalités criantes, conflits sanglants, atteintes aux droits humains et ravages causés par la pandémie de Covid-19 sur le plan personnel et économique : jamais de mon vivant notre monde n’avait été soumis à autant de pressions.

Mais la menace existentielle qui avait jeté une ombre sur la première moitié de ma vie ne reçoit plus l’attention qu’elle mérite : les armes nucléaires ont disparu des gros titres et des scénarios d’Hollywood. Le danger qu’elles représentent est pourtant tout aussi important et s’accroît d’année en année. L’anéantissement nucléaire est une épée de Damoclès : il suffirait d’un malentendu ou d’une erreur d’appréciation pour entraîner non seulement la souffrance et la mort à une échelle effroyable, mais aussi la fin de toute vie sur Terre.

LES ARMES NUCLEAIRES NE SONT PAS UN PROBLEME DU PASSE

Par un mélange de chance et de discernement, les armes nucléaires n’ont pas été utilisées depuis la destruction d’Hiroshima et Nagasaki en 1945. Mais compte tenu du stockage de plus de 13 000 armes nucléaires dans les arsenaux du monde entier, combien de temps notre chance peut-elle durer ? La pandémie de Covid-19 a suscité une nouvelle prise de conscience des conséquences catastrophiques que peut avoir un évènement peu probable.

A la fin de la guerre froide, les arsenaux nucléaires ont été considérablement réduits, voire éliminés. Des régions entières se sont déclarées exemptes d’armes nucléaires. Les essais nucléaires ont été profondément rejetés de toutes parts.

La fin de la guerre froide nous a également laissé une impression fausse et dangereuse : celle que la menace d’une guerre nucléaire appartenait au passé.

C’est on ne peut plus faux. Les armes nucléaires ne sont pas un problème du passé. Elles constituent une menace bien actuelle et grandissante.

Le risque d’un recours à des armes nucléaires n’a jamais été aussi élevé depuis les exercices d’évacuation et les abris antiatomiques de la guerre froide.

Les relations entre certains pays dotés de l’arme nucléaire sont aujourd’hui empreintes de méfiance et de rivalités. Le dialogue est largement absent. La transparence disparaît et les armes nucléaires prennent de l’importance à mesure que les stratégies de sécurité nationale trouvent de nouveaux contextes pour leur utilisation.

LE PAYSAGE NUCLEAIRE EST UNE VERITABLE POUDRIERE, QUI RISQUE DE S’EMBRASER AU MOINDRE ACCIDENT OU MAUVAIS CALCUL

Parallèlement, les progrès technologiques et les nouvelles arènes de compétition dans le cyberespace et l’espace extra-atmosphérique ont mis à nu les faiblesses et accru le risque d’escalade nucléaire? Nous manquons de cadres et d’outils internationaux face à ces évolutions.Et la multipolarité qui caractérise l’ordre mondial actuel signifie que toute crise régionale à caractère nucléaire risque d’entraîner l’intervention d’autres pays dotés de l’arme nucléaire.

Le paysage nucléaire est donc une véritable poudrière, qui risque de s’embraser au moindre accident ou mauvais calcul. Pour changer de cap et faire éloigner la menace d’un cataclysme nucléaire, notre principal espoir est le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, plus connu sous le sigle TNP, qui est entré en vigueur en 1970, au plus fort de la guerre froide.

Le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires est l’une des principales raisons pour lesquelles les armes nucléaires n’ont pas été utilisées depuis 1945. Les parties du Traité, et notamment les cinq grands Etats dotés de l’arme nucléaire, ayant pris des engagements juridiquement contraignants en vue d’un désarmement nucléaire, le TNP est aussi un catalyseur sur la voie du désarmement, le seul moyen d’éliminer ces armes effroyables une bonne fois pour toutes.

Les 191 pays qui ont adhéré au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, soit la grande majorité des pays du monde, ont pris l’engagement de ne pas acquérir ni fabriquer d’armes nucléaires. Et c’est l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qui se charge de contrôler et de faire respecter ces engagements. Dans un mois, les pays membres du TNP se réuniront pour leur conférence quinquennale afin d’examiner les progrès accomplis dans la mise en oeuvre du Traité. Nous devons saisir cette occasion pour inverser des tendances dangereuses, qui vont croissant, et échapper à la menace que font peser ces armes inhumaines.

PERSONNE NE SERA EPARGNE SI UNE ARME NUCLEAIRE VENAIT A ETRE UTILISEE

La Conférence doit prendre des mesures énergiques dans six domaines : définir la marche à suivre en vue du désarmement nucléaire, décider de nouvelles mesures de transparence et de dialogue afin de réduire le risque de guerre nucléaire, prévenir les crises nucléaires qui couvent au Moyen-Orient et en Asie, oeuvrer au renforcement des instances mondiales qui appuient la non-prolifération, notamment l’AEIA, promouvoir une utilisation pacifique de la technologie nucléaire à des fins médicales, rappeler aux peuples du monde, et en particulier aux jeunes, que l’élimination des armes nucléaires est le seul moyen de garantir qu’elles ne seront jamais utilisées.

Les débats qui auront lieu dans les salles de négociation du TNP en janvier 2022, nous concernent toutes et tous, car personne ne sera épargné si une arme nucléaire venait à être utilisée. La fragilité de notre monde n’a jamais été aussi évidente.

J’espère que les peuples du monde entier pousseront leurs gouvernements à s’éloigner de l’abîme et à créer un monde plus sûr pour tous : un monde exempt d’armes nucléaires ».

10 décembre 2021

25 Novembre 2021, Journée internationale de luttes contre les violences faites aux femmes

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Ce gouvernement a proclamé par la bouche d’Elisabeth Moreno, ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Egalité des chances, qu’il n’y avait pas un seul gouvernement qui se soit occupé des violences « contre les femmes comme nous l’avons fait ». Et de préciser que quatre lois ont été votées depuis l’accession d’Emmanuel Macron au pouvoir.

Si ce gouvernement a été contraint de voter quatre lois c’est d’abord parce qu’il s’est trouvé au milieu de la tornade #MeToo et qu’il subit depuis une pression extrêmement forte. C’est aussi parce qu’aucun gouvernement auparavant n’a voulu voter une loi-cadre comme l’Espagne l’a fait dès 2004. Les pouvoirs colmatent les brèches et tant qu’il n’y aura pas une forte volonté politique de lutter contre ces violences, il faudra voter des lois. Au lieu de cela, tous les gouvernements veulent essayer de sauver les fondements de la justice patriarcale en restreignant la portée des lois votées.

Et pourtant malgré toutes ces lois les féminicides continuent, les victimes sont mal reçues dans les commissariats (#doublepeine), les non lieux et classements sans suite continuent de tomber. Tous les secteurs dénoncent les violences…..(sport, théâtre, politique, etc..).

Il est urgent d’appliquer les lois votées : par exemple l’article 15-3 du code de procédure pénale qui oblige à recevoir les plaintes de victimes d’infraction pénale ou la loi de 2014 qui instaure une formation obligatoire des professionnel.le.s ou enfin la loi sur l’avortement de 2001 qui instaure trois séances annuelles d’éducation à la sexualité auprès des élèves.

En outre, il faudrait encore voter une loi, globale celle-là, comportant une grande série de mesures indispensables. L’une d’entre elles serait particulièrement significative : créer comme en Espagne des tribunaux spécialisés contre les violences sexistes et sexuelles avec des magistrat.e.s volontaires, motivé.e.s et sérieusement formé.e.s. Peut-être qu’à partir de là les victimes auraient plus confiance envers la justice de leur pays.

Collectif National pour les Droits des Femmes

Six recommandations de la FNCIDFF pour renforcer la prévention et la protection des femmes victimes de violences

Violences sexistes et sexuelles, la Fédération Nationale des Centres d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (FNCIDFF) émet six recommandations pour renforcer la prévention et améliorer la protection des femmes victimes de violences.

Les violences faites aux femmes nous concernent toutes et tous. Elles prennent différentes formes (harcèlement sexuel, viol, agression sexuelle, cybercontrôle, etc.) et se déroulent dans tous les lieux que fréquentent les femmes : les espaces publics, leur foyer, leur lieu de travail, leur université….

Pour lutter contre ces violences, la FNCIDFF et les CIDFF mènent des actions de sensibilisation, informent et accompagnent les femmes victimes au quotidien. A l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, ce sont plus de 160 actions qui ont été mises en place par notre réseau sur l’ensemble du territoire national. Tout au long de l’année, la FNCIDFF et les CIDFF mènent aussi des actions de sensibilisation et de prévention. C’est dans cette perspective que la campagne de sensibilisation #NeRestePasSeule a vu le jour. Cette campagne, diffusée sur les réseaux sociaux et dans les universités, a été conçue spécifiquement pour prévenir et lutter contre les violences sexistes et sexuelles faites aux étudiantes.

Au-delà de ces actions, les 104 CIDFF, qui constituent le premier réseau d’information juridique et d’accompagnement des femmes victimes de violences avec près de 2100 permanences sur tout le territoire, ont accueilli et informé près de 44 000 femmes victimes de violences sexistes et sexuelles en 2020.

Cet accompagnement réalisé au quotidien par notre réseau nous permet d’avoir une vision très précise des besoins des femmes victimes de violences. Ces besoins nous poussent à constater que des réformes visant à renforcer la prévention et améliorer la protection des femmes victimes de violences doivent être mises en place :

Six préconisations faites par la FNCIDFF pour renforcer la prévention et améliorer la protection des femmes victimes de violences :

  1. Former tou-te-s les professionnel-le-s susceptibles d’être en contact avec des femmes victimes de violences (justice, police, professionnel-le-s de santé, etc…)
  2. Rappeler aux forces de l’ordre que la prise de plainte est obligatoire (article 15-3 du Code de procédure pénale)
  3. Recourir davantage aux dispositifs de protection pour les femmes victimes de violences (téléphone grand danger et bracelet antirapprochement)
  4. Sensibiliser les juges aux affaires familiales aux violences conjugales afin qu’ils prononcent davantage d’ordonnances de protection ; dès qu’il y a violences vraisemblables, il y a danger !
  5. Harmoniser les financements des associations qui portent les dispositifs de protection sur l’ensemble du territoire en proposant un financement fixe annuel
  6. Permettre une meilleur coordination des différent-e-s acteur-rice-s en contact avec les femmes victimes et les auteurs de violences au niveau local (police, justice, services pénitentiaires, services sociaux et associations référentes) pour un meilleur partage d’informations et ainsi, une meilleure protection des femmes victimes de violences.

COP26 UN PETIT PAS POUR LES NEGOCIATEURS, UN RENDEZ-VOUS RATE POUR L’HUMANITE

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Un accord était attendu au sommet sur le climat de Glasgow pour tenter de freiner le réchauffement.

Après avoir joué les prolongations, les négociateurs de la COP26 se sont finalement entendus samedi 13 novembre 2021 à Glasgow, sur un texte d’accord.

Las, la révolution attendue n’a pas eu lieu. Si l’objectif de 1,5° reste sur la table, les engagements pris nous mènent toujours vers un scénario catastrophique de réchauffement de +2,4°C à l’horizon 2100 par rapport à l’ère préindustrielle, et le texte de décision finale ne contient pas de disposition suffisamment contraignante pour combler rapidement le fossé avec l’objectif de l’Accord de Paris.

Les maigres avancées obtenues sont le résultat de la mobilisation des jeunes, des leaders des communautés autochtones, des activistes et des pays qui sont en première ligne du changement climatique sans qui ces négociations auraient été un total désastre.

L’appel à réduire de 45% les émissions de Gaz à Effet de Serre d’ici à 2030, est conforme à ce qu’il faut mettre en oeuvre pour tenir l’objectif de +1,5°, mais reste à voir comment il sera effectivement appliqué. En 2022, il sera crucial que les pays présentent des objectifs plus ambitieux.

Plusieurs annonces ont émaillé ces deux semaines de négociations, de l’arrêt de la déforestation en 2030 aux engagements sur le méthane en passant par la coalition pour la sortie progressive du gaz et du pétrole.

Jeudi 11 novembre 2021, à la 26ème Conférence des Nations unies sur le climat (COP 26), huit pays ont voulu marquer le « début de la fin de pétrole et du gaz ».

Pour la première fois, une COP s’attaque frontalement aux énergies fossiles, premières responsables du changement climatique. Au charbon, d’abord, puisque la semaine dernière une vingtaine de pays ont promis de sortir de cette énergie la plus polluante dans les années 2030 et 2040. Mais aussi au pétrole et au gaz, une étape encore rarement franchie.

C’est un rebondissement dans le dossier du soutien aux énergies fossiles : la France rejoint une trentaine de pays et de banques de développement (Etats-unis, Canada…) qui mettront fin à leurs investissements dans le pétrole, le gaz et le charbon à l’étranger à partir de la fin de 2022.

La France ne financera plus, dès 2022, les projets d’énergies fossiles qui ne sont pas accompagnés de « dispositifs d’atténuation » des émissions de gaz à effet de serre (comme le captage et le stockage du CO2), comme le prévoit le texte de la coalition. Puis, elle s’en tiendra à son calendrier pour arrêter de financer l’ensemble des projets, y compris ceux adossés à des techniques de captage du carbone : 2025 pour le pétrole et 2035 pour le gaz.

Le charbon et les hydrocarbures non conventionnels comme ceux issus du schiste ou des sables bitumineux ne sont quant à eux déjà plus soutenus.

La France a aussi rejoint la coalition Beyond Oil and Gas Alliance, regroupant 8 pays : le Costa Rica, le Danemark, le Groenland, l’Irlande, le Pays de Galles, le Québec, la Suède…. qui s’engagent à ne plus octroyer de nouvelles concessions et licences pour la production et l’exploration de pétrole et de gaz et qui fixent une date de fin d’exploitation et d’exploration des hydrocarbures sur leur territoire.

Cette date, qui n’est pas encore déterminée, devra être « alignée sur l’accord de Paris », qui vise à contenir le réchauffement climatique si possible à 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle. Certains des membres de Beyond Oil and Gas Alliance avaient déjà auparavant fixé une date de sortie des hydrocarbures, en 2040, en France ou en 2050 au Danemark.

Un changement radical

La Nouvelle- Zélande, la Californie et le Portugal ont aussi rejoint la coalition en tant que membres associés puisqu’ils ont pris des mesures concrètes importantes qui contribuent à la réduction de la production de pétrole et de gaz et l’Italie en tant que » membre ami ». La Nouvelle Zélande a décidé en 2018 de bannir tout nouveau permis d’exploration pétrolière offshore, tandis que la Californie, importante productrice de pétrole, interdira la fracturation hydraulique (qui permet d’extraire du pétrole et gaz de schiste) en 2024 et cessera toute exploitation d’hydrocarbures à l’horizon 2045.

Au Scottish Event Campus de Glasgow, l’autre sujet crucial concernait les pays les plus vulnérables face aux effets du changement. Les pays du Sud et les ONG demandaient la création d’un mécanisme spécifique pour financer les « pertes et dommages » c’est-à-dire les dégâts irréversibles générés par des catastrophes climatiques.

Malgré les efforts de l’Ecosse, de la Wallonie et de l’Allemagne, cette demande n’a pas abouti à cause des Etats-Unis et de l’Union européenne (notamment la France), historiquement responsables du changement climatique. Ils craignaient, en effet, que la reconnaissance des pertes et préjudices n’entraîne des poursuites judiciaires à leur égard.

Le 13 novembre 2021

COP 26 SOMMET MONDIAL SUR LE CLIMAT

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Les membres de la WILPF de plusieurs continents se sont réunis pour faire campagne pour un monde plus vert. La WILPF plaide pour un monde dirigé par des valeurs féministes, donnant la priorité à la justice environnementale, aux droits de l’homme et à une paix durable.

Alors que la COP 26 sera l’épicentre de l’activisme climatique mondial du 31 octobre au 12 novembre, nos sections du monde entier ont également été actives dans la création de campagnes régionales et nationales pour amplifier leur travail autour de l’environnement et de la paix. Nous en citons trois :

WILPF Canada : une campagne pour « démilitariser, décoloniser les impacts climatiques et l’injustice de l’armée canadienne ».

WILPF Canada publiera deux rapports :

  • une étude sur les impacts climatiques de l’armée canadienne,
  • un rapport sur les impacts climatiques, environnementaux et socioculturels de l’achat prévu par le Canada de nouveaux avions de combat.

Elle soutiendra les journées nationale d’action contre les avions de chasse. Grâce à ce programme, WILPF aidera à établir les liens cruciaux entre la démilitarisation, la décolonisation et aidera à plaider en faveur du désarmement pour la justice climatique et la paix.

WILPF Suède a organisé une série de webinaires en quatre parties qui met en évidence les liens entre les activités militaires, la dégradation de l’environnement, le changement climatique et les conflits. Avec des panels d’activistes et d’experts, les évènements se concentreront sur 4 aspects différents de ce thème, L’objectif est de mettre en évidence et de réfléchir sur les causes, les liens et les conséquences du militarisme ainsi que sur la dégradation de l’environnement et la crise climatique.

Militarisation environnement et climat – les exercices militaires des forces armées suédoises

Militarisation, environnement et climat – la crise climatique et les armes nucléaires

Militarisation, environnement et climat que s’est-il passé à la conférence sur le climat ?

Militarisation environnement et climat -activisme local pour le changement global

WILPF UK : exposition COP 26

L’exposition se concentre sur des thèmes vitaux tels que la sécurité humaine et les moyens de subsistance durables, la solidarité mondiale et le lien entre la justice environnementale et la justice sociale et raciale.

L’exposition montre les liens entre le changement climatique, la désagrégation de l’environnement et le militarisme et comment le rôle de l’armée et de la guerre contribuent à la crise climatique et ont un impact disproportionné sur les plus pauvres du monde, en particulier les femmes, les filles, les communautés autochtones et les groupes minoritaires, dont les perspectives font souvent défaut.

WILPF UK a également collaboré avec la campagne Stop Ecocide pour expliquer comment nous pouvons activer une telle loi et pourquoi elle est nécessaire de toute urgence.

La COP 26 réunit actuellement, du 1er au 12 novembre 2021, de nombreux pays à Glasgow, en Ecosse.

Leur mission, selon les mots d’Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU : s’accorder pour lutter contre cette « menace existentielle pour la planète et nos vies« 

Alors, qu’attendre de ce sommet international pour le climat, le premier depuis 2019 et le début de la pandémie mondiale de COVID19 ?

Sécheresse et famine à Madagascar, crues torrentielles en Allemagne ou en Inde, mégafeux en Amérique du Nord, en Turquie, en Grèce…Ces derniers mois, une cascade de catastrophes climatiques s’est abattue sur la Terre. Le changement climatique, toujours plus palpable pour les sociétés humaines, s’est radicalisé.

« Paris a promis, Glasgow doit concrétiser », répète à l’envi Alok Sharma, président britannique de la COP 26. En ratifiant l’Accord de Paris en 2015, les Etats s’étaient engagés à contenir le réchauffement climatique « nettement en dessous des 2° C par rapport aux niveaux préindustriels ». Les différents rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) parus depuis ont clairement démontré qu’au-delà de 1,5 ° C, des conséquences incommensurables étaient à prévoir : vagues de chaleur sans fin, nombreuses extinctions d’espèces, déstabilisation irréversible des calottes polaires… Ce sont des pans entiers de la planète qui vont devenir inhabitables sous le feu de nos émissions de gaz à effet de serre. Pour limiter les dégâts, les Etats doivent déposer des « contributions déterminées au niveau national » tous les cinq ans, à chaque fois plus ambitieuses. La COP26, repoussée d’un an à cause de la pandémie de COVID19, marque la fin du premier cycle.

Mais, malgré l’urgence et le monde apocalyptique qui se profile, les Etats ne sont toujours pas en phase avec les objectifs qu’ils s’étaient fixés. Les émissions de gaz à effet de serre continuent de croître, excepté en 2020 en raison de la pandémie de COVID19. Les engagements des pays, pris pour 2030, sont insuffisants. Ils mènent la planète vers un réchauffement climatique de 2,7 %C à la fin du siècle, prévient le Programme des Nations unies pour l’environnement dans son bilan annuel de l’action climatique, publié mardi 26 octobre. « Un aller simple vers le désastre », a commenté Antonio Guterres.

Il s’agit désormais de passer à l’action, car seule une réduction drastique de nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 nous permettra de limiter la gravité des impacts climatiques » a déclaré Aurore Mathieu, responsable des politiques internationales au Réseau Action Climat, lors d’une conférence de presse consacrée aux enjeux de la COP26.

Ce sommet, « le plus important depuis la COP21 en 2015 », devra se traduire par « une franche accélération de l’action », a prévenu le Climate Action Network, un réseau mondial de plus de 1 300 organisations non gouvernementales environnementales dans plus de 130 pays, lors d’une autre conférence.

Pour faire pression sur les gouvernements, la société civile vient d’appeler à des actions et mobilisations partout dans le monde.

8 novembre 2021

Il

LETTRE OUVERTE de 381 organisations de la société civile dans 88 pays

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A l’occasion du débat public ouvert du Conseil de Sécurité sur les Femmes, la Paix et la Sécurité de l’ONU qui s’est réuni en octobre 2021 à New-York, 381 Organisations de la société civile dans 88 pays publient une LETTRE OUVERTE aux représentants permanents auprès des Nations Unies.

La Lettre appelle l’ONU, le Conseil de Sécurité et les Etats membres à se tenir aux côtés des femmes défenseures des droits humains, des artisans de la paix et des dirigeants de la société civile.

Chers ambassadeurs,

L’agenda Femmes, Paix et Sécurité est en son coeur, un agenda mené par la société civile, qui, en partenariat avec les Etats membres et l’ONU, a fait pression pour l ‘adoption de la résolution 1325 (2000). Lors du débat public de cette année sur les Femmes, la Paix et la Sécurité, nous vous demandons de vous tenir aux côtés des femmes défenseures des droits humains, des artisans de la paix, des défenseurs de l’égalité des sexes et d’autres dirigeants de la société civile qui jouent un rôle essentiel dans la promotion de notre objectif commun de paix, les droits de l’homme et la justice de genre, sont pourtant soumis à des attaques incessantes pour ce faire.

Etre une femme aujourd’hui dans de nombreuses régions du monde, notamment dans une zone de conflit, signifie devoir choisir entre lutter pour ses droits ou lutter pour sa vie.

Nous sommes profondément préoccupés par la crise en Afghanistan et le sort des nombreuses femmes afghanes dirigeantes de la société civile, artisanes de la paix, défenseures des droits humains et journalistes en grave danger, qui ont été forcées de fuir ou sont restées piégées dans le pays depuis que les Talibans ont pris le pouvoir.

Les femmes afghanes se battent courageusement et inlassablement pour leurs droits depuis des décennies, malgré les conflits, la discrimination profondément enracinée, la corruption et la pauvreté. Ces derniers mois, des femmes leaders militantes et journalistes ont été ciblées et empêchées d’exercer pleinement leur droit de participer à toutes les sphères de la vie publique et politique dans les zones sous contrôle taliban.

Les menaces et les attaques contre tous les défenseurs des droits humains et les artisans de la paix où qu’elles se produisent, sont inacceptables. Ils dissuadent les femmes et autres défenseurs de l’égalité des sexes de participer et de diriger, en particulier ceux des communautés marginalisées, qui doivent déjà surmonter de nombreux autres obstacles pour entrer dans la vie publique. Combinées à l’impact déjà dévastateur de la pandémie de COVID-19 pour les femmes, les adolescentes et les filles, les attaques sont susceptibles de repousser davantage les femmes dirigeantes dans leur foyer, annulant des décennies de progrès durement gagnées en matière d’égalité des sexes et de droits des femmes.

Le Conseil de Sécurité a reconnu à plusieurs reprises la société civile, en particulier les groupes de femmes, comme des acteurs essentiels dans les situations de conflit. Pas plus tard qu’en 2019, le Conseil de Sécurité a appelé les Etats membres à mettre en place des mesures pour protéger les femmes de la société civile et a fortement encouragé les Etats à créer un environnement sûr et propice pour tous ceux qui protègent et promeuvent les droits humains, les femmes leaders, les artisans de la paix et les autres défenseurs pour l’égalité des genres, pour leur permettre d’effectuer leur travail de manière indépendante, et pour faire face aux menaces et attaques à leur encontre.

Pourtant les attaques se poursuivent sans relâche et la protection des défenseurs des droits humains et des femmes artisanes de la paix reste l’une des lacunes les plus flagrantes dans la mise en oeuvre par le Conseil de Sécurité.

A ce jour, le Conseil de sécurité n’a pas réussi à s’attaquer aux causes profondes de ce problème ni à mettre en place une réponse efficace lorsque des attaques contre la société civile se produisent. En outre, les femmes représentantes de la société civile invitées à s’adresser au Conseil de sécurité sont de plus en plus confrontées à des réactions négatives à la suite de leurs briefings. Elles risquent déjà leur vie pour servir leurs communautés -elles ne devraient pas faire l’objet de représailles supplémentaires pour s’être engagées avec l’ONU ou avoir demandé le soutien de la communauté internationale.

La solution n’est pas moins de femmes briefers de la société civile, mais plus de soutien pour s’assurer qu’elles peuvent briefer en toute sécurité. A l’heure actuelle, peu de ressources pratiques sont disponibles dans les cas individuels urgents et potentiellement mortels de défenseurs en danger, et la responsabilité de fournir des mesures de protection incombe en grande partie à d’autres organisations de la société civile. Cela représente une lacune de protection critique que les Etats et l’ONU doivent travailler avec la société civile pour combler de toute urgence.

A cette fin, nous appelons tous les Etats membres, les Nations unies et les dirigeants internationaux à donner la priorité, à financer et à soutenir activement la participation pleine, égale et significative des femmes, dans toute leur diversité, dans tous les aspects de la paix et de la sécurité. La participation pleine, égale et significative des femmes aux processus de paix est le fondement de la résolution 1325 et bénéficie déjà du soutien écrasant des dirigeants de l’ONU, des Etats membres et de la société civile.

En conclusion, nous exhortons tous les Etats membres à :

-Arrêter immédiatement l’intimidation, les attaques ou les représailles contre tous les Défenseurs des droits humains, y compris les femmes défenseures des droits humains, les artisans de la paix et les dirigeants de la société civile ; et garantir la responsabilité des auteurs lorsque de tels actes se produisent.

-Prévenir les menaces et la violence contre les Femmes défenseures des droits humains, les femmes artisanes de la paix, les dirigeants de la société civile et autres défenseurs de l’égalité des sexes, et élever leur rôle dans la promotion de la paix et des droits humains.

-Appeler le Secrétaire général Antonio Guterres à veiller à ce que tout le personnel des Nations unies comprenne et défende le travail important de diverses femmes artisanes de la paix et des Femmes défenseures des droits humains et fournisse toute la protection et le soutien nécessaires aux personnes à risque ou qui ont subi des représailles. Cela inclut de veiller à ce que des ressources rapides, flexibles et ciblées soient disponibles pour les femmes de la société civile à risque, de collaborer avec la société civile pour mener des évaluations des risques et répondre aux représailles et d’établir des protocoles claires sur la manière dont les entités des Nations unies sont tenues de réagir dans des cas individuels.

-Exhorter la Sous-secrétaire générale aux droits de l’homme, Lize Brands Kehris, à user de son rôle de chef de file en matière de représailles pour soulever la question des attaques contre diverses Femmes défenseures des droits humains, des artisans de la paix et des dirigeants de la société civile en publiant régulièrement des déclarations publiques et en informant le Conseil de sécurité et le Groupe informel d’experts sur les Femmes Paix et Sécurité, ainsi que d’autres parties prenantes concernées, pour sensibiliser aux tendances plus larges ainsi que, le cas échéant, au statut de cas spécifiques et de veiller à ce que son bureau dirige la coordination avec d’autres entités pertinentes des Nations unies pour éviter les dommages, fournir un soutien et assurer le suivi des cas individuels.

-Veiller à ce que toutes les opérations de paix soient pleinement dotées en ressources et habilitées, y compris grâce à des partenariats renforcés avec la société civile, pour surveiller, rendre compte et fournir un soutien pratique et sensible au genre à tous les Défenseurs des droits humains et artisans de la paix à risque, y compris les personnes à risque de représailles liées à l’engagement avec le système des Nations unies.

-Veiller à ce que les représentants de la société civile continuent d’informer régulièrement le Conseil de sécurité lors de toutes les discussions pertinentes, y compris les réunions par pays conformément à la résolution 2242 (2015) ; qu’ils soient sélectionnés et soutenus dirigeants de la société civile, et la lenteur de la mise en oeuvre du programme Femmes Paix et Sécurité. Aujourd’hui, nous appelons le Conseil de sécurité, les dirigeants de l’ONU et les Etats membres à respecter et à protéger ceux qui sont au coeur de l’agenda Femmes Paix et Sécurité -les Femmes défenseures des droits humains, les femmes artisanes de la paix et les dirigeants de la société civile -et à défendre leur droit de poursuivre leur travail, sans crainte de représailles, de harcèlement ou d’abus.

Il ne peut y avoir de paix juste et durable sans les Femmes défenseures des droits humains et les artisans de la paix.

LES FEMMES, LA PAIX ET LA SECURITE : INVESTIR DANS LES FEMMES POUR LE MAINTIEN ET LA CONSOLIDATION DE LA PAIX

Mis en avant

Le Conseil de Sécurité de l’ONU s’est réuni au siège des Nations Unies, à New York, le 21 octobre 2021, pour discuter des femmes, de la paix et de la sécurité dans le monde, alors que toute la planète n’est pas encore au bout de la crise provoquée par la pandémie de la COVID-19, près de deux ans après son apparition.

La violence, les conflits, les crises politiques et humanitaires ont obligé 82,4 millions de personnes à abandonner leur foyer ; 115 millions de personnes vivent dans une pauvreté extrême ; et 100 millions n’ont pas assez à manger. Partout dans le monde, de l’Afghanistan à l’Ethiopie, en passant par le Myanmar, les défenseurs des droits humains des femmes sont attaqués et la vague de violence contre les femmes en politique et dans les médias ne cesse de grandir.

Avec une telle situation en toile de fond, les femmes continuent néanmoins d’être sous-représentées dans la réponse à la pandémie et dans d’autres instances décisionnelles, alors même que c’est le travail des femmes -rémunéré et non rémunéré- et leur leadership dans les communautés qui permettent aux familles et aux nations de continuer à fonctionner. Les femmes ne représentaient que 25 % des membres des équipes de travail anti-COVID-19 dans 36 pays en conflit et en situation de post-conflit.

Le Fonds des femmes pour la paix de l’action humanitaire a montré à quel point le soutien direct apporté aux femmes dirigeantes et aux organisations de femmes pouvait faire la différence. Mais depuis la pandémie, elles ont plus que jamais besoin de financement. Dans le même temps, les dépenses militaires mondiales ont augmenté de 2,6 % en 2020, pour atteindre près de 2 000 milliards de dollars US, chiffre dépassant les dépenses de santé liées à la pandémie.

Le Secrétaire général de l’ONU, dans son rapport 2021 sur les femmes, la paix et la sécurité, appelle d’urgence à l’action en vue de réduire les dépenses militaires et d’accroître les investissements dans la consolidation de la paix, l’éducation, la santé et d’autres programmes publics. Infléchir la courbe ascendante des dépenses militaires est une priorité pour le mouvement des femmes pour la paix et un engagement fondamental des Nations Unies. Les opérations de maintien de la paix de l’ONU ne représentent que 0,3 % des dépenses militaires mondiales et mettent davantage l’accent sur la réalisation des engagements en faveur des femmes, de la paix et de la sécurité.

Sous la direction du gouvernement Kenyan, le débat ouvert du Conseil de Sécurité sur les Femmes, la Paix et la Sécurité portera sur l’investissement dans les femmes, clés de voûte de la paix sur le plan local -stratégie fondamentale pour tenir les engagements pris. Les preuves sont claires : la participation et la promotion du leadership et du pouvoir d’action des femmes dans les secteurs de la paix, de la sécurité et de l’aide humanitaire.

Les Etats, les acteurs humanitaires et les bâtisseurs de la paix, de la Colombie à l’Afghanistan, se rencontreront aux Nations Unies cette semaine.

L’ENGAGEMENT DE PLUS DE 100 PAYS ENVERS LA BIODIVERSITE CREE L’ESPOIR DE « VIVRE EN HARMONIE AVEC LA NATURE ».

Mis en avant

Plus de 100 pays se sont engagés mercredi 13 octobre 2021 à développer, adopter et mettre en oeuvre un cadre mondial efficace, qui vise à mettre la biodiversité sur la voie du rétablissement, d’ici 2030 au plus tard.

La Déclaration de Kunming, adoptée à la fin de la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité , qui a eu lieu à Kunming, en Chine, appelle les Etats parties à prendre des mesures d’urgence sur la protection de la biodiversité et à reconnaître l’importance de la préservation pour protéger la santé humaine.

Cette Conférence a également abouti à la création du Fonds pour la biodiversité de Kunming. Le Président chinois Xi Jinping a promis environ 230 milliards de dollars pour établir le Fonds et soutenir la biodiversité dans les pays en développement.

Le gouvernement japonais a annoncé qu’il apporterait également 17 milliards de dollars au Fonds japonais pour la biodiversité.

Les pays signataires travailleront à la pleine réalisation de la Vision 2050 de « Vivre en harmonie avec la nature », en veillant à ce que les politiques, programmes et plans de rétablissement post-pandémie contribuent à l’utilisation durable de la biodiversité et favorisent un développement inclusif.

FAIRE PARTICIPER LES COMMUNAUTES LOCALES ET LES PEUPLES AUTOCHTONES

« L’adoption de la Déclaration de Kunming est une indication claire du soutien mondial au niveau d’ambition qui doit être reflété dans le cadre mondial de la biodiversité post-2020 qui sera finalisé au printemps prochain à Kunming », a déclaré la Secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique, Elizabeth Maruma Mrema.

Les éléments clés de l’accord comprennent la suppression progressive et la réorientation des subventions néfastes et la reconnaissance de la participation pleine et effective des communautés locales et des peuples autochtones pour aider à surveiller et à évaluer les progrès.

Au cours de la réunion de haut niveau, le Fonds mondial pour l’environnement, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), a également annoncé son engagement à accélérer le soutien financier et technique immédiat aux pays en développement, afin de se préparer à la mise en oeuvre rapide du cadre mondial de la biodiversité post-2020 une fois qu’il sera formellement approuvé l’année prochaine à la COP15.

ENGAGEMENT EUROPEEN

L’Union européenne a fait valoir le doublement des financements externes pour la biodiversité, tandis que le Président français Macron a souligné « l’engagement d’utiliser 30 % des fonds climat pour la biodiversité », selon un communiqué de presse du Secrétariat de la Convention.

Le Royaume-Uni a également annoncé qu’une partie importante de son financement accru pour le climat serait consacrée à la biodiversité.

En outre,une coalition d’institutions financières, avec des actifs de 12 000 milliards d’euros, s’est engagée à protéger et restaurer la biodiversité à travers leurs activités et investissements.

S’exprimant lors de la réunion de haut niveau, le ministre chinois de l’Ecologie et de l’Environnement et président de la COP15, Huang Runquiu, a déclaré que malgré les progrès réalisés depuis le premier accord mondial sur la préservation et l’utilisation durable de la biodiversité, avec l’adoption de la Convention sur la diversité » biologique, « nous sommes toujours confrontés à une sombre situation d’extinction mondiale sans précédent d’espèces ».

« La perte de biodiversité et la dégradation des écosystèmes posent des risques majeurs pour la survie humaine et le développement durable » a ajouté M. Huang, affirmant que ce moment « signalait une volonté politique renouvelée de stimuler l’ambition, de renforcer la collaboration et de maximiser les opportunités de synergies entre d’autres accords multilatéraux ».

ADOPTION EN MAI 2022

Les pays devraient adopter le cadre mondial de la biodiversité proposé en mai 2022, à la suite de nouvelles négociations formelles en janvier prochain.

La Conférence des Nations Unies sur la biodiversité consiste en trois réunions simultanées. En plus de la COP15, des réunions des Parties au Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques et au Protocole de Nagoya sur l’accès et le partage des ressources génétiques ont également lieu.

La conférence se déroule en deux phases. Le segment actuel se déroulera jusqu’à vendredi et sera suivi de réunions en personne à Kunming du 25 avril au 8 mai 2022.

Les sociétés coupables d’écocide doivent aller devant la justice internationale, pour Michelle Rivasi.

Le Parlement européen a demandé mercredi la reconnaissance du crime d’écocide au niveau de la Cour pénale internationale à l’occasion d’un texte portant sur la lutte contre la perte de biodiversité, notamment dans le cadre des échanges commerciaux.

L’eurodéputée Michèle Rivasi explique les enjeux d’une telle mesure :

Les eurodéputés ont voté mercredi 6 octobre 2021 un texte appelant l’Union européenne (UE) à réduire son impact global sur la biodiversité et à investir pour renforcer la protection des écosystèmes fragiles.

Ce rapport d’initiative appelle l’Union Européenne à reconnaître le droit à un environnement sain et durable, et à augmenter le financement destiné à la protection de la biodiversité.

Il faut qu’il y ait une cohérence entre les politiques de développement de l’Union européenne et la lutte contre la perte de biodiversité. Dans les pays en voie de développement, l’Union européenne est en fait responsable de l’accaparement des terres ou d’une déforestation importée, car les accords de libre-échange peuvent avoir pour conséquence l’appauvrissement des terres, les monocultures…C’est le cas de l’importation du soja génétiquement modifié en Amérique latine ou de la viande bovine qui vient de ces pays-là et qui participent en fait à la déforestation.

Dans les accords de libre-échange, il faut donc des clauses contraignantes pour savoir s’il n’y a pas de répercussion à la fois sur le climat et la biodiversité. Il faut aussi y inclure la sauvegarde des peuples autochtones qui sont les gardiens de la biodiversité et de la forêt sur place.

Nous demandons aussi la reconnaissance du droit à l’environnement sain et durable qu’on pourrait inclure dans la Charte des droits fondamentaux de l’Europe, en plus de la défense des droits de l’Homme. Parce que si on ne défend pas ça, il n’y a pas de sanctions possibles contre les entreprises qui détruisent l’environnement.

Ce texte demande la reconnaissance du crime d’écocide au niveau de la Cour pénale internationale. Si une entreprise ne respecte pas l’environnement lors de la production ou au moment de l’importation, elle pourrait être poursuivie pour écocide.

Regarder ce qu’il s’est passé en Afrique dans le delta du Niger (en 2008 et 2009, deux déversements d’hydrocarbures de grande ampleur survenus dans le village de pêcheurs de Bodo ont eu des effets dévastateurs). Il y a eu énormément d’entreprises (BP, Total…) qui ont pollué avec le pétrole toute la partie où il y avait les pêcheurs. Cette crise environnementale est due à ces entreprises. Or, il n’y a pas de conséquences et pas de sanction et elles n’ont pas d’obligation de réparer.

On demande donc que ce soit intégré dans la Cour pénale internationale.

LE DROIT A L’AVORTEMENT DOIT ENTRER DANS LA DEFINITION DE L’ETAT DE DROIT

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« La loi du coeur qui bat » (« Heart beat act »), tel est le titre de la loi votée au Texas en mai dernier (et non suspendue par la Cour suprême des Etats-Unis ce qui revient à la valider) qui interdit l’avortement, même en cas de viol ou d’inceste, au-delà de 6 semaines de grossesse, soit une période où de nombreuses femmes ne savent même pas qu’elles sont enceintes !

Souci des battements à peine perceptibles du coeur d’un foetus, respect de la vie comme l’avancent les opposants à l’IVG ? Plutôt farouche opposition à la liberté des femmes, celle de choisir si elles veulent ou non conduire une grossesse à son terme.

Mais surtout reprise, poursuite de ce qui se joue depuis des siècles, depuis des millénaires, partout dans le monde, sous toutes les latitudes et dans toutes les cultures ; le contrôle du corps des femmes et de leur sexualité, ce « continent noir » dont parlait Freud, si mystérieux, à la fois si dévalorisé et si jalousé, dans un mélange de peur et de fascination qui est bien l’une des origines de la domination patriarcale.

Cette offensive contre le droit à l’avortement n’est pas nouvelle aux USA. Avant le Texas, d’autres Etats (l’Alabama, le Missouri, la Louisiane, la Géorgie, l’Ohio, le Tennessee) ont réduit sans cesse davantage les possibilités d’accès à l’interruption volontaire de grossesse.

Le président Joe Biden a désavoué l’atteinte texane aux droits des femmes, rompant ainsi avec la politique anti-IVG conduite par plusieurs de ses prédécesseurs, en particulier George W. Bush (qui d’ailleurs a été gouverneur du Texas avant d’être président des USA), et surtout Donald Trump qui s’était en outre empressé de renforcer la coalition contre les droits sexuels et reproductifs qui se déploie au sein de l’ONU depuis plusieurs années en y faisant figurer son pays aux côtés notamment de la Russie, de l’Iran, de l’Arabie saoudite et du Vatican.

Il faut rappeler, à titre d’exemple récent et dramatique, la résolution présentée en avril 2019 à l’initiative de l’Allemagne, alors présidente du Conseil de sécurité, pour la prévention et le traitement des violences sexuelles en temps de guerre, qui énonçait la nécessité « d’offrir aux personnes ayant subi des violences sexuelles, sans aucune discrimination, une gamme complète de soins de santé, notamment sexuelle et procréative. » A cause de ces deux adjectifs, essentiels puisque concernant les femmes enceintes à la suite d’un viol, le gouvernement américain mit son veto à ce texte au motif qu’il s’inscrivait dans une politique d’encouragement à l’avortement.

Toujours menée dans des conditions difficiles, quel que soit le pays, la lutte pour le droit à l’avortement a toujours a été longue et sa victoire sans cesse contestée et sans cesse menacée, ce qui l’apparente à un combat sans fin.

Les pays européens sont-ils définitivement à l’abri d’une régression ? A l’évidence, non.

Si l’Union européenne en tant que telle est favorable aux droits sexuels et reproductifs, tel n’est pas le cas de tous les pays qui la composent. Malte interdit totalement l’IVG mais certains Etats membres n’ont pas cessé d’essayer de revenir sur les droits acquis. Ce fut le cas par exemple en Espagne avec la tentative en 2014 du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy de revenir sur la légalisation de l’avortement obtenue en 2010, tentative mise en échec par des dizaines de milliers de manifestant.e.s.

Les très nombreux et imposants cortèges qui ont envahi les villes polonaises en 2020 et 2021 montrant ainsi qu’une partie de la population n’adhérait pas aux idées et projets du PIS (Parti droit et justice) n’ont hélas pas obtenu le même résultat puisque l’avortement est quasiment interdit en Pologne. S’il est autorisé en Hongrie, le premier ministre Viktor Orban s’obstine à vouloir renvoyer les femmes à la maternité, la maison et la famille.

Le droit à l’IVG ne devrait-il pas être une des conditions d’adhésion à l’UE ? Oui il le devrait.

Et le moment est venu non seulement de le faire entrer dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne -ce qui n’est pas encore le cas- mais aussi de reconnaître les droits sexuels et reproductifs pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire des droits humains et donc les inclure explicitement dans la définition de l’Etat de droit qui est l’une des valeurs fondatrices de l’Union européenne mais dont elle fait une lecture trop limitée, centrée sur 4 piliers : le système judiciaire, la lutte contre la corruption, l’équilibre institutionnel des pouvoirs, la liberté et le pluralisme de la presse. Ces critères pertinents mais insuffisants, les droits humains et donc les droits des femmes, qui comprennent le droit à l’interruption volontaire de grossesse et l’ensemble des droits sexuels et reproductifs, doivent y être explicitement inclus. On a beaucoup débattu, ces derniers mois, de la conditionnalité des financements européens au respect de l’Etat de droit et à sa mise en oeuvre. Et bien la conditionnalité devrait inclure les droits des femmes.

La France qui va assumer la présidence de l’Union européenne à partir de janvier 2022 s’honorerait de tirer ce fil, de mener ce combat. Ce n’est ni un combat européen ni un combat occidental.

Nombreuses sont les femmes dans le monde qui se battent pour les droits sexuels et reproductifs ainsi que le récent Forum génération égalité qui s’est déroulée au cours du premier semestre 2021 en a apporté, s’il en était besoin, une nouvelle preuve. Sans ces droits -et le droit à l’avortement en est une pièce essentielle- tous les discours sur l’égalité femmes/hommes, ou sur l’autonomisation des femmes sont de vains bavardages.

Martine Storti, féministe

C O M M U N I Q U E D E P R E S S E

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du COLLECTIF NATIONAL « EN MARCHE POUR LA PAIX » (dont la LIFPL fait partie)

Une journée d’action a eu lieu samedi 25 septembre 2021 POUR LA PAIX, LE CLIMAT, LE DESARMEMENT NUCLEAIRE, LA JUSTICE SOCIALE ET LES DROITS HUMAINS.

Des marches et initiatives publiques se sont déroulées en France le 25 septembre 2021.Elles s’intègrent dans une dynamique nationale et internationale portée par la Journée internationale de la paix (21/09) et la Journée de l’ONU pour l’élimination totale des armes nucléaires.

Nous sommes persuadés qu’aucune de nos différences de convictions, d’appartenance ou de sensibilités philosophiques, politiques, religieuses, syndicales ne doit faire obstacle à l’expression de l’immense aspiration des peuples à vivre ensemble en paix dans la solidarité, la justice et la fraternité et sur une planète fiable afin de faire face aux défis climatique, sanitaire, sociaux et économiques dans une logique de paix, de coopérations mutuellement avantageuses et non de confrontation.

Nous sommes révoltés face à l’augmentation incessante des dépenses militaires annuelles au plan mondial qui atteignent en 2020 la somme monstrueuse de 2 000 milliards de dollars et intègrent une nouvelle dimension dangereuse de reprise de la course aux armements nucléaires alors que le Traité sur l’Interdiction des Armes Nucléaires (TIAN) est entré en vigueur le 22 janvier 2021.

Nous sommes conscients que la guerre est toujours un échec. Elle conduit au chaos et enfante des monstruosités dont sont victimes les populations civiles jetées sur le chemin de l’exil.

Enfin, nous sommes convaincus que lorsque de nombreux conflits se poursuivent, que les dépenses militaires augmentent, que le défi climatique porte le risque d’une insécurité croissante et que donc la paix est menacée, il est nécessaire d’agir pour obtenir des politiques sociales, économiques, culturelles et de paix s’inspirant de la charte des Nations Unies et des huit domaines d’action de la Culture de la Paix définis par l’Unesco afin de contribuer à la construction d’un monde vivable de justice, de solidarité, de fraternité, de Paix !

C’est le sens de la Journée nationale qui a eu lieu le 25 septembre 2021.

MANIFESTATION AVORTEMENT EN EUROPE – Paris 25 septembre 2021

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Manifestons à l’occasion de la Journée mondiale pour la dépénalisation de l’avortement

Les femmes ont eu des difficultés pour avorter durant la crise sanitaire : pas de place dans les blocs opératoires, renvoi vers le privé !

Elles ont été soumises à encore plus de violences et ont dû parfois renoncer à avorter. Pour celles dont la grossesse dépassait le délai légal des 12 semaines, aller aux Pays-Bas, en Espagne ou au Royaume-Uni, où les délais sont moins stricts, s’est avéré quasi impossible !

La proposition de loi, portée par quelques élu.e.s. demandant l’allongement des délais de deux semaines, la suppression de la clause de conscience ainsi que la possibilité pour les sages-femmes de pratiquer les IVG instrumentales qui serait indispensable pour régler maintes difficultés a été arrêtée dans son parcours parlementaire par une stratégie d’obstruction (5 élus LR ont rédigé environ 400 amendements).

Bien plus, le gouvernement n’a pas jugé bon de la reprendre à son compte et donc d’en faire un projet de loi pour défendre ce droit !

Et pourtant, des sages-femmes et des médecins sont prêt.e.s. à réaliser des IVG à 14 semaines de grossesse.

Et, pendant ce temps, les anti-choix agissent, efficaces en communication, avec des moyens financiers importants en France, en Europe et aux Etats-Unis. Nous les voyons à l’oeuvre en Pologne, en Slovénie, en Hongrie, en Italie à Malte, dans certains Etats des Etats-Unis comme au Texas dernièrement, ils attaquent ou restreignent les droits des femmes (avortement, contraception d’urgence), font reculer l’éducation à la sexualité à l’école, et plus largement menacent la démocratie.

En France, ils attaquent les locaux du Planning Familial comme à Strasbourg, Nantes ou Paris.

Nous voulons notamment :

Que les délais légaux pour avorter soient harmonisés sur ceux des pays les plus progressistes en Europe, et que les Etats tendent vers une dépénalisation totale de l’avortement.

Que chaque femme ait le choix de la méthode pour avorter

Que la « double » clause de conscience sur l’IVG pour les professionnel-les de santé soit supprimée de la loi

Que les sages-femmes puissent pratiquer des IVG instrumentales

Que des moyens financiers soient donnés pour les centres pratiquant l’avortement

LE 25 SEPTEMBRE, ON MANIFESTE

L’AVORTEMENT EST UN CHOIX PERSONNEL MON CORPS M’APPARTIENT, JE CHOISIS MA VIE, JE CHOISIS D’AVOIR OU PAS UN ENFANT !

NOUS REVENDIQUONS UN DROIT A L’AVORTEMENT DANS DE BONNES CONDITIONS POUR TOUTES LES FEMMES QUI CHOISISSENT D’INTERROMPRE UNE GROSSESSE EN FRANCE, EN EUROPE ET PARTOUT DANS LE MONDE

Collectif Avortement en Europe, les femmes décident

Le Chef de l’ONU exhorte les pays qui ne l’ont pas fait à signer ou ratifier LE TRAITE D’INTERDICTION DES ESSAIS NUCLEAIRES

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Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a de nouveau exhorté jeudi 23 septembre 2021 les huit pays clés qui n’ont pas encore signé ou ratifié le Traité d’Interdiction complète des essais nucléaires (TICE) à le faire sans délai.

Sa demande a été formulée par Izumi Nakamitsu, Haut-Représentante des Nations Unies pour les affaires de désarmement, lors d’une conférence visant à promouvoir l’entrée en vigueur du traité, en marge de la réunion annuelle de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.

UNE ACCEPTATION QUASI UNIVERSELLE

Le TICE, adopté en 1996, a été signé par 185 pays et ratifié par 170 d’entre eux, dont trois Etats détenteurs d’armes nucléaires : la France, la Russie et le Royaume-Uni.

Toutefois, pour que le Traité entre en vigueur, il doit être signé et ratifié par 44 pays détenteurs de technologies nucléaires spécifiques, dont huit n’ont pas encore ratifié le traité : la Chine, l’Egypte, l’Inde, l’Iran, Israël, la République populaire démocratique de Corée, le Pakistan et les Etats-Unis.

Le dernier Etat de l’Annexe 2 à avoir ratifié est l’Indonésie, le 6 février 2012.

Le Secrétaire général a déclaré que l’interdiction des essais nucléaires est un élément essentiel d’un monde sans armes nucléaires.

Le TICE « a créé une norme presque universellement adoptée contre les essais d’armes nucléaires », a-t-il ajouté.

DECEVANT ET FRUSTRANT

Le chef de l’ONU a applaudi la Commission préparatoire, le bureau qui travaille à l’entrée en vigueur du traité, pour ses efforts inlassables en vue d’établir un système de vérification éprouvé, robuste et mondial, capable de surveiller en temps réel les essais nucléaires partout dans le monde.

« Compte tenu de sa nécessité et de son état de préparation, il est à la fois décevant et frustrant que le traité ne soit pas encore entré en vigueur. Nous en connaissons tous la raison -les huit Etats de l’Annexe II restants, dont la ratification est nécessaire pour l’entrée en vigueur du traité », a-t-il déclaré.

« En conséquence, un élément de notre sécurité collective ne peut être pleinement opérationnel. Je réitère mon appel à ces Etats pour qu’ils signent et ratifient le TICE dès que possible. Je demande également à tous les autres Etats qui n’ont pas encore signé ou ratifié le traité de le faire sans délai », a dit M. Guterres.

UN ETAT D’INCERTITUDE

Le Secrétaire général a exprimé l’espoir qu’un jour viendra où la conférence de l’article XIV, qui se tient tous les deux ans depuis 1999, n’aura plus à être convoquée.

« Nous sommes restés dans cet état de limbes pendant trop longtemps », a-t-il déclaré.

« Aucune norme ou moratoire ne peut remplacer une interdiction juridiquement contraignante. Les Etats doivent saisir cette occasion pour redoubler d’efforts. Pour penser de manière créative et pour agir dans l’intérêt de la sécurité du monde entier », a affirmé le chef de l’ONU.

23 septembre 2021

21 Septembre 2021, JOURNEE INTERNATIONALE DE LA PAIX

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Chaque année le 21 septembre, l’organisation des Nations Unies invite toutes les personnes dans le monde à célébrer la paix, en observant un cessez-le-feu de 24 heures et la non-violence.

Le Conseil de Sécurité a adopté à l’unanimité une résolution appelant les Etats membres à soutenir une « pause humanitaire durable », dans les zones de conflit. Le cessez-le-feu mondial doit continuer d’être respecté, afin de garantir aux personnes touchées par la pandémie de COVID-19 l’accès à des vaccins et des traitements vitaux.

En plus de la pandémie, nous avons vu une montée de la stigmatisation, de la discrimination et de la haine.

Le thème 2021 de la Journée internationale de la paix est « Se relever, pour un monde plus équitable et durable ».

Message du Secrétaire général :

Cette année, la Journée internationale de la paix intervient à un moment de crise pour l’humanité.

La pandémie de COVID-19 a plongé notre monde dans le chaos.

Les conflits deviennent incontrôlables.

L’urgence climatique s’aggrave.

Les inégalités se creusent et la pauvreté empire.

Et la méfiance et la division éloignent les gens les uns des autres à un moment où la solidarité et la collaboration sont plus nécessaires que jamais.

En tant que famille humaine, nous sommes face à un choix difficile :

La paix ou le péril perpétuel.

Nous devons choisir la paix.

« Le monde ne peut redevenir ce qu’il était. Je demande à chaque personne de participer à la transformation en faveur de la paix, en s’érigeant contre la haine et la discrimination, en prenant soin de la planète et en faisant preuve de la solidarité mondiale qui est si vitale en ce moment. »

Nous vous invitons à vous joindre aux efforts des Nations-Unies.

21 septembre 2021

EN FINIR AVEC LA CULTURE DE GUERRE !

Confrontés aux angoisses de leurs élèves quant à leur avenir, les enseignants que nous sommes partagent leurs interrogations et leurs doutes. L’actualité nous fait vivre en direct les catastrophes naturelles dues aux dérèglements climatiques, le développement de la pandémie à l’échelle planétaire, les situations de guerre et le chaos qu’elles entraînent. Et dans notre pays, nous voyons les jeunes aux prises avec une crise économique et sociale qui signifie pour une grande partie d’entre eux course à l’emploi et conditions de vie précaires.

Pour retrouver le goût de l’avenir, il est essentiel à nos yeux de promouvoir la notion de « sécurité humaine » qui recouvre tous les aspects de la vie, individuelle et collective. Pour nous, l’insécurité multiforme dans laquelle nous vivons renvoie à la culture de la guerre qui, sans dire son nom, imprègne l’ensemble de notre système économique et social. La loi du profit, l’exploitation irraisonnée des ressources naturelles et des capacités humaines, les politiques de domination et les volontés hégémonistes, la militarisation des relations, tout cela relève de la culture de la guerre, tout comme le formatage des esprits, y compris à l’école et à l’université.

L’éducation est de plus en plus conçue en fonction des impératifs économiques sans corriger les inégalités d’accès ; la compétition et l’évaluation permanente, le souci de la performance au détriment de l’épanouissement personnel participent également de cette culture de la guerre à laquelle nous opposons l’éducation à la paix et à la non-violence, la culture de la paix ainsi définie par l’UNESCO et l’ONU : « ensemble de valeurs, attitudes, comportements et modes de vie qui rejettent la violence et préviennent les conflits en s’attaquant à leurs racines par le dialogue et la négociation entre les individus, les groupes et les Etats ».

Pour être vivable pour ses habitants et soutenable pour la planète, le monde de demain devra nécessairement changer de paradigmes et se convertir à la culture de la paix. Cela passe prioritairement par l’éducation à la paix, c’est-à-dire non seulement l’acquisition de connaissances, mais la formation à des attitudes morales, comportementales et intellectuelles permettant de rejeter l’usage de la force dans les relations entre individus, groupes sociaux et nations. Dès son plus jeune âge, l’enfant doit être formé au respect d’autrui, à la tolérance et à la solidarité, à l’ouverture à la différence et à la coopération, au respect de l’environnement.

Nous disposons des instruments pour agir en ce sens : l’ensemble des textes et engagements internationaux souscrits par les gouvernements en matière d’éducation à la paix. Nous avons la volonté de les inscrire dans les programmes de l’Education nationale et dans la formation initiale et continue des enseignants à tous les niveaux. Ainsi nous contribuerons à former le citoyen en devenir. Dans la compréhension des valeurs démocratiques et des libertés fondamentales, de l’importance de la laïcité, les jeunes pourront développer leurs exigences de paix, de respect de l’autre, tout comme leur liberté d’esprit critique.

Notre action pour la culture de la paix qui s’attaque aux causes profondes des conflits à tous les niveaux, préfigure déjà le monde de demain que nous souhaitons, un monde de partenariat, d’échange et de solidarité.

Enseignants pour la paix 21 Septembre 2021

DU 3 au 11 SEPTEMBRE 2021, LA FRANCE ACCUEILLE LE CONGRES MONDIAL DE LA NATURE A MARSEILLE.

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L’état des lieux est calamiteux et les perspectives sont affolantes. Jamais dans l’histoire de l’humanité le vivant n’a été aussi menacé.

Le Congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui se tient à Marseille du 3 au 11 septembre, constitue une étape essentielle non seulement pour accélérer la prise de conscience des enjeux de l’effondrement de la biodiversité, mais aussi pour mobiliser les décideurs afin de tenter d’inverser le cours de la catastrophe.

Plus récent et moins « bruyant » que la lutte contre le réchauffement climatique, le combat pour la préservation de la biodiversité doit être mené avec autant d’ambition. Car ces enjeux sont liés et les conséquences potentielles gigantesques.

La prise de conscience de la crise climatique a été lente, mais elle est aujourd’hui largement partagée. Celle de la chute de la biodiversité doit encore faire d’énormes progrès. Autant les conséquences du réchauffement s’imposent à nous de façon visible, autant les enjeux de l’extinction du vivant paraissent moins prégnants pour des populations de plus en plus urbaines et de moins en moins en contact avec la nature. L’enjeu de sensibilisation est colossal.

Les deux phénomènes sont pourtant indissociables. La biodiversité agit comme un gigantesque régulateur du climat. Plus les océans s’acidifient, plus la déforestation prend de l’ampleur, plus le réchauffement sera difficile à maîtriser. La protection de ces écosystèmes permettrait de contribuer à un tiers de l’objectif de réduction des émissions de CO2 fixé dans le cadre de l’Accord de Paris à l’horizon 2030.

Le taux d’extinction des espèces animales et végétales s’accélère à une vitesse vertigineuse. Souillée et détruite par l’activité humaine, la nature recule partout, qu’il s’agisse des océans, des rivières ou des forêts, avec des conséquences irrémédiables sur la faune, la flore et l’homme. En cinquante ans, les populations de vertébrés ont ainsi chuté des deux tiers. La situation concernant les insectes et les essences d’arbres est tout aussi inquiétante. En bout de chaîne, cette dégradation des écosystèmes a un impact négatif sur plus de la moitié de l’humanité en matière de santé et de cadre de vie.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) doit se pencher sur une trentaine de motions urgentes ou controversées, sauf s’il est décidé en dernière minute de les reporter à plus tard avec un vote en ligne. L’assemblée de ses membres se réunit en séances plénières pendant trois jours. Les membres présents sur place doivent normalement se prononcer sur 19 motions controversées et 9 déposées en urgence, d’autres plus consensuelles ayant déjà été adoptées en ligne.

Sans être contraignantes, ces motions permettent à l’UICN, qui rassemble gouvernements, ONG, organisations économiques, représentants des peuples indigènes, d’influer sur les politiques mondiales de protection de la nature.

Des motions soumises au vote mercredi ont été adoptées. Dont celle défendue par le comité français sur la protection des mammifères marins. « Cela va nous permettre de pousser à la mise en place de zones de protection renforcée, alors qu’une espèce de cétacés sur quatre est menacée », se félicite Sébastien Moncorps, du comité français. Une vingtaine de motions sont encore en débat. Jusqu’au dernier moment, les réunions à huis clos en ligne vont se poursuivre pour essayer d’arracher un texte consensuel qui pourra ensuite être proposé au vote. Sans certitude d’y arriver, comme pour la motion sur la biologie de synthèse par exemple.

Le Secrétariat de l’UICN peut aussi refuser certaines motions proposées. Comme la motion sur une charte éthique proposée par le comité français rejetée en début de semaine. « Au-delà des propositions d’action, on voulait défendre une vision éthique portée par l’UICN sur le rapport de l’humanité à la planète », explique Sébastien Moncorps. Raté. Un observateur confie que les questions d’éthique ont du mal à passer. Pourtant, une autre motion s’est fait un chemin jusqu’au vote, la 48, intitulée « Renoncer à la doctrine de la découverte pour redécouvrir comment préserver la terre nourricière ». L’héritage de cette doctrine, qui au XVème siècle « a légitimé l’asservissement et la confiscation des biens des peuples autochtones », rappelle le texte de la motion, pèse encore aujourd’hui contre la reconnaissance de leurs droits.

Pour plus d’efficacité, il est indispensable de lutter de front contre le réchauffement climatique et la dégradation de la biodiversité. Recherche, financements et politiques publiques ont trop longtemps fonctionné en solo. Il est temps de coordonner les décisions.

Les annonces d’Emmanuel Macron en ouverture du congrès sur l’extension des surfaces maritimes protégées et la tenue prochaine en France d’un sommet « One Ocean » sont des initiatives louables. Pour être à la hauteur des enjeux, elles doivent néanmoins s’inscrire dans une mobilisation mondiale qui tarde à se concrétiser.

9 septembre 2021

CENTRALE NUCLEAIRE DU BUGEY, GRAVE MENACE AU COEUR DE LA REGION !

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La centrale nucléaire du BUGEY est située à Saint Vulbas (01) en bordure du Rhône, en amont de la métropole lyonnaise. Le centre de Lyon n’est qu’à 30 kms.

Ses 4 plus vieux réacteurs de France (42 et 43 ans) constituent un risque majeur pour une région densément peuplée avec 5 millions d’habitants dans un rayon de 100 kms et 6 grandes villes.

Des risques internes élevés avec 274 irrégularités d’origine, le vieillissement affectant de nombreux composants dont certains irremplaçables (cuves acier et enceintes béton) et qui provoquent des incidents en nombre croissant et entraînent des fuites, dont du tritium radioactif.

Des risques externes amplifiés depuis la conception de la centrale, il y a 50 ans : rupture de barrages (Vouglans…), séismes, chutes accidentelles d’avions en raison de la proximité immédiate de l’aéroport international Lyon St-Exupéry, actes de terrorisme…

En cas d’accident nucléaire majeur, la radioactivité ne resterait pas administrativement confinée dans les limites des 20 kms du Plan Particulier d’Intervention : les simulations des experts suisses de l’Institut Biosphère indiquent la possibilité de contamination aux 4 coins de l’Europe en fonction des vents.

A ces 4 réacteurs, souvent à l’arrêt ces dernières années, s’ajoute un réacteur plus ancien de la filière graphite gaz arrêté en 1994 et dont le démantèlement difficile a été récemment reporté après 2050.

Après une longue bataille juridique, l’Installation de Conditionnement et Entreposage de Déchets Activés (ICEDA) a commencé à fonctionner en septembre 2020 : véritable plaque tournante nécessaire à la poursuite du programme nucléaire, elle doit assurer le tri, la découpe et le conditionnement de tous les déchets nucléaires d’exploitation et de démantèlement, hormis les « combustibles usés ».

50 ANS APRES LA PREMIERE MANIFESTATION ANTINUCLEAIRE EN FRANCE AU BUGEY, CA SUFFIT! REAGISSONS !

Pas de prolongation des vieux réacteurs au-delà de 40 ans ! Débranchons-les !

Pas de remplacement par 2 nouveaux réacteurs de type EPR : tout aussi dangereux, ils sont trop chers, sans constituer une réponse à la crise climatique. Pas d’EPR au Bugey, ni ailleurs !!

Abandon d’ICEDA : porte ouverte à l’accroissement des déchets issus des vieux réacteurs et des nouveaux envisagés !

Oui aux Energies Renouvelables, technologies mûres et sûres. Elles dessinent un nouveau chemin alliant efficacité et sobriété pour une société apaisée. Plusieurs scénarios le démontrent (ADEME, RTE, négaWatt).

SORTIR DE L’IMPASSE NUCLEAIRE, C’EST POSSIBLE !

Maintenant et pas dans 30 ans…..

Venons très nombreux et montrons notre détermination

dimanche 3 octobre 2021

pour manifester à Saint Vulbas dans l’Ain

ALERTE GPA : la France complice de l’exploitation des femmes et de la vente d’enfants

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Les 4 et 5 septembre s’est tenu à Paris le salon « Désir d’enfant ».

Son objectif affiché est de renseigner sur les différentes possibilités de devenir parents. La Gestation pour Autrui (GPA) fait partie des options proposées bien que cette pratique ne soit pas légale sur le sol français.

La gestation pour autrui est une pratique illégale, sanctionnée par la loi française (art 16-7 Code Civil, art 227-12 Code pénal). Vu l’impossibilité pour les Français d’y recourir en France, certains font appel à des cliniques étrangères. Cela donne lieu à un phénomène appelé « tourisme procréatif ».

Pour contourner la législation française progressiste, ces personnes vont « fabriquer », leur enfant à l’étranger. Ils ont recours à une mère porteuse qui recevra une compensation financière ou non, selon les pays, pour porter un enfant au risque de sa propre vie, afin de le remettre aux parents dits commanditaires à la naissance.

Si cette pratique est interdite en France, comme d’ailleurs dans la plupart des pays européens, c’est parce qu’elle est attentatoire à la dignité humaine aussi bien des mères porteuses, instrumentalisées au profit d’autrui, que des enfants dont l’intérêt supérieur n’est certainement pas d’être achetés ou vendus.

La CIAMS considère inadmissible que des cliniques étrangères soient autorisées à promouvoir la Gestation Pour Autrui sur le sol français. Elle s’oppose à ce que de tels évènements se tiennent en France. Au mois d’août, la CIAMS a adressé des lettres à l’attention du Ministre de l’Intérieur, de la Ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Egalité des chances, ainsi qu’au Préfet de police de Paris et à la Maire de Paris pour leur demander d’interdire cette manifestation qui promeut les violences faites aux femmes et la vente d’enfants.

A l’heure où nous publions ce communiqué de presse nous n’avons pas obtenu de réponses.

La CIAMS

Afghanistan : Déclaration internationale Marche Mondiale des Femmes

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Solidarité féministe internationale avec les femmes et le peuple d’Afghanistan

Non aux talibans Non aux impérialistes !

Nous femmes de la Marche Mondiale des Femmes, mouvement féministe, internationaliste et anticapitaliste, nous solidarisons et nous faisons écho de nos voix en rejetant la situation que vivent les peuples et les femmes d’Afghanistan.

Nous compatissons avec nos soeurs afghanes qui voient aujourd’hui leur vie encore plus menacée par l’incertitude et la violence perpétrées par des Etats et des groupes fondamentalistes comme les Talibans. Après avoir financé des groupes comme les talibans pour leurs propres intérêts en occupant le territoire au cours des 20 dernières années, les Etats-Unis évacuent le pays sans tenir compte de la sécurité et de la vie du peuple afghan, qui est au bord de la guerre civile.

Tous les derniers présidents des Etats-Unis, depuis Georges W. Bush, qui a commencé l’occupation de l’Afghanistan par des mensonges, jusqu’à Biden, méritent de répondre de leurs crimes devant un tribunal international. La destruction qu’ils ont créée est incommensurable, elle montre que pour l’impérialisme les peuples et nos modes de vie de nos territoires sont superflus.

Nous savons que, pendant des décennies, le pays a été le théâtre d’innombrables guerres et luttes de pouvoir et qu’il est aujourd’hui évident qu’il a été l’objet d’une nouvelle manipulation. En 2001, juste après les attentats de Washington, la Marche mondiale des Femmes a souligné les contradictions des positions de pays interventionnistes comme les Etats-Unis concernant le discours de « lutte contre le terrorisme ». Ce qui se passe aujourd’hui en Afghanistan est le reflet de ces hypocrisies.

Nous, les femmes, réaffirmons notre opposition à toutes les formes de violence et d’actes terroristes commis dans le monde, y compris les pratiques de pays tels que les guerres dites humanitaires ou de faible intensité, leurs attaques contre la démocratie et la souveraineté des peuples, les blocus économiques, les occupations colonialistes, les politiques sionistes, l’oppression raciste et patriarcale.

Nous savons par expérience que les femmes et les filles sont les premières victimes, avec les populations pauvres et les communautés racialisées, de tout conflit armé. Nous avons subi les conséquences des interventions militaires des forces de l’OTAN et maintenant, le retrait irresponsable des troupes américaines montre que le peuple afghan vit dans une terrible pauvreté.

Il n’y a jamais eu de véritable intérêt à défendre la démocratie et les droits de l’homme, mais l’intérêt politique et économique d’utiliser des pays comme l’Afghanistan comme outils pour mettre en oeuvre leurs intérêts, en finançant des groupes extrémistes et fondamentalistes.

En 2000, nous nous sommes adressés aux instances internationales pour dénoncer les multiples violations que ces conflits provoquent dans la vie des femmes et des peuples, en identifiant les responsables et leurs véritables intérêts. Des intérêts bien articulés depuis le capitalisme colonialiste et patriarcal pratiqué par les sociétés transnationales, l’industrie de l’armement, les gouvernements corrompus et autoritaires, les secteurs religieux fondamentalistes et le crime organisé.

Nous, femmes de la Marche Mondiale, dénonçons la violence et les injustices auxquelles sont confrontées aujourd’hui les femmes d’Afghanistan et du monde à cause de ces conflits : nous exigeons le respect de nos corps et territoires ! Assez de porter les conflits du monde sur nos épaules.

Nous exigeons une plus grande responsabilisation de l’ensemble des gouvernements, y compris dans le sens d’éviter toute intervention militaire après la crise actuelle, de mettre fin à toutes les agressions ou occupations militaires en cours, garantir le droit d’asile et garantir le droit des réfugiés de retourner dans leur pays d’origine. Nous exigeons également l’interdiction de la production et de la vente d’armes et exigeons des Etats qu’ils adoptent des politiques de désarmement dans le domaine des armes classiques, nucléaires et biologiques.

Nous élevons notre voix dans cet appel à la construction d’une société pour la défense de la vie et de la solidarité. Assez d’oppression et de répression à l’égard des femmes afghanes, nous exigeons le rétablissement des droits de l’homme minimaux visant à la participation et au développement de leur vie avec le peuple afghan.

Nous continuerons à marcher jusqu’à ce que nous soyons toutes libres !

Marche Mondiale des Femmes – août 2021

Phumzile Mlambo-Ngcuka, Directrice exécutive d’ONU Femmes

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La grande Phumzile Mlambo-Ngcuka a annoncé sa fin de mandat en tant que Directrice Exécutive d’ONU Femmes.

Une leader valeureuse, visionnaire, qui sait que le pouvoir n’est pas domination. Ses mots, comme toujours, à la fin de son mandat à ONU Femmes éclairent : « Persister dans l’adversité ». L’égalité est possible. »

« It has been my honour to serve women fand girls around the world who envision a bright, equal future with @UN Women. On my last day as Exécutive Director, I encourage you fall to keep going. »

Elle est un modèle de détermination et d’engagement pour nous toutes !

Nous continuerons à suivre le chemin qu’elle a tracé pendant ces 8 années.

REJOIGNEZ-NOUS POUR DES JOURNEES D’ACTION D’HIROSHIMA ET DE NAGASAKI 2021 !

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Journées d’action 2021 de la WILPF à Hiroshima et Nagasaki. Payez le prix : ce que les bombes nucléaires coûtent réellement à notre planète, la campagne est lancée !

En 1945, les Etats-Unis ont fait exploser deux armes nucléaires au-dessus des villes japonaises d’Hiroshima (6 août) et de Nagasaki (9 août). A la fin de 1945, les bombardements avaient tué environ 140 000 personnes à Hiroshima et 74 000 autres à Nagasaki. Beaucoup de ces personnes sont décédées immédiatement et celles qui ont survécu ont subi de terribles effets secondaires dus aux radiations.

Cependant, les coûts humains et environnementaux ont persisté pendant des générations, tout comme les coûts des essais et de la production d’armes nucléaires dans le monde. C’est pourquoi il est important d’attirer l’attention sur les effets environnementaux passés et présents des bombes nucléaires et de l’énergie nucléaire à notre planète.

Du 6 au 9 août, la WILPF fait campagne pour souligner l’impact environnemental du développement, de la production, des essais et de l’utilisation d’armes nucléaires, ainsi que les activités des sections de la WILPF commémorant les victimes. Nous maintiendrons le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires comme un outil crucial pour l’abolition nucléaire.

A l’occasion de cette campagne, et dans le but de rendre nos voix encore plus percutantes, nous avons créé une boîte à outils. Faciliter l’accès à nos contenus et la promotion de notre campagne assurera un meilleur succès et permettra à nos préoccupations et revendications d’être mieux entendues.

Ensemble, nous avons le pouvoir d’élever la voix et de créer un mouvement viral pour l’interdiction des armes nucléaires. Dommages humains, financiers, sociaux et environnementaux…cette question est beaucoup trop urgente et importante pour être ignorée.

Rejoignez-nous !

Vous voulez en savoir plus sur notre campagne ? Visitez notre page Web dédiée sur wilpf.org

OUVERTURE DU FORUM GENERATION EGALITE : 100 associations féministes appellent à la mobilisation pour les droits universels des femmes

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40 ans après le début du cycle des conférences de l’ONU sur les droits des femmes, qui a culminé par l’adoption du Programme d’action de la Conférence de Pékin en 1995, dont le Forum Génération Egalité célèbre l’anniversaire, les objectifs fixés en faveur des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes ne sont atteints dans aucun domaine et nulle part dans le monde. Les droits des femmes connaissent même des régressions et de violentes attaques à la suite de crises sanitaires, climatique, économique et démocratique, ainsi que de conflits armés.

A cette occasion le Collectif féministe pour le Forum Génération Egalité, qui rassemble plus d’une centaine d’organisations de la société civile françaises, européennes et internationales, s’appuyant sur une approche universaliste et intergénérationnelle, en continuité avec les mouvements et les luttes des femmes et de leurs associations féministes, et dans le respect de leur diversité, alerte solennellement le Président de la République, les Etats, institutions et acteurs de la communauté internationale réuni-es au Forum de Paris.

Le Collectif pour le Forum Génération Egalité regrette que le mode d’organisation du FGE ne corresponde pas au format d’un évènement multilatéral de l’ONU et que la place des organisations de femmes et féministes soit inégalitaire, au vu notamment du manque de moyens de la très grande majorité d’entre elles.

Pourtant le Forum Génération Egalité pourrait jouer un rôle de mobilisation et d’accélérateur du processus de l’égalité, si les engagements présentés par les coalitions d’action thématiques s’appuyaient sur le socle que nous définissons ci-dessous.

1/ Défendre et promouvoir les droits universels

L’acquis international et européen des droits universels des femmes constitue le socle de l’égalité entre les femmes et les hommes : il faut accélérer la ratification, la levée des réserves et la mise en oeuvre intégrale et effective des traités internationaux et européens essentiels, notamment la Convention pour l’Elimination de toutes les discriminations envers les femmes, (CEDEF), la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (Convention d’Istanbul), la Convention 190 de l’OIT (Convention sur la violence et le harcèlement).

Les défenseuses des droits universels doivent être protégées et aucune violence ne peut être tolérée à leur égard, particulièrement en ce qui concerne les femmes lesbiennes.

2/ Eradiquer les violences, lutter contre la marchandisation du corps des femmes

La prévention et la sanction de toutes les violences à l’égard des femmes et des filles, condition de leur autonomie et de leur liberté, passe par la décriminalisation et la reconnaissance universelle de l’avortement pratiqué de manière sûre et légale ; la reconnaissance du caractère inaliénable du corps des femmes, l’abolition de la maternité de substitution (GPA) et la lutte contre le système porno-criminel ; l’abolition du système prostitutionnel et de la traite des femmes, selon le modèle de la France et d’autres pays européens, avec une attention particulière aux plus vulnérables, femmes handicapées, femmes lesbiennes, femmes migrantes et aux enfants.

L’éducation des filles et des garçons est une condition de base pour la prévention du harcèlement et des violences sexistes et sexuelles.

3/Mettre en place des politiques de relance : justice sociale, économie, climatique au coeur de sa feuille de route

L’égalité femmes-homme et filles – garçons doit être placée au centre des politiques publiques et des plans de relance, après la crise sanitaire COVID-19 et dans le contexte de l’aggravation de la crise écologique et climatique.

Cela passe par la mise en oeuvre de l’ensemble des droits sociaux fondamentaux et le financement des services publics qui les rendent effectifs : droit à la santé, à la protection contre la pauvreté et l’exclusion sociale, à la protection sociale universelle, à l’égalité de rémunération, ainsi que par des services sociaux essentiels, permettant d’articuler vie professionnelle et vie familiale.

Nous proposons une relance partant de la revalorisation des métiers des soins, de l’éducation, de l’économie sociale et solidaire, de la mixité des emplois verts et de la transition énergétique, de l’agroécologie, par l’accès à la formation et au foncier. Ce modèle économique est aussi l’occasion de systématiser la budgétisation intégrant l’égalité, tout en l’associant aux mécanismes pour l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques et aux indicateurs de mise en oeuvre des Objectifs de Développement Durable – ODD- pour 2030. Une approche intégrée de l’égalité des sexes et des droits humains doit être incorporée dans toutes les politiques et institutions financières.

4/Instaurer une réelle diplomatie féministe et soutenir les organisations de femmes et féministes

Ces principes de droits et cette transition vers la justice sociale et climatique forment un programme au niveau national comme pour l’action extérieure et la diplomatie féministe.

Cela implique de soutenir, partout dans le monde, à commencer par la France, les associations de femmes et féministes qui, fragilisées par les mises en concurrence ne reçoivent qu’une part marginale des financements, malgré la diversité de leurs compétences de terrain, de leurs expertises thématiques et pédagogiques partout reconnues, de leur travail de plaidoyer.

Les attentes du Collectif Féministe pour le Forum Génération Egalité sont également fortes à l ‘approche de la présidence française du Conseil de l’Union européenne (janvier 2022), et nous souhaitons participer au dialogue préparatoire avec les décideurs et décideuses.

Partout dans le monde, des associations du mouvement des femmes et des féministes s’engagent pour ces acquis universels. Le féminisme n’est pas un slogan de communication c’est le mouvement social et politique le plus transformateur des sociétés humaines depuis deux siècles.

Avec la libération de la parole et la révolte de millions de femmes par le monde, le temps est arrivé d’un mouvement global des femmes pour l’égalité, la démocratie et la justice sociale.

Notre Collectif s’investira aux côtés de tous les acteurs et actrices de la communauté internationale qui s’engagent à défendre l’égalité entre les femmes et les hommes, à sauvegarder les droits des femmes mis à mal partout dans le monde, et à placer les femmes et les filles au centre de tous les efforts de sortie de la pandémie et de reconstruction, condition sine qua non de la démocratie, du développement, de la justice sociale et climatique, et de la Paix universelle.

Déclaration du 30 juin 2021

Paris va créer un lieu d’hommage aux femmes victimes de violences

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Le Conseil de Paris a voté mardi 1er juin 2021 en faveur de la création d’un lieu pour que les femmes battues, tuées, ne soient pas oubliées.

« Nous souhaitons qu’un lieu à Paris leur soit dédié » a souligné le maire du 13ème Jérôme Coumet. Ce lieu doit permettre de « nous rassembler, de nous recueillir, de crier aussi notre indignation » Un lieu symbolique pour leur rendre hommage, pour briser le silence », résume l’élu. « Il s’agit de rappeler avec force dans notre espace public cette réalité insupportable :

Chaque année en France quelque 220 000 femmes subissent des violences conjugales et 93 000 sont victimes de viol ou de tentative de viol. En France, une femme meurt assassinée par son conjoint ou ex-conjoint tous les deux jours et demi selon les chiffres officiels qui ne tiennent pas compte de toutes celles qui se taisent.

Un bilan terrible, qui s’est alourdi avec la crise sanitaire.

APPEL à une opposition internationale au rejet des eaux radioactives de Fukushima dans l’océan Pacifique

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Nous ne devons pas laisser l’industrie nucléaire japonaise se débarrasser dans l’océan d’1 milliard 250 millions de litres d’eau radioactive utilisée pour le refroidissement de la centrale nucléaire de Fukushima depuis l’accident de 2011.

La compagnie Tepco stocke cette eau contaminée dans des citernes, mais cela lui coûte 900 M$ par an, trop cher à ses yeux et le site arrive à saturation.

C’est une impasse certes, mais une impasse intrinsèque aux conséquences ingérables de l’industrie nucléaire et la partie immergée de conséquences beaucoup plus graves que les soucis de Tepco qui ne sont en aucun un argument pour augmenter encore la radioactivité diffuse sur la planète qui s’aggrave déjà depuis des décennies.

Il est profondément immoral de laisser les pollueurs prendre des décisions qui concernent la santé de tous les habitants de la planète.

L’Agence internationale de l’énergie atomique est d’accord avec ce rejet, c’est normal ! Elle a l’habitude de passer sous silence tout ce qui gêne le développement de l’industrie nucléaire, fusse les malades des zones contaminées ou l’angoisse des médecins qui essaient de leur porter secours.

Les chinois protestent, les pays limitrophes aussi. Ils ont raison, ce rejet est inacceptable.

C’est un crime écologique et un énorme abus de pouvoir qu’il faut condamner politiquement et éthiquement.

Nicole Roelens, membre de la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté

17 avril 2021

FORUM GENERATION EGALITE : rassemblement mondial pour l’égalité entre les femmes et les hommes

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En partenariat avec la société civile, le FORUM GENERATION EGALITE est un rassemblement mondial pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Le FORUM est organisé par ONU Femmes et co-présidé par la France et le Mexique.

Le FORUM sera lancé à Mexico du 29 au 31 mars 2021 et culminera à Paris du 30 juin au 2 juillet 2021.

ONU FEMMES lancera une campagne de sensibilisation multigénérationnelle intitulée « Génération Egalité : Pour les droits des femmes et un futur égalitaire ».

Cette Campagne ambitieuse vise à réunir les jeunes générations d’activistes et les militant.e.s visionnaires qui ont joué un rôle essentiel dans la création du Programme d’action de Pékin. Ensemble, elles et ils agiront de manière concrète pour favoriser l’autonomisation des femmes et des filles. Cette campagne oeuvre notamment pour l’égalité salariale, la fin du harcèlement sexuel et de toutes formes de violences envers les femmes et les filles, la participation égale à la vie politique et à la prise de décisions dans tous les domaines de la vie.

Résultats du FORUM

Les principaux objectifs du FORUM seront de définir pour l’avenir un programme d’action novateur et ambitieux en faveur des femmes et de lancer des « COALITIONS D’ACTION » qui permettront de parvenir à des résultats concrets en matière d’égalité entre les femmes et les hommes au cours de la décennie d’action des Nations unies (2020-2030), afin de réaliser les Objectifs de Développement durable.

Les COALITIONS D’ACTION sont des partenariats multi-acteurs, mondiaux et innovants, qui mobiliseront les gouvernements, la société civile, les organisations internationales et le secteur privé en vue de :

– dynamiser l’action collective,

-susciter un dialogue intergénérationnel tant au niveau mondial que local,

-stimuler l’investissement public et privé

-parvenir à des résultats concrets qui permettent de changer la donne pour les femmes et les filles de toutes les générations

Les thèmes choisis pour les COALITIONS D’ACTION se fondent sur une approche par les droits humains et résultent d’un processus de consultation des groupes féministes internationaux, des organisations actives sur le terrain, des gouvernements et d’autres partenaires et s’appuie sur les données.

Ces thèmes sont les suivants :

-la violence basée sur le genre,

-la justice économique et le droit économique,

-l’autonomie corporelle et droits en matière de santé reproductive et sexuelle,

-l’action des femmes en faveur de la justice climatique,

-les technologies et l’innovation au service de l’égalité entre les femmes et les hommes,

-les mouvements et le leadership féministes

Chaque Coalition d’action lancera une série d’actions ciblées à la fois concrètes, ambitieuses et immédiates sur la période 2020-2025, afin d’avoir un réel impact en matière d’égalité entre les femmes et le hommes et de droits des filles et des femmes. Au coeur de ce programme d’action, les moyens financiers seront au service des résultats en identifiant de manière systématique les déficits de ressources qui ont nui jusqu’alors à l’atteinte de résultats.

Pour atteindre ces objectifs, les Coalitions d’action Génération Egalité forgeront de nouveaux partenariats, mettront en oeuvre des solutions et rendront compte annuellement des progrès enregistrés, en particulier pour les filles et les femmes pauvres ou marginalisées.

La coalition d’action choisie par la France est l’autonomie corporelle et droits en matière de santé reproductive et sexuelle :

« 33 000 filles chaque jour se marient sans consentement et une femme sur trois est victime de violences. 45 % des femmes et des filles âgées de 15 à 49 ans qui sont mariées ou en concubinage ne peuvent pas prendre leurs propres décisions en matière de santé sexuelle et reproductive. Le moment est venu d’avoir une vision holistique » déclare Natalia Kanem, secrétaire générale adjointe et directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la Population« .

« Le programme d’action de la Coalition repose sur 3 thématiques d’intervention, afin de donner la possibilité aux femmes et aux filles de disposer comme elles l’entendent de leur corps ».

« D’ici 2026, nous souhaitons développer une éducation complète à la sexualité. 50 millions d’enfants, d’adolescentes et de femmes supplémentaires devront avoir accès à une éducation à la sexualité, à l’école et en dehors de l’école. Nous devons faire progresser la qualité des services de contraception et d’avortement ».

« 260 millions de filles, d’adolescentes et de femmes supplémentaires devront être en mesure de prendre des décisions autonomes concernant leur corps. Nous devons soutenir davantage les associations chargées de protéger les droits en matière de santé reproductive et sexuelle ».

« Et les prochains mois vont être décisifs pour mobiliser le plus d’actrices/acteurs possibles », a déclaré la ministre Elisabeth Moreno, ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes.

Au-delà des Coalitions d’action, le FORUM contribuera à définir un programme d’action féministe mondial en réunissant les défenseures et défenseurs de l’égalité entre les femmes et les hommes de tous les horizons dans une réflexion publique globale et collective sur les actions les plus urgentes à entreprendre pour atteindre l’égalité, renforcer la solidarité et réaffirmer un mouvement féministe multilatéral, intersectionnel et intergénérationnel. Cette réflexion publique permettra à la société civile et aux mouvements féministes de faire entendre leur voix et de définir le calendrier de l’égalité entre les femmes et les hommes pour les années à venir.

21 avril 2021

8 mars, Journée Internationale des Femmes

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Le 8 mars 2021 le thème de la Journée internationale des femmes est le Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19.

Comme chaque année, le but de cette journée est de réfléchir sur les conditions des femmes dans le monde et de lutter contre les inégalités par rapport aux hommes.

Selon le rapport « ONU Femmes », en 2020 « les progrès accomplis pour l’égalité des sexes s’affaiblissent et les avancées durement obtenues sont en train de s’inverser ». Il signale « le manque d’action efficace pour stimuler la représentation des femmes dans les arènes du pouvoir ».

L’ONU constate que ce sont dans les pays dirigés par des femmes que la crise sanitaire a été la mieux contenue. Et que sur le terrain, les femmes ont été en première ligne pour apporter les soins aux malades, les rendant ainsi les plus vulnérables face à la maladie : en France, les femmes sont 91% des aide-soignants, 87% des infirmiers, et 97% des employés dans des maisons de retraite et aides familiales à domicile. Parmi les scientifiques, comme parmi les militaires d’ailleurs, le pourcentage de femmes augmente. Mais bien que 33% des chercheurs scientifiques soient des femmes, seules 12% d’entre elles, en moyenne, sont membres d’académies nationales des Sciences à travers le monde.

N’est-il pas temps que les femmes soient présentes dans toutes les sphères de la vie publique où les décisions sont prises et qu’elles participent au pouvoir au même titre que les hommes, au niveau local comme au niveau international. C’est ce que dit la résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur « les femmes, la paix et la sécurité » (du 8 mars 2000) qui demande « instamment aux états membres de faire en sorte que les femmes soient davantage représentées à tous les niveaux de prise de décisions dans les institutions et mécanismes nationaux, régionaux et internationaux pour la prévention, la gestion et le règlement des différends ».

Partout dans le monde les mobilisations pour les droits des femmes se développent à l’initiative des femmes elles-mêmes. Le caractère mondial de ces mobilisations en fait un des axes principaux du mouvement mondialisé des luttes pour la justice sociale, la liberté, le respect des droits humains pour toutes et tous :

Viols, violences psychologiques, harcèlement, traitements inhumains et dégradants… la violence à l’encontre des femmes et des filles constitue aujourd’hui l’une des violations des droits humains les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices.

Chaque jour, dans la sphère publique comme privée, des milliers de femmes et de jeunes filles voient leurs droits et leur dignité bafoués. Une réalité aggravée par la pandémie de Covid-19 qui, nous le savons, a entraîné une hausse des violences.

Ensemble, nous avons le pouvoir d’agir pour un monde plus juste et respectueux des droits fondamentaux et parfois même de sauver des vies.

Le 8 mars nous célébrons la Journée internationale des droits des femmes. A cette occasion, avec nous, réaffirmez votre soutien à la lutte des femmes pour leurs droits fondamentaux dans le monde.

8 mars 2021

Le Parlement Européen reconnaît l’écocide et demande son inscription à la Cour Pénale Internationale

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Mercredi 20 janvier, le Parlement européen a créé la surprise en adoptant un amendement reconnaissant l’écocide, dans son rapport annuel sur les droits humains et la démocratie, et en demandant à ce qu’il soit inclus dans les statuts de la Cour Pénale Internationale comme crime contre l’humanité.

Cette avancée majeure pour la protection de l’environnement vient récompenser le travail de mobilisation effectué par des parlementaires européens impliqués au sein de « l’Alliance Ecocide ».

C’est une véritable victoire, un premier pas majeur vers le soutien à la reconnaissance de l’écocide par l’Union européenne ! L’amendement est une étape essentielle et une prise de position extrêmement forte, le Parlement Européen devient un allié de la reconnaissance de l’écocide au niveau international. « Ce n’est pas seulement une prise de position symbolique mais une vraie demande qui ne demande qu’à être transformée en droit réel. » explique Marie Toussaint, juriste, fondatrice de Notre Affaire à Tous et eurodéputée écologiste initiatrice de l’Alliance internationale des parlementaires pour la reconnaissance de l’écocide.

La reconnaissance de l’écocide comme 5ème crime contre l’humanité par la Cour Pénale internationale est importante car elle permettrait d’avoir une législation mondiale qui condamnerait les crimes environnementaux et les atteintes aux droits humains les plus graves de façon suffisamment dissuasive pour les éviter dans le futur.

Pour l’heure, la CPI ne condamne que les individus et pas les personnes morales alors que le droit de l’environnement se dirige de plus en plus vers la sanction pénale des entreprises qui peuvent se traduire par des peines de prison pour les dirigeants mais aussi des amendes ou la clôture des activités des entreprises écocidaires.

Après cette première victoire, les parlementaires européens restent mobilisés pour continuer à porter la reconnaissance de l’écocide et son inscription dans le droit européen à travers divers travaux, et notamment la révision de la directive européenne sur l’environnement à la fin de l’année.

25 février 2021

Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines

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Au moins 200 millions de filles et de femmes en vie aujourd’hui ont subi une mutilation génitale, une violation grave des droits humains des femmes et des filles et une manifestation flagrante de l’inégalité entre les sexes.

Aujourd’hui, c’est la Journée Internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations sexuelles féminines.

Notre objectif : mettre fin aux mutilations sexuelles féminines d’ici 2030.

Cet effort est d’autant plus important que les mutilations génitales féminines ne présentent aucun avantage pour la santé des femmes, au contraire, elles ont des conséquences néfastes, voire mortelles, sur les plans physique, mental, sexuel et reproductif des femmes et des filles.

Elles violent les droits des femmes à la santé sexuelle et reproductive, à l’intégrité physique, à la non-discrimination et à la protection contre les traitements cruels et dégradants.

samedi 6 février 2021

L’Etat français reconnu fautif en matière de lutte contre les changements climatiques

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Dans son jugement sur l’Affaire du Siècle, prononcé le 3 février 2021, le tribunal administratif de Paris reconnaît la responsabilité de l’Etat français dans la crise climatique et juge illégal le non-respect de ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

L’Etat est également reconnu responsable de « préjudice écologique ». Les ONG requérantes dans l’Affaire du Siècle se félicitent de cette première victoire et espèrent un jugement plus historique encore au printemps : l’Etat pourrait être condamné à prendre des mesures supplémentaires sur le climat.

Pour les organisations de l’Affaire du Siècle :

Pour la première fois, l’Etat français reconnu fautif en matière de lutte contre les changements climatiques

La justice a tranché : l’Etat français commet une faute en n’adoptant pas les mesures suffisantes pour lutter contre les changements climatiques et réduire les émissions de gaz à effet de serre, conformément aux objectifs qu’il s’est lui-même fixés. C’est la première fois que la justice reconnaît que la France est responsable d’inaction climatique.

Avec cette reconnaissance de la faute de l’Etat, toutes les victimes directes des changements climatiques en France pourront désormais se tourner vers la justice et s’appuyer sur ce jugement pour demander réparation des préjudices qu’elles subissent. L’Etat va enfin devoir assumer les conséquences de décennies d’inaction sur le climat.

L’inaction climatique de l’Etat porte atteinte à l’environnement

Le Tribunal a également reconnu le préjudice écologique, c’est-à-dire les dommages causés à l’environnement, par le dépassement par la France de ses plafonds annuels d’émissions de gaz à effet de serre. C’est une première en droit français : avec cette décision, le tribunal administratif estime qu’une personne publique, au même titre qu’une personne privée, peut être tenue responsable d’un dommage causé à l’environnement.

L’Etat bientôt contraint par la justice à réparer les conséquences de son inaction ?

Une nouvelle décision du Tribunal au printemps pourrait condamner l’Etat à prendre des mesures supplémentaires pour lutter concrètement et efficacement contre la crise climatique. La reconnaissance de la faute que constitue son inaction climatique était une condition indispensable pour contraindre l’Etat à agir. Cette première étape historique désormais franchie, la justice doit maintenant statuer sur la façon dont l’Etat doit s’y prendre pour mettre fin à ses actions illégales et, au-delà, réparer les dommages causés par les gaz à effet de serre émis en trop, par rapport à ses objectifs.

Notre Affaire à Tous – 4 février 2021

La Russie prolonge le traité de désarmement New START

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Une des premières décisions du président Joe Biden a été de proposer à Vladimir Poutine une prolongation de 5 ans du dernier accord de contrôle des armes nucléaires, signé en 2010, entre la Russie et les Etats-Unis, le New START.

Ce traité, qui limite les deux pays à un maximum de 1 550 armes nucléaires stratégiques chacun , expirera le 5 février 2021 s’il n’y a pas eu d’accord mutuel pour le proroger, ce qui était malheureusement l’intention affichée par Donald Trump.

Vladimir Poutine a fait savoir qu’il était favorable à une prolongation inconditionnelle de 5 ans du Traité et le ministère russe des affaires étrangères à publié une déclaration en ce sens le 20 janvier. Il est à noter que cette prolongation ne nécessite pas l’approbation du Sénat américain.

Comme l’a déclaré Derek Johnson, directeur général du mouvement international Global Zero pour l’élimination des armes nucléaires « les Etats-Unis reviennent à la raison. L’offre du président Biden marque un retour bienvenu à une diplomatie sérieuse qui ouvre la voie à un avenir plus sûr et plus sécurisé pour tous ».

Il reste maintenant à espérer que le nouveau président américain n’oubliera pas dans son agenda l’entrée en vigueur aujourd’hui même du Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires (TIAN).

29 janvier 2021

L’APPEL COLLECTIF DU 20 JANVIER 2021 de 19 ASSOCIATIONS ET ORGANISATIONS : LA FRANCE DOIT ADHERER AU TRAITE SUR L’INTERDICTION DES ARMES NUCLEAIRES !

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19 associations et organisations dont 5 Prix Nobel de la Paix lancent un Appel solennel au Président de la République pour que la France adhère à ce Traité.

L’entrée en vigueur du TIAN (Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires) le 22 janvier 2021 n’est pas un évènement ordinaire dans le climat actuel de tension et de risque pour la sécurité de la planète.

Ce texte a été publié par la Croix.

LA FRANCE DOIT ADHERER AU TRAITE SUR L’INTERDICTION DES ARMES NUCLEAIRES

Le 22 janvier 2021 restera une date historique : un traité multilatéral, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), adopté par les deux tiers des pays membres de l’ONU en 2017, entre en vigueur et rend les armes nucléaires illégales, que ce soit leur possession, leur fabrication, ou la menace de leur utilisation, c’est-à-dire la stratégie de dissuasion nucléaire. Le TIAN comble un vide juridique et complète l’interdiction des autres armes de destruction massive, biologiques et chimiques, ainsi que de certaines armes classiques condamnées pour leur impact sur les civils.Il aura des effets même sur les pays qui le rejettent. La France, qui s’est toujours voulue le pays porteur des valeurs de respect du droit international, ne doit pas tourner le dos à ce processus de démocratie internationale et doit adhérer au TIAN.

Cet accord est le résultat de dizaines d’années d’efforts persévérants de la société civile, à travers des organisations dont de nombreuses ont été regroupées au sein de la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires (ICAN), lauréate du prix Nobel de la paix 2017, et le Comité international de la Croix-Rouge, en convergence avec plusieurs Etats, dont le Saint-Siège, l’Afrique du Sud (ancienne puissance nucléaire) et la Nouvelle-Zélande.

Les organisations, gouvernements, Eglises, syndicats qui soutiennent l’interdiction des armes nucléaires n’ont pas agi seulement par frustration à l’égard des détenteurs d’arsenaux qui n’ont pas tenu leurs engagements, pris notamment dans le cadre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Le TIAN concrétise le rejet d’un système verrouillé par le veto de ces quelques pays et d’un système de sécurité fondé sur la capacité de perpétrer des massacres de masse de civils.

Les puissances nucléaires, dont la France, ont beau déclarer que le TIAN ne leur imposera aucune obligation, elles ne pourront plus désormais comme si le TNP leur accordait indéfiniment un droit de possession et de recours à l’arme nucléaire, en contradiction avec l’esprit et le texte de ce traité. Ainsi tentent-elles de justifier l’injustifiable, à savoir les programmes de modernisation et de renouvellement de leurs arsenaux nucléaires, étalés encore sur plusieurs décennies à coup de centaine de milliards d’euros. Pourtant, l’article VI du TNP leur fait bien -depuis un demi-siècle- obligation de négocier en vue de « la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée » et d’un « traité de désarmement général et complet » !

Les autorités françaises, comme celles des autres puissances nucléaires, affirment de manière contradictoire que la dissuasion nucléaire exclut tout recours à l’arme nucléaire, alors même qu’elles incluent dans leur doctrine des scénarios d’emploi de l’arme atomique (le « dernier avertissement ») et investissent dans de nouveaux types d’armes nucléaires plus « utilisables », qui abaissent dangereusement le seuil de la guerre nucléaire.

Les puissances nucléaires affirment que la seule solution réaliste vers le désarmement consiste à cheminer « étape par étape », et fixent comme objectif prioritaire la non-prolifération. En fait toutes les mesures en discussion (-interdiction des essais nucléaires ou de la production de matières fissiles militaires, réduction des arsenaux, non-emploi en premier, etc…) sont actuellement bloquées par ces mêmes puissances. De plus, en continuant d’affirmer que l’arme nucléaire est la garantie ultime de leur sécurité, elles la rendent encore plus attrayante et elles favorisent la prolifération qu’elles prétendent combattre.

Le Président de la République doit sortir de trois contradictions dans lesquelles il s’est enfermé :

. il a fustigé le « désarmement unilatéral », tout en s’enorgueillissant des mesures de réduction que la France avait prises unilatéralement depuis la fin de la Guerre froide ;

. il prône le multilatéralisme, tout en rejetant les aspirations d’une majorité d’Etats, dont des membres de l’Union européenne ;

. il entend inscrire la protection de l’environnement dans la Constitution alors qu’une guerre nucléaire, même limitée, serait un crime d’écocide compte tenu de ses conséquences catastrophiques sur la planète, ses habitants et les générations futures, ainsi que l’ont démontré plus de 2 000 essais nucléaires dont les effets sanitaires et environnementaux se font aujourd’hui encore ressentir sur les populations concernées.

Il est donc grand temps, trois quarts de siècle après l’horreur d’Hiroshima et de Nagasaki, que la France se joigne au mouvement mondial pour l’élimination progressive et multilatérale des armes nucléaires en adhérant au TIAN. La France contribuera ainsi, comme elle l’a déjà fait pour les autres armes de destruction massive, à l’élimination de l’arme la plus destructrice inventée par l’être humain.

Abolition des armes nucléaires – Maison de Vigilance – ADN (Collectif Arrêt du nucléaire) ;AFCDRP (Association française des communes, départements et régions pour la paix) – Maires pour la Paix ; AMFPGN (Association des médecins français pour la prévention de la guerre nucléaire, affiliée à IPPNW, Prix Nobel de la paix 1987) ; Amnesty International France (affilié à Amnesty international, Prix Nobel de la Paix 1977) ; Artistes pour la paix ; EPP (Enseignants pour la paix, membre de l’Association internationale des éducateurs à la paix – AIEP) ; ICAN France (affiliée à ICAN, Prix Nobel de la paix 2017) ; IDN (Initiatives pour le désarmement nucléaire) ; IPSE (Institut Prospective et Sécurité en Europe) ; IDRP (Institut de Documentation et Recherche sur la Paix) ;LIFPL France (Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté) ; Ligue des droits de l’homme (affiliée à ICAN France) ; Mouvement de la Paix (affilié à ICAN et au Bureau international de la Paix, Prix Nobel de la paix 1910) ; MIR-FRANCE (Mouvement international de la réconciliation, affilié à ICAN France) ; Mouvement national de lutte pour l’environnement ; Observatoire des armements ; Pax Christi France ; MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples) ; PNND France (Parlementaires pour la non-prolifération et le désarmement nucléaire) ; Pugwash-France (affilié au Mouvement Pugwash, Prix Nobel de la paix 1995).

MOINS 2 JOURS AVANT L’ENTREE EN VIGUEUR DU TRAITE D’INTERDICTION DES ARMES NUCLEAIRES !

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Nous nous approchons d’un évènement historique, porté par près d’une centaine de pays, soutenu par plus de 1 600 parlementaires (dont une vingtaine en France) et plus de 350 villes dans le monde (dont 32 en France).

Le Traité d’Interdiction des Armes nucléaires (TIAN), entre en vigueur le 22 janvier 2021 et ouvre une nouvelle ère : celle de l’illégalité complète des armes nucléaires au regard du droit international.

Il interdit notamment la mise au point, l’essai, la possession, le transfert, l’emploi ou la menace d’emploi des armes nucléaires.

138 pays soutiennent ce Traité adopté par l’ONU en 2017, alors que les 9 Etats nucléaires -dont la France- et leurs alliés y sont violemment opposés, contrairement à leur engagement dans le Traité de non-prolifération.

ICAN, la campagne internationale pour abolir les armes nucléaires, a obtenu le prix Nobel de la Paix en 2017 pour avoir initié ce Traité.

REJOIGNEZ-NOUS POUR AGIR devant ce danger et cette dépense publique qui n’assure en rien notre sécurité.

Savez-vous qu’en 2021, c’est la somme exorbitante de 9 152 euros par minute qui sera dépensée par la France pour moderniser et renouveler les composantes nucléaires ?

Refusons cette politique de défense qui s’inscrit contre le droit international humanitaire en prévoyant de détruire notre environnement, les générations actuelles et futures.

Chacune et chacun peut s’engager pour un monde sans armes nucléaires :

.Interpeller sa banque pour lui demander d’engager une politique de désinvestissement dans les entreprises produisant des systèmes d’armes nucléaires ; changer de banque ;

.Demander à son parlementaire d’ouvrir un débat sur le TIAN ;

. Rencontrer son maire pour lui proposer de signer l’Appel des villes ;

. S’informer et débattre avec ses collègues, ses amies de l’urgence d’éliminer les armes nucléaires …..

La Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté regrette vivement que la France, ainsi que les autres puissances nucléaires et leurs alliés, continuent de s’opposer à cette interdiction et considèrent les armes nucléaires comme légitimes, alors qu’elles ne pourraient être employées qu’en violation du droit international humanitaire qui protège les civils. La France, en adhérant en 1992 au Traité de non-prolifération (TNP), s’était pourtant engagée en faveur du désarmement nucléaire.

Une fois en vigueur, ce Traité ne pourra être ignoré, même par les pays qui s’y sont opposés avec vigueur, car il marque le rejet mondial d’un système de sécurité fondé sur la capacité de perpétrer des massacres massifs de civils.

BELLE ET HEUREUSE ANNEE 2021 !

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CHERES AMIES !

On peut facilement imaginer combien nous sommes toutes et tous heureux que cette année 2020 se termine. Le Coronavirus, suivi des mesures de confinement, ont eu un impact démesuré sur les femmes.

Absentes des lieux de décisions stratégiques, les femmes ont été pourtant majoritaires sur le terrain de la lutte contre l’épidémie. La France a tenu, et tient encore aujourd’hui, grâce aux femmes.

Infirmières, caissières, aides-soignantes, couturières de masques, travailleuses sociales, institutrices… Tous ces emplois essentiels et pourtant, parce que féminisés, si peu considérés et si mal rémunérés. L’égalité exige la revalorisation des salaires et des conditions de travail des emplois féminisés.

A l’échelle individuelle, le confinement a relégué d’autres femmes à leurs foyers, avec souvent de terribles conséquences : augmentation des inégalités en matière de partage des tâches, accroissement des violences conjugales. Etre confinées avec un conjoint violent ou violeur a dû être un calvaire ! Nous apprenons aujourd’hui que les violences conjugales ont augmentées de 60% en 2020 !

Si la police et la justice ont su être réactives, les moyens dédiés à l’hébergement ont clairement fait défaut. La lutte contre les violences faites aux femmes est pourtant aussi une question d’argent. La Fondation des Femmes a financé la mise en sécurité de 750 femmes et enfants dans des lieux de qualité et avec un accompagnement optimum. Son équipe et des salariées des associations qu’elle a soutenues ont su en quelques semaines transformer les dons qu’elles ont reçus en toits, repas, accompagnement, sécurité et bienveillance. Cela se poursuivra en 2021 avec le financement de 10 000 nuitées main dans la main avec la Fédération Nationale Solidarité Femmes, dans un programme d’ampleur appelé « Abri d’Urgence ».

Cependant nous tirons la sonnette d’alarme : il n’est pas soutenable que ce soit l’initiative privée et citoyenne qui permettent aujourd’hui à des centaines de femmes et enfants d’avoir accès à un toit et à la sécurité. Il manque à ce jour, plusieurs milliers de places d’hébergement spécialisé. Il s’agit de droits humains fondamentaux, que l’Etat doit garantir, quoi qu’il en coûte.

A l’instar du manque cruel de places d’hébergement, la Fondation des Femmes rappelle que la mobilisation des institutions face aux violences faites aux femmes reste largement insuffisante en France. La réponse pénale à l’augmentation des violences faites aux femmes doit également s’améliorer par la création de parquets spécialisés, d’un meilleur accueil en commissariat et gendarmerie, d’une plus grande réactivité des forces de l’ordre et de la Justice.

Enfin, les leçons des deux derniers confinements nous montrent que les dispositifs d’accompagnement à distance, au téléphone ou en ligne sont des recours de première importante en cette période. La Fédération Nationale Solidarité Femmes, qui a créé et gère le numéro 3919 depuis plus de 30 ans, a ainsi enregistré 7 000 appels hebdomadaires en confinement au lieu des 2 000 en temps normal (soit 350% d’augmentation).

En 2021, il nous faut encore convaincre inlassablement de l’importance de l’égalité pour toutes et tous .

Bonne, heureuse et victorieuse année 2021, que nous allons traverser dans la dynamique des luttes, dans la mise en commun de nos valeurs, dans la chaleur de l’amitié et de la sororité !

CAMPAGNE #NIGNORONS PLUS !

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La Campagne #NIGNORONS PLUS s’inscrit dans le cadre de « ORANGEDAY », 16 jours d’action contre les violences faites aux femmes du 25 novembre au 10 décembre 2020.

ONU FEMMES FRANCE lance un Appel pour agir collectivement contre ce fléau.

Depuis bientôt trois décennies, celui-ci permet d’agir à l’échelle mondiale pour prévenir et éliminer les violences à l’encontre des femmes et des filles.

« Les Comètes de Sô Ava », UN PLAIDOYER POUR UNE SCOLARISATION OBLIGATOIRE DES FILLES

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Dakar, 23 novembre 2020« Les comètes de Sô Ava », un ouvrage écrit par l’ingénieur-biologiste-psychologue béninoise, Eugénie Dossa Quenum, se veut un plaidoyer fort pour une prise en charge obligatoire de la scolarisation des filles par l’Etat.

L’ouvrage est écrit en 2017 sous forme de nouvelles, par cette Béninoise résidant en France, reconnue pour son combat permanent pour la scolarisation des filles. Elle était récemment à Dakar pour faire la promotion de son livre dans les écoles sénégalaises par le biais de l’Institut national d’étude et d’action pour le développement de l’éducation (INEADE).

Dans cette production, Eugénie Dossa Quenum revient de façon romancée sur un drame survenu en 2015 dans le village lacustre de Sô Avo au Bénin, où le premier triplé de bachelières dudit village a sombré le jour même de leur admission au bac, dans le lac Nokoué.

Cette histoire est celle d’Alowonou, Sonagnon et Yanagbo, trois élèves évoluant dans un milieu réfractaire à l’apprentissage des filles ont su malgré tout, s’imposer, non sans difficultés, avec bravoure et détermination, jusqu’à obtenir le bac avec mention.

Malheureusement, à leur retour au centre d’examen, elles sont mortes noyées dans le fleuve Sô. Un vent qui s’était levé au moment de la traversée a fait retourner leur barque, faisant engloutir tous les occupants par les flots.

Dans un style d’écriture à la fois poétique et très digeste, cette écrivaine, également membre de Médecins du Monde, a abordé avec l’agence de presse APS ce sinistre fait divers qui s’est déroulé dans son pays, tout en attirant l’attention des autorités sur les nombreuses difficultés auxquelles sont confrontées au quotidien, ces jeunes filles vivant dans ces contrées enclavées.

« Ce qui est plus dramatique dans cette histoire est que ce malheur a été traité comme un banal fait divers, alors que dans d’autres pays, les trois filles, premières bachelières de leur village et ayant péri dans le fleuve après les résultats, auraient fait l’objet d’un grand tapage médiatique », a ainsi déploré Eugénie Dossa Quenum, lors d’un entretien accordé à l’agence de presse APS.

Selon cette militante engagée de la Ligue Internationale de Femmes pour la Paix et la Liberté, cette histoire démontre que les gens ne sont pas traités de manière similaire, selon qu’ils soient citadins ou villageois de localités éloignées, aussi bien par les médias que par les autorités publiques.

« Donc, c’est un peu la réhabilitation de ces filles que je fais à travers : Alowonou, Sonagnon et Yanagbo », a fait savoir Eugénie Dossa Quenum.

Ces « comètes de Sô Ava qui se sont éteintes à la fleur de l’âge, a-t-elle dit, rêvaient de devenir respectivement, une fois leurs études supérieures poussées le plus loin possible, présidente de la Cour suprême du Bénin, directrice de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et Directrice du Fonds monétaire international (FMI) ».

« Evidemment, certaines personnes non favorables à l’éducation des filles ont voulu interpréter cet accident comme une sanction des ancêtres. Mais, contrairement à ce qui était redouté par beaucoup, cet évènement a été plutôt une motivation supplémentaire pour les autres filles de ces villages qui ont vu en ces trois comètes de véritables modèles à suivre », dit-elle.

Situé dans le sud-est du Bénin, la cité lacustre de Sô Ava est connue pour être le lieu où le taux de déscolarisation des filles est le plus élevé par rapport à la moyenne nationale.

Pour cause, à Sô Ava, très tôt, « les filles subissent le poids de la tradition avec les mariages précoces qui interviennent très souvent à douze ans, ainsi que d’autres normes sociales et culturelles de soumission », explique Eugénie Dossa Quenum.

S’y ajoute que celles qui ont le privilège d’aller à l’école sont obligées de faire, deux fois dans la journée, la traversée du fleuve en pirogue, pour regagner leurs établissements situés sur la terre ferme.

A travers « les comètes de Sô Ava », l’ingénieur-biologiste-psychologue béninoise Eugénie Dossa Quenum, plaide pour une prise en charge obligatoire de la scolarisation des filles par l’Etat.

Face à toutes ces pesanteurs sociales qui empêchent les jeunes filles d’aller jusqu’au bout de leur cursus scolaire et universitaire, l’Etat doit assurer la prise en charge « obligatoire et gratuite » de leur scolarisation, estime l’auteur.

En attendant ces réformes macro, elle espère avec la vente de ce livre, ouvrir au profit de ces dernières, un internat pouvant accueillir dans en premier temps, au moins, une cinquantaine d’élèves.

Eugénie Dossa Quenum explique qu’elle est en train de faire « les démarches nécessaires pour que ce livre déjà contenu dans des tablettes scolaires distribué à certaines écoles de la place comme celle de Derklé à Dakar soit publié par les Nouvelles éditions africaines du Sénégal (NEAS) ».

« Et si le livre est accepté, il sera édité ici à Dakar et vendu au prix symbolique de deux mille francs pour qu’il soit abordable pour tous », soutient-elle.

LE 25 NOVEMBRE 2020, JOURNEE INTERNATIONALE DE LUTTE CONTRE LES VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES FAITES AUX FEMMES ET AUX FILLES !

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LA PETITION (sur mesopinions.com) : Manifestation virtuelle le 25 novembre 2020 de 12 H à 20 H

Auteur : Docteur Muriel SALMONA, psychiatre, présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie

Destinataires : Emmanuel MACRON (Président de la République) Gouvernement français, parlementaires député.es et sénateur.trices

Dans le monde, 35% des femmes ont subi au moins une fois des violences physiques et/ou sexuelles de la part d’un partenaire intime, ou bien des violences sexuelles de la part d’une autre personne, une femme sur dix a subi des violences sexuelles depuis l’âge de 15 ans et une femme sur 5 a subi des violences sexuelles avant ses 18 ans.

Ces violences sexistes et sexuelles sont des violences haineuses et discriminatoires qui font patrie d’un continuum de violences que les femmes et les filles subissent dès leur plus jeune âge. Elles s’exercent dans un cadre d’inégalité et de domination sur les personnes les plus vulnérables et les plus discriminées (filles et femmes en situation de handicap, en institutions, racisée, sans-abri, immigré.es, demandeuses d’asile, sans-papiers,…) et ont pour conséquences une aggravation des inégalités, des handicaps et une précarisation des victimes. N’oublions pas les filles !

Ces violences sexistes et sexuelles représentent de très graves atteintes aux droits, à la sécurité, à la dignité et à l’intégrité mentale et physique des filles et des femmes qui en sont victimes. Depuis la mise en place des mesures de confinement, les signalements d’actes de violence sexistes et sexuelles à l’égard des femmes et des filles ont augmenté en France.

IL EST D’AUTANT PLUS URGENT D’AGIR POUR LUTTER CONTRE CES VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES, CONTRE LEUR IMPUNITE, ET DE PROTEGER TOUTES LES FEMMES ET LES FILLES DE CES VIOLENCES.

MOBILISONS NOUS !

C’EST POURQUOI MEMOIRE TRAUMATIQUE QUI FAIT PARTIE DU COLLECTIF D’ASSOCIATIONS, D’ORGANISATIONS ET DE SYNDICATS A LANCE UNE PETITION APPEL A MANIFESTER VIRTUELLEMENT LORS DU RASSEMBLEMENT UNITAIRE POUR LA JOURNEE INTERNATIONALE MERCREDI 25 NOVEMBRE DE 12 H A 20H PLACE DE LA REPUBLIQUE A PARIS ET DANS TOUTE LA FRANCE :

MERCREDI 25 NOVEMBRE 2020 A PARTIR DE 12 H JUSQU’A 20 H

1 SIGNATURE = 1 PARTICIPATION A CETTE MANIFESTATION VIRTUELLE

TEXTE DE L’APPEL UNITAIRE :

Nous sommes toutes et tous mobilisé.es, nous ne céderons pas !

Femmes de tous les continents, nous subissons les violences sexistes et sexuelles. C’est notre commun.

Les féminicides, les viols, les agressions sexuelles, le harcèlement sexuel, les violences obstétricales, le contrôle de nos corps, sont des réalités tragiques pour des millions voire milliards de femmes de par le monde. Les mexicaines, les chiliennes, les argentines, les espagnoles, les algériennes, les polonaises….et partout les femmes se soulèvent depuis plusieurs années maintenant.

En France, il y a eu 142 310 plaintes pour violences conjugales en 2019, soit 16 % de plus qu’en 2018. Le confinement a encore accéléré les violences subies, avec 15 % d’appel en plus dans la dernière période sur le 3919 plateforme d’aide aux victimes de violences sexistes et sexuelles.

Nous ne nous y résignons pas !

Nous, militant.es de toutes organisations, collectifs syndicats, associations sommes féministes, appelons à participer activement encore ce 25 novembre partout en France, aux évènements sur les réseaux sociaux, et nous rassembler partout où c’est possible, dans le respect des gestes barrières, pour revendiquer notamment :

un milliard pour lutter efficacement contre les violences sexistes et sexuelles en France : ce n’est pas un simple Grenelle et quelques places d’hébergements en plus qui suffisent ! Un milliard permettrait de mettre en place l’éducation non sexiste dès les petites classes, d’organiser de vrais campagnes et politiques de lutte contre les féminicides, le harcèlement sexuel au travail et financer toutes les associations féministes qui oeuvrent depuis des années contre les violences sexistes et sexuelles. Ce milliard est aussi crucial pour l’hébergement dans des centres non mixtes, dédiés, spécialisés et sécurisés.

-La mise à l’abri ou la protection des femmes victimes.

La protection des mineures dans la loi (seuil d’âge) et matériellement, face aux violences sexistes et sexuelles.

La ratification par la France de la « Convention contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail » de l’Organisation internationale du Travail (de juin 2019) : celle-ci prévoit notamment des mesures qui contraignent les employeurs à prévenir et sanctionner le harcèlement sexuel, et à donner des droits aux femmes victimes de violences conjugales et intra-familiales. Les violences sexistes et sexuelles, le sexisme ordinaire doivent cesser sur nos lieux de travail !

Des moyens de financement ambitieux pour appliquer les accords égalité sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, dans la fonction publique ou dans le privé !

L’arrêt de la mise en concurrence de la gestion de la ligne d’écoute du 3919. Ce gouvernement prévoit ainsi la privatisation de ce service public, ce qui représente un risque majeur de voir la qualité du service rendu aux femmes réduite.

-La régularisation de toutes les sans-papiers et leur protection contre les violences sexistes et sexuelles.

La lutte contre le proxénétisme, le trafic d’êtres humains, et toutes les violences prostitutionnelles et porno-criminelles.

LE 25 NOVEMBRE 2020 TOUTES ET TOUS MOBILISE-ES POUR LA FIN DES VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES, ET TANT QU’IL LE FAUDRA.

FELICITATIONS !

Mis en avant

Félicitations à tous ceux et à toutes celles qui ont travaillé pour l’élimination de l’arme nucléaire, l’arme de mort !

La planète a eu raison de cette menace qui pouvait la dévaster !

C’est historique ! La 50ème ratification du Traité d’Interdiction des Armes nucléaires (TIAN) a eu lieu le 24 octobre. Le Traité prendra pleinement effet dans 90 jours à peine. Les armes nucléaires seront donc très bientôt et officiellement illégales en vertu du droit international !

Ce 24 octobre 2020, le Honduras a ratifié ce Traité, portant ainsi le nombre des ratifications aux 50 nécessaires pour valider son entrée en vigueur. Le Traité d’interdiction était adopté le 17 juillet 2017 à l’Assemblée générale des Nations Unies par 122 pays. ICAN, la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires, fut honorée du prix Nobel de la paix à cette occasion. Trois années plus tard, le Traité d’interdiction entre en vigueur grâce à l’implication constante des équipes d’ICAN et des organisations partenaires, dans le monde entier.

Le Traité interdit l’utilisation, la menace d’utilisation, le développement, les essais et la production, l’acquisition, la possession, le stockage et le transfert d’armes nucléaires pour les pays qui l’ont ratifié. Il appuie l’importance du Traité de non-prolifération (TNP) dont il constitue la concrétisation de l’article VI. Outre les 50 pays qui l’ont ratifié, 84 pays ont déjà signé le Traité. Ces pays doivent dès lors en respecter les principes et objectifs.

Si l’entrée en vigueur est contraignante pour les parties signataires, elle aura également un impact sur les pays qui ne l’ont pas (encore signé). Il s’agit donc bien d’une étape décisive dans l’élaboration d’une norme internationale contre les armes nucléaires. L’histoire récente montre combien une norme internationale forte a aussi un impact moral et politique sur les pays qui ne sont pourtant pas membres des Traités d’interdictions (mines antipersonnel, armes chimiques, etc…), entraînant des résultats tangibles et concrets.

C’est une excellente nouvelle que nous attendions avec beaucoup d’impatience. Mais ne nous leurrons pas : il faudra énormément de forces venant des peuples pour obtenir la réalisation de ce que promet ce Traité, et ce ne sera pas sans douleurs ; notamment des causes dites accidentelles par des gouvernements pourraient gêner ou retarder un démantèlement réel des armes nucléaires qui serait prêt à se faire. Des freins multiples que les persuadés de la dissuasion portent en eux peuvent animer des capacités nombreuses et « imprévisibles » pour gêner les démantèlements. Donc d’autres luttes, non violentes, longues et difficiles risquent de se présenter à nous, que je pense sans surprises.

Gisèle Noublanche militante pacifiste, féministe et internationaliste à la Ligue internationale des femmes pour la Liberté

Projet de convention internationale pour l’abolition de la maternité de substitution du CIAMS

Mis en avant

16 octobre 2020

La Conférence de la Haye va réunir, cette semaine, son groupe de travail sur le projet de convention en matière de maternité de substitution.

Leur but est de sécuriser les effets de cette pratique et de permettre sa réglementation internationale, donc le développement du marché.

Nous savons que la présidente de la Commission européenne attend elle aussi le résultat de ces travaux, et une de ses déclarations récentes va dans le même sens que les travaux de la Conférence.

La Coalition Internationale pour l’Abolition de la Maternité de Substitution vient de finaliser la rédaction (avec l’aide d’avocats et de juristes) d’une Convention Internationale pour l’Abolition de la Gestation pour Autrui. Marie-Josèphe Devillers l’a envoyée au secrétariat de la Conférence, demandant à ce qu’elle soit communiquée aux membres du groupe de travail.

Nous souhaitons montrer ainsi qu’à la réglementation il y a une alternative féministe, respectueuse des droits humains : l’abolition.

Veuillez trouver ci-après le projet de convention internationale pour l’abolition de la maternité de substitution du CIAMS :

PARTIE 1 : INTRODUCTION

Au XXIème siècle, alors que sous certains aspects la situation des femmes dans le monde connaît des améliorations, elle enregistre aussi de nombreux blocages, voire des reculs. Malgré les déclarations des Nations Unies et l’engagement de certains Etats en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, les inégalités restent persistantes. Les mesures politiques et législatives ne parviennent pas à ébranler ces inégalités structurelles, toujours nourries par des normes et des représentations sexistes présentes dans toutes les sociétés, dans toutes les catégories sociales, dans toutes les communautés. De nombreuses pratiques néfastes sont toujours exercées à l’encontre des femmes et des filles, visant à contrôler leurs corps et leur vie, afin de maintenir les femmes dans des positions sociales, économiques et politiques d’infériorité, et d’exploiter leur capacité reproductive et leur travail.

L’instrumentalisation des filles et des femmes a rendu possible la constitution de marchés dont elles sont la matière première. La pratique de maternité de substitution, mise en avant par le développement de l’assistance médicale à la procréation, est à présent un marché basé sur l’utilisation des femmes, au nom de clichés sexistes et misogynes. Cette pratique consiste pour une femme à mener une grossesse dans le but de se séparer de l’enfant à la naissance, afin de le remettre aux personnes qui lui ont demandé de le faire naître. Elle repose sur une représentation patriarcale des femmes et de leurs corps, comme fragmentés et fragmentables, et sur l’exploitation de la capacité de reproduction des femmes au nom des préjugés sexistes les concernant, notamment leur désir inné de donner aux autres et leurs sens du sacrifice. Ce faisant, la maternité de substitution renforce et consolide les normes et représentations sexistes qui sont à la base des inégalités structurelles durables entre les femmes et les hommes.

Loin de n’être qu’un geste individuel, cette pratique sociale est mise en oeuvre par des entreprises de reproduction humaine, dans un système organisé de production, incluant des laboratoires, médecins, avocats, agences intermédiaires. Ce système a besoin de femmes en tant que moyens de production et même de leurs corps en tant que réservoir de matières premières, de sorte que la grossesse et l’accouchement deviennent des processus fonctionnels dotés d’une valeur d’usage et d’une valeur marchande et s’inscrivent dans le cadre de la globalisation des marchés du corps humain. Là où aucune loi ne le protège, le corps des femmes est requis comme ressource pour l’industrie et les marchés de la reproduction. La maternité de substitution fait de l’enfant un produit avec une valeur d’échange, de sorte que la distinction entre la personne et la chose s’en trouve annulée. Le respect du corps humain et l’égalité entre les femmes et les hommes doivent prévaloir sur les intérêts particuliers.

Afin de combattre ces inégalités inacceptables, et promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes, il est urgent d’éradiquer cette pratique. Il est urgent de déconstruire les clichés et représentations qui valorisent les images patriarcales des femmes, et interdire le recours à leur instrumentalisation. Devant l’ampleur du marché généré par la maternité de substitution, les seules mesures envisagées, au niveau international, en supposant son inéluctabilité, visent à la réglementer pour n’en atténuer que les conséquences les plus désastreuses. Or, une pratique qui porte atteinte à la dignité humaine, c’est-à-dire au principe fondamental des droits humains, ne peut être réglementée, mais doit être abolie et éradiquée.

PARTIE 2 : PREAMBULE

Dignité

Considérant que la « Charte des Nations Unies » réaffirme la foi dans les droits fondamentaux applicables aux être humains, dans la dignité et la valeur de la personne humaine et dans l’égalité des droits de l’homme et de la femme,

Considérant que la « Déclaration Universelle des Droits humains » énonce que « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, et qu’elle souligne, dans son préambule, que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté , de la justice et de la paix dans le monde, et que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité ».

Soulignant que la gestation pour autrui contrevient à la primauté de la personne humaine, à l’intégrité et l’absence de caractère patrimonial du corps humain dans la mesure où elle repose sur l’instrumentalisation et l’exploitation du corps des femmes et de leurs capacités reproductives au profit de tierces personnes, sans autre objectif que la satisfaction des désirs individuels de ces dernières,

Conscient.e.s qu’en ouvrant ainsi la possibilité d’instrumentaliser et d’exploiter des femmes pour leur capacité reproductive, la maternité de substitution humilie les femmes, sape la notion même de dignité humaine et la fragilise pour l’ensemble de nos sociétés.

Egalité hommes femmes

Considérant que la « Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes » demande aux Etats, en son article 3, « d’assurer le plein développement et le progrès des femmes sur la base de l’égalité avec les hommes ».

Affirmant que la maternité de substitution, qui conduit à s’approprier de manière spécifique les capacités reproductives des femmes, avec mise en danger physique et psychique, constitue une entorse au principe d’égalité entre les femmes et les hommes, mais renforce et perpétue cette inégalité.

Traite

Considérant que le « Protocole additionnel à la convention des Nations-Unies contre la criminalité transnationale organisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier la traite des femmes et des enfants » demande aux Etats de prévenir et de combattre la traite des personnes, en accordant une attention particulière aux femmes et aux enfants,

Considérant que la « Convention du 26 septembre 1926 relative à l’esclavage » définit l’esclavage, en son article 1, comme « l’état ou condition d’un individu sur lequel s’exercent les attributs du droit de propriété ou certains d’entre eux » et que dans la gestation pour autrui, les commanditaires acquièrent un droit réel sur la mère porteuse, puisqu’ils acquièrent un droit d’usage et même de jouissance sur sa personne et son corps,

Constatant que dans la maternité de substitution, les commanditaires acquièrent de fait un droit d’usage sur la personne et le corps des mères porteuses dès la conclusion du contrat, ou la décision judiciaire selon les pratiques ou législations locales, dans la mesure où les mères porteuses sont conduites à renoncer à leur droit le plus élémentaire de pouvoir disposer de leur corps en se conformant aux exigences formulées par les parents d’intention et par le système médico-industriel qui en organise la pratique,

Constatant également que les commanditaires acquièrent le droit d’en retirer les fruits à savoir un ou plusieurs enfants,

Préoccupé.e.s du développement de la pratique consistant à déplacer la mère porteuse d’un pays à l’autre entre l’insémination, la grossesse et l’accouchement dans l’intérêt des commanditaires,

Intérêt supérieur de l’enfant

Prenant en compte la « convention sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale » qui, pour prévenir l’enlèvement, la vente ou la traite d’enfants exige en son article 4 que le consentement des parents de naissance, et en particulier celui de la mère, ait été recueilli après la naissance de l’enfant,

Considérant que le « Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant, concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants » définit en son article 2 la vente d’enfant comme « tout acte ou toute transaction en vertu desquels un enfant est remis par toute personne ou tout groupe de personnes à une autre personne ou un autre groupe contre rémunération ou tout autre avantage »,

Préoccupé.e.s de ce que partout, la femme qui a porté et donné naissance à l’enfant dans le cadre de la maternité de substitution est évincée par contrat, par la loi ou par décision judiciaire, de la relation avec cet enfant.

Soulignant que le lien réel et scientifiquement établi par l’épigénétique qui s’est constitué entre elle et cet enfant est rompu brutalement au détriment de son bien-être psychique et effacé de sa généalogie, de même que la contribution génétique de la donneuse d’ovocyte.

Notant que la Rapporteuse spéciale des Nations Unies « sur la vente et l’exploitation sexuelle d’enfants, y compris la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants et autres contenus » a reconnu, dans son étude sur la gestation pour autrui figurant dans son rapport d’activité de 2018 que « l’essentiel des conventions de GPA pratiquées y compris dans les pays dits développés ne sont rien d’autre que de la vente d’enfant, quels que soient les artifices juridiques employés ».

Soulignant à cet égard que l’existence d’arrangements préalables et/ou de contreparties financières est au principe même de la maternité de substitution qui constitue une entorse aux conventions internationales précitées.

Violences à l’égard des femmes

Considérant la « Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique », dite Convention « d’Istanbul », qui définit dans son article 3 la notion de violence à l’égard des femmes comme « tous les actes de violence fondés sur le genre qui entraînent, ou sont susceptibles d’entraîner pour les femmes, des dommages ou souffrances de nature physique, sexuelle, psychologique ou économique »,

Considérant l’article 3 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne qui pose que « toute personne a droit à son intégrité physique et mentale »,

Soulignant que la maternité de substitution est une violence, notamment médicale faite aux femmes, dans la mesure où les actes délibérés, exercés sur le corps et la personne de la femme, (une femme en bonne santé et sans désir d’enfant) provoquent nécessairement des atteintes) à son intégrité physique susceptibles de détériorer sa santé et d’entraîner des souffrances physiques et/ou psychiques,

Soulignant que les contrats de maternité de substitution placent la femme sous la dépendance des commanditaires et que les actes médicaux pris dans le cadre de la grossesse privilégient l’intérêt des commanditaires au détriment de celui de la femme qui porte l’enfant,

Eugénisme

Considérant que la « Convention sur les Droits de l’Homme et la biomédecine », dite « convention d’Oviedo », dispose à l’article 2 que « l’intérêt et le bien de l’être humain doivent prévaloir sur le seul intérêt de la société ou de la science » et à l’article 14 que « l’utilisation des techniques d’assistance médicale à la procréation n’est pas admise pour choisir le sexe de l’enfant à naître, sauf en vue d’éviter une maladie héréditaire grave liée au sexe »,

Notant que la maternité de substitution agit à l’inverse du principe de primauté de l’être humain défini par la convention d’Oviedo, dans le sens où le recours à une mère porteuse pour en obtenir un enfant revient à assujettir une femme au désir d’autrui avec le recours à des actes et traitement médicaux invasifs et sans relation avec des soins de santé,

Préoccupé.e.s de ce que le choix du sexe de l’enfant commandité, tout comme la sélection génétique des embryons font partie des « prestations » proposées et ouvertement affichées par les entreprises qui mettent en oeuvre la maternité de substitution.

Condamnations internationales et nationales

Reconnaissant que la maternité de substitution, au nom des droits humains et de la protection des femmes et des enfants, est condamnée et prohibée dans un grand nombre de pays à travers le monde.

Constatant que plusieurs pays, devant les proportions inquiétantes prises par l’exploitation de leurs ressortissantes par des ressortissants aisés de pays tiers, ont commencé à prendre des mesures pour tenter de mettre un terme à ce système international de traite.

Rappelant que l’Union Européenne a condamné clairement le recours à la maternité de substitution dès 2015 dans son rapport annuel « sur les droits de l’homme et la démocratie dans le monde et sur la politique de l’Union européenne en la matière » en spécifiant que « la pratique de la gestation pour autrui qui va à l’encontre de la dignité humaine de la femme, dont le corps et les fonctions reproductives sont utilisés comme des marchandises ; estime que cette pratique, par laquelle les fonctions reproductives et le corps des femmes, notamment des femmes vulnérables dans les pays en développement, sont exploités à des fins financières ou pour d’autres gains, doit être interdite et qu’elle doit être examinée en priorité dans le cadre des instruments de défense des droits de l’homme »

Notant que l’Union Européenne a reconnu, dans l’article 48 de ce même rapport annuel établi pour l’année 2017, voté en 2018, que le recours à la maternité de substitution entraîne une violation des droits humains, demandant « l’élaboration de principes clairs et d’instruments juridiques pour lutter contre (ces) violations »,

Déplorant que les pays qui interdisent le recours à la maternité de substitution, n’aient pas pris de dispositions en matière de GPA transfrontière, introduisant une grave discrimination et une hiérarchie de fait entre les citoyennes protégées sur leur territoire national et les femmes des pays qui autorisent, permettent ou ferment les yeux sur la pratique, créant ainsi des catégories de femmes appelées à être instrumentalisées et exploitées,

Signalant que le développement de la gestion pour autrui est le fait d’un système commercial et industriel qui a organisé un marché très lucratif réunissant un nombre considérable d’intervenants et intermédiaires dont l’intérêt est avant tout guidé par la réalisation de profit, opérant sous de fallacieux arguments humanitaires et la bannière de la liberté individuelle et faisant fi des principes qui sauvegardent notre humanité.

PARTIE 3 : ARTICLES DE LA CONVENTION

Chapitre I. Buts, définitions, obligations générales

Article 1er : Buts de la Convention

La présente Convention a pour buts :

  1. de réaffirmer le principe selon lequel le corps humain ne peut faire l’objet de conventions ou de contrats et la loi ne peut en aucun cas violer les limites et le respect de la personne humaine,
  2. de reconnaître que l’exploitation de la capacité reproductive des femmes, notamment par le biais de la maternité de substitution, qu’elle soit commerciale ou qualifiée d’altruiste, est intrinsèquement une violence faite aux femmes, et en tant que telle, attentatoire aux droits fondamentaux reconnus aux êtres humains,
  3. de reconnaître que le recours à la maternité de substitution est toujours contraire à l’intérêt de l’enfant, qui est de n’être ni acheté, ni vendu, ni donné au gré des intérêts des adultes et, dans la mesure du possible d’avoir accès à ses origines, de connaître la mère qui l’a mis au monde et d’être élevé par elle,
  4. de prévenir et prohiber le recours à la maternité de substitution,
  5. de poursuivre et éliminer les actions visant à mettre en oeuvre, promouvoir, encourager, permettre ou faciliter cette pratique.

Article 2 : Définition de la maternité de substitution

Pour l’application de la présente Convention, la maternité de substitution est définie comme une pratique consistant à recruter une femme, contre rémunération ou non, afin de lui faire porter un ou plusieurs enfants, conçu(s) ou non avec ses propres ovocytes, dans le but de le ou les lui faire remettre à une ou plusieurs personnes qui souhaitent être désignées comme parents de ces enfants.

Article 3 : Mesures constitutionnelles, législatives, effectivité de ces mesures, principe de non-discrimination, obligations des Etats

Les Parties à la Convention inscrivent dans leurs constitutions nationales ou toute autre disposition législative appropriée le principe de non-patrimonialité du corps humain et son corollaire, le principe de prohibition de la maternité de substitution.

Les Parties prennent les mesures législatives ou autres nécessaires pour interdire, prévenir, dissuader et sanctionner le recours à la maternité de substitution.

Les Parties prennent les mesures législatives ou autres nécessaires pour interdire, prévenir, dissuader le recours à la fécondation artificielle pratiquée sur une femme qui a l’intention de porter un enfant pour une autre femme et qui a accepté avant la grossesse d’abandonner l’enfant immédiatement après la naissance.

Les Parties assurent l’effectivité desdits principes, notamment par le recours à des sanctions civiles et pénales.

Les Parties s’interdisent de promouvoir, encourager, permettre ou faciliter le recours à la maternité de substitution et s’assurent que les autorités, les fonctionnaires, les agents et institutions étatiques, ainsi que les autres acteurs qui agissent au nom de l’Etat se comportent conformément à cette obligation.

La mise en oeuvre des dispositions de la présente Convention par les Parties doit être assurée sans aucune discrimination, fondée notamment sur le sexe, la race, la langue, la religion, les opinions, l’origine nationale ou sociale, l’appartenance à une minorité », la fortune, la naissance, l’orientation sexuelle, l’âge, l’état de santé, le handicap, le statut marital, le statut de migrant ou de réfugié, ou tout autre situation.

Chapitre II Prévention

Article 4 : Sensibilisation et éducation

Les Parties promeuvent ou conduisent, régulièrement à tous les niveaux, des campagnes ou des programmes de sensibilisation pour accroître la prise de conscience et la compréhension par le grand public du fait que la maternité de substitution représente :

  1. une pratique contraire au principe de dignité humaine,
  2. une pratique contraire à l’égalité homme-femme,
  3. une forme de violence faite aux femmes,
  4. une forme de violence faite à l’enfant

et qu’elle est contraire à l’intérêt et aux droits de l’enfant

Les Parties entreprennent les actions nécessaires pour inclure dans les programmes d’étude officiels et à tous les niveaux d’enseignement, des informations sur les droits humains, le principe de non-patrimonialité du corps humain et l’interdiction de l’exploitation de la capacité reproductive des femmes.

Article 5 : Plateformes numériques

Les Parties prennent les mesures législatives ou autres nécessaires pour que les autorités compétentes se voient reconnaître le pouvoir d’ordonner le blocage ou le déréférencement de sites internet ou de leurs contenus ayant pour objet ou pour effet de promouvoir, permettre, encourager ou faciliter le recours à la maternité de substitution sur leur territoire.

Chapitre III. Conséquences civiles de la maternité de substitution

Article 6 : Sort des contrats

Les Parties prennent les mesures législatives ou autres nécessaires pour garantir que toute convention ou contrat qui aurait pour objet l’exploitation de la capacité reproductive d’une femme serait frappé de nullité absolue.

Article 7 : Filiation

Les Parties s’engagent à ce qu’aucune femme ne puisse être contrainte ou amenée à renoncer à établir un lien de filiation avec un enfant qu’elle a mis au monde.

Chapitre IV. Conséquences pénales de la maternité de substitution : droit matériel, enquêtes et poursuites

Article 8 : Qualifications pénales

Les Parties prennent les mesures législatives ou autres nécessaires pour ériger en infractions pénales :

  1. le fait de tirer profit d’une maternité de substitution, d’en partager les produits ou de recevoir des subsides d’une personne se livrant à cette pratique,
  2. le fait d’embaucher, d’entraîner ou de détourner une personne en vue d’un recours à la maternité de substitution ou d’exercer sur elle une pression pour qu’elle se livre à cette pratique ou continue à le faire,
  3. le fait, par aide ou assistance, de réaliser, promouvoir, encourager, permettre ou faciliter le recours à la maternité de substitution,
  4. le fait, par don, promesse, menace, ordre, abus d’autorité ou de pouvoir, de promouvoir, encourager, permettre ou faciliter le recours à la maternité de substitution,
  5. le fait de donner des instructions ou de servir d’intermédiaire pour promouvoir, encourager, permettre ou faciliter le recours à la maternité de substitution,
  6. le fait de proposer un service ayant pour objet ou pour effet de réaliser, promouvoir, permettre, encourager ou faciliter le recours à la maternité de substitution, même lorsque cette proposition n’est pas suivie d’effet,
  7. le fait de recourir à la maternité de substitution, dans le but d’être désigné comme parent de l’enfant ou des enfants qui en résultent.

Article 9 : Compétences de la loi pénale

Les Parties prennent les mesures législatives ou autres nécessaires pour établir leur compétence à l’égard de toute infraction pénale conformément à la présente Convention lorsque l’infraction est commise :

1 .sur leur territoire ou

2.à bord d’un navire battant leur pavillon ou

3. à bord d’un aéronef immatriculé selon leurs lois internes ou

4.par un de leurs ressortissants ou

5.par une personne ayant sa résidence habituelle sur leur territoire

Article 10 : Poursuites

Les Parties prennent les mesures législatives ou autres nécessaires pour :

  1. garantir une enquête et une poursuite effective des infractions établies conformément à la présente Convention et
  2. que les enquêtes et les procédures judiciaires relatives aux infractions établies conformément à la présente Convention soient traitées de manière effective.

Article 11 : Sanctions et mesures

Les Parties prennent les mesures législatives ou autres nécessaires pour que les infractions établies conformément à la présente Convention soient passibles de sanctions effectives, proportionnées et dissuasives, au regard de leur gravité. Celles-ci incluent, le cas échéant, des peines privatives de liberté pouvant donner lieu à extradition.

Chapitre V. Coopération internationale

Article 12 : Principes généraux

Les Parties coopèrent, conformément aux dispositions de la présente Convention, et en application des instruments internationaux et régionaux pertinents relatifs à la coopération civile et pénale, des arrangements reposant sur des législations uniformes ou réciproques de leurs droits internes, dans la mesure la plus large possible, aux fins :

-de prévenir, combattre et poursuivre les infractions pénales établies conformément à la présente Convention,

de mener des enquêtes ou des procédures concernant les infractions établies conformément à la présente Convention,

-d’appliquer les jugements civils et pénaux pertinents rendus par les autorités judiciaires des Parties.

Pour la poursuite des infractions établies conformément à la présente Convention, les Parties peuvent considérer ce texte comme la base légale de l’entraide judiciaire en matière pénale, de l’extradition ou de l’exécution de jugements civils ou pénaux prononcés par une autre Partie.

Il en sera ainsi notamment si une Partie subordonne l’entraide judiciaire en matière pénale, l’extradition ou l’exécution de jugements civils ou pénaux prononcés par une autre Partie à l’existence d’un Traité.

Les Parties s’efforcent d’intégrer, le cas échéant, la prévention et la lutte contre le recours à la maternité de substitution dans les programmes d’assistance au développement conduits au profit d’Etats tiers, notamment par la conclusion d’accords bilatéraux et multilatéraux avec des Etats tiers.

CIAMS Coalition Internationale pour l’Abolition de la Maternité de Substitution

Une paix durable sans les femmes est-elle possible ?

Mis en avant

A l’occasion des 20 ans de la Résolution 1325 de l’ONU sur « les femmes, la paix et la sécurité », Carlotta Gradin, vice-présidente plaidoyer pour ONU Femmes France, dresse un bilan mitigé de cette résolution. Un évènement « Une paix durable sans les femmes est-elle possible » est organisé par ONU Femmes France le 15 octobre 2020. Et cette thématique sera également abordée lors du Forum Génération Egalité, qui se tiendra à Paris en 2021 (la date est encore à définir).

Pourquoi avoir décidé d’organiser un évènement sur « les femmes, la paix et la sécurité « ?

Avec ONU Femmes France, nous avons décidé d’organiser cet évènement, car il y a 20 ans, l’ONU adoptait la Résolution 1325, reconnaissant l’impact des conflits sur les droits des femmes et des filles dans le monde, et l’importance de la participation des femmes dans les processus de paix.

On s’est donc dit qu’il était temps de faire un bilan et de se demander si les actions menées par les Etats sur cette thématique avaient été suffisantes sur les 20 dernières années.

C’est un évènement grand public, organisé en ligne au regard des circonstances sanitaires, pour mettre en lumière cette thématique qui n’est pas suffisamment connue. Nous souhaitons sensibiliser la société sur la problématique du genre dans les processus de paix et de sécurité. Il y aura donc deux thèmes mis en avant lors de l’ évènement : d’abord la question des violences exercées contre les femmes et les filles pendant les conflits, ensuite la question de la place des femmes dans les processus de paix.

Nous comptons aussi nous appuyer sur la jeunesse, car pour nous il est indispensable d’impliquer les jeunes générations. Les violences contre les filles est vraiment un axe important. Deux associations vont donc diffuser des vidéos lors de l’évènement, l’association « Sorbonne pour l’Organisation des Nations Unies » et l’association « Génération Maastricht ».

Quel bilan faites-vous 20 ans après l’adoption de la résolution sur « les femmes, la paix et la sécurité à l’ONU »?

C’est un bilan assez mitigé. D’une part, on peut dire que sur la prise de conscience c’est assez positif. Le sujet est de plus en plus connu. On parle de plus en plus de la question des violences sexuelles pendant les conflits. Notamment grâce au docteur Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018.

Mais d’autre part, l’application de cette résolution n’est pas suffisante. Le Secrétaire général des Nations Unies l’a démontré dans son dernier rapport, les Etats doivent faire plus et travailler sur cette question. Les Etats doivent financer les projets qui permettent de défendre les droits des femmes lors de conflits, ils doivent rendre des comptes et cela doit être obligatoire, et il doit y avoir des expert-es du genre dans les résolutions des conflits.

Pour montrer à quel point l’application de la résolution est insuffisante, on peut citer quelques chiffres : selon ONU Femmes France, entre 1992 et 2018, il n’y avait que 13 % de négociatrices, 3% de modératrices et 4% de femmes signataires lors des grands processus de paix. Seuls 29 accords de cessez-le-feu sur 267, signés entre 1990 et 2016, contiennent des mesures sensibles au genre. Pourtant, c’est nécessaire d’impliquer davantage les femmes dans les processus de paix. Dans les pourparlers et les travaux préparatoires, lorsque les droits des femmes sont évoqués et pris en compte, les processus de paix ont 35 % fois plus de chance de durer dans le temps (au moIns 14 ans). On peut citer les accords de paix entre les Philippines et le Fonds de libération islamique signé en 2014 ou encore l’accord final entre la Colombie et les FARC signé en 2016. Et les femmes participent de différentes façons : au Yémen, pendant le confinement, elles ont demandé un cessez-le-feu.

Pourquoi, d’après-vous, dans le contexte actuel où les violences faites aux femmes ont augmenté à cause de la crise sanitaire, il est indispensable d’organiser des évènements grand public comme celui du 15 octobre ou le Forum Génération Egalité ?

Les questions du genre et des droits des femmes ont toujours été mises de côté. Mais on se rend compte aujourd’hui que la société ne peut pas fonctionner sans les prendre en compte.

Il est indispensable aujourd’hui d’intégrer les femmes dans les discussions, pas seulement en tant que victimes, mais aussi en tant qu’actrices. Lors de conflits ou sur la question du climat, les femmes sont victimes de violences ou du changement climatique mais elles sont aussi actrices, en participant aux processus de paix ou en luttant contre le réchauffement climatique. Les femmes doivent être intégrées dans les solutions mais aussi en amont, dans les réflexions.

L’objectif de notre évènement, comme celui du Forum Génération Egalité (FGE), est de solliciter la jeunesse et les nouvelles générations, indispensables selon nous.

D’ailleurs le 15 octobre, lors de notre évènement, Delphine O, ambassadrice et Secrétaire générale du Forum Génération Egalité, fera une apparition vidéo pour parler du Forum Génération Egalité, car la thématique « femmes, paix et sécurité » fera partie du Forum.

Pensez-vous que la situation actuelle pourra permettre une prise de conscience plus massive sur l’importance de défendre les droits des femmes ?

Oui, je pense que la situation actuelle pourra avoir un impact positif. Le public se sent davantage mobilisé sur ces questions aujourd’hui.

Certes, les questions de paix et de sécurité nous semblent un peu lointaines depuis la France, c’est vrai, mais les violences faites aux femmes nous touchent quand même. On a pris conscience que les viols, les violences sexuelles sont des crimes de guerre.

Chloé Cohen, 50-50 magazine

JOURNEE MONDIALE POUR LE DROIT A L’AVORTEMENT

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L’interruption volontaire de grossesse en France, le compte n’y est pas.

 

5000 femmes partent à l’étranger chaque année pour avorter parce qu’elles ont dépassé les délais légaux. En effet, en France, une femme a seulement 12 semaines pour avorter.

Faire respecter notre droit à l’IVG est rendu chaque année plus difficile du fait de la fermeture de nombreux centres d’IVG (CIVG) : les restructurations hospitalières et la fermeture des maternités de proximité ont un impact direct sur l’accès à l’IVG.

Il est également encore aujourd’hui difficile de trouver des professionnel.les pour pratiquer l’IVG car elle est encore considérée comme un acte médical à part. En effet, au delà de la clause de conscience générale s’appliquant aux médecins pour tout acte médical (qui leur permet de refuser telle ou telle pratique), l’IVG est concernée par une clause de conscience spécifique. Certain.es professionnel.es qui ne pratiquent pas d’IVG refusent d’orienter les patientes, alors que la loi les y oblige.

Et on interdit aux sages femmes de pratiquer des IVG instrumentales (=non médicamenteuses).

Par ailleurs, les jeunes n’ont pas toujours accès aux informations qui leur permettraient de faire valoir leurs droits. La loi Aubry du 4 juillet 2001 prévoit 3 heures d’information sexuelle obligatoire, chaque année et par an pour chaque niveau de scolarité mais elle n’est pas appliquée.

Il est temps que ça change, la situation doit évoluer.

Nous voulons que les délais légaux pour avorter soient harmonisés sur ceux des pays les plus progressistes en Europe,

Nous voulons la suppression de la double clause de conscience sur l’IVG pour les professionnel.les de santé.

Nous voulons que les femmes puissent décider de la méthode employée pour leur IVG.

Nous voulons que les sages femmes puissent pratiquer des IVG instrumentales.

Nous voulons la réouverture des CIVG fermés.

Nous voulons des moyens financiers pour les CIVG et les centres de planification pour qu’ils soient accessibles à toutes sur l’ensemble du territoire…

Nous voulons que l’éducation à la sexualité de 3 heures par an dans tous les établissements scolaires, prévue dans la loi du 4 juillet 2001 soit effective.

Une proposition de loi a été déposée à l’Assemblée nationale par Albane Gaillot, pour augmenter de deux semaines les délais et supprimer la double clause de conscience. Nous soutenons cette proposition de loi qui sera débattue le 8 octobre 2020.

Dans certains pays tels les Etats Unis, le droit à l’avortement est attaqué au moyen de lois terriblement restrictives. Dans d’autres, les femmes ne peuvent pas encore bénéficier de ce droit et se battent pour faire changer la législation.

Nous sommes solidaires de toutes les femmes qui dans tous les pays se battent pour conserver ou conquérir le droit à l’avortement. Leur combat est le nôtre !

 

 

 

 

Journée Internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires !

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La Journée Internationale de l’ONU pour l’élimination totale des armes nucléaires, c’est aujourd’hui samedi 26 septembre 2020 !

A l’occasion de cette Journée, le Collectif national ‘ »En Marche pour la Paix » appelle le Président de la République et le gouvernement à répondre à l’aspiration des françaises et des français, qui à 78 % sont favorables au désarmement nucléaire et à 68 % favorables à la ratification immédiate du Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires par la France.

La Ligue internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté souligne la justesse du point de vue exprimé par les Hibakushas (survivants d’Hiroshima et Nagasaki) qui dans un appel international soutenu par des millions de signatures indiquent que « aujourd’hui, l’humanité se trouve à la croisée des chemins. Ou nous sauvons notre planète bleue telle qu’elle est, avec tous ses êtres vivants, ou bien nous nous acheminons vers l’autodestruction.

Les armes nucléaires sont dangereuses pour la survie de l’humanité, juridiquement illégales, économiquement dispendieuses à travers le gaspillage de ressources qui privent l’humanité de moyens pour une sécurité humaine (physique, sanitaire, économique, écologique et sociale), enfin moralement inadmissibles et criminelles comme l’a rappelé le Pape à Nagasaki en 2019.

 

Rejoignez-nous pour la construction d’un monde de paix !

Journée Internationale de la Paix

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La Journée internationale de la paix est célébrée dans le monde entier à l’appel des Nations Unies. Cette année, la thématique principale est consacrée au renforcement des idéaux de paix au sein de toutes les nations et dans tous les peuples, avec comme titre « Ensemble façonnons la Paix ».

Cette année, il est devenu  évident  que nous ne sommes pas les ennemis les uns des autres. Au contraire, notre ennemi commun est un virus infatigable qui menace notre santé, notre sécurité et notre mode de vie. Covid-19 a plongé notre monde dans la tourmente et nous a rappelé avec force que ce qui se passe dans une partie de la planète peut avoir des conséquences partout dans le monde.

« La furie avec laquelle s’abat le virus montre bien que se faire la guerre est une folie », a rappelé le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en mars 2020, appelant toutes les parties belligérantes à déposer leurs armes et à se concentrer sur la lutte contre cette pandémie mondiale sans précédent. Bien que ce message soit destiné aux partis et mouvements armés, la solidarité et la coopération entre pays, secteurs et générations sont également nécessaires pour gagner ce nouveau combat contre la pire crise de santé publique de notre temps.

Pour les Nations Unies, l’année 2020 devait déjà être une année d’écoute et d’apprentissage. Pour marquer son 75ème anniversaire, l’ONU a invité des millions de personnes dans le monde à se joindre à la campagne ONU75, la plus vaste conversation mondiale sur la construction de l’avenir pacifique et prospère que nous voulons.

Dans ce contexte, le collectif national « En Marche pour la paix » composé de plus de 150 organisations très diverses (dont la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté) a décidé, comme les années précédentes, de contribuer au succès de la Journée internationale de la Paix (21 septembre) et de la Journée des Nations Unies pour l’élimination totale des armes nucléaires (26 septembre), en appelant partout en France, le samedi 19 septembre, à l’organisation de Marches pour la paix et diverses initiatives publiques de nature à permettre l’expression des exigences populaires en faveur de la paix, du climat, de la justice sociale, des droits humains et du désarmement nucléaire.

 

Déclaration du collectif national En Marche pour la paix :

Le samedi 19 septembre « Ensemble pour la Paix et contre le dérèglement climatique, pour la justice sociale et les droits humains, pour le désarmement ».

La pandémie du Covid-19 a mis en évidence la communauté de destin et d’intérêt de l’immense majorité de l’humanité. Face à des forces prédatrices, portées par la mondialisation néolibérale, cherchant à faire des profits immédiats de toute activité humaine, et à préserver leur mainmise sur le monde à travers une augmentation sans précédent des dépenses militaires, la mobilisation citoyenne est nécessaire.

En France, cette crise a mis plus particulièrement en lumière l’insuffisance des moyens mis à disposition des services publics de santé, des fractures sociales inadmissibles et une économie incapable d’apporter des solutions rapides et efficaces pour faire face à la pandémie.

L’urgence de nouvelles politiques permettant d’assurer aux populations en France et dans le monde entier une sécurité humaine (physique, sanitaire, économique, écologique et sociale) est partagée par un nombre croissant de personnes et d’organisations. Face à cette pandémie, partout dans le monde, se sont révélés des potentiels de créativité, de solidarité pour faire face, mais aussi une prise de conscience de la nocivité d’un certain nombre de choix politiques et de la nécessité que les moyens humains et financiers soient affectés prioritairement  à la sécurité économique, sociale, sanitaire et écologique et au bien-être des populations à travers une diminution conséquente des dépenses militaires mondiales qui ont atteint en 2019 le niveau jamais atteint de 1917 milliards de dollars en 2019 (1624 milliards d’euros).

Plus que jamais il est nécessaire de crier haut et fort : Stop les guerres, Stop les violences, Stop la misère, Stop les injustices. Ensemble, agissons pour façonner la paix et le développement d’une culture de la paix à travers la construction d’un monde solidaire, débarrassé de toutes les armes de destruction massive dont les armes nucléaires, un monde plus juste et plus humain car pour son avenir l’humanité n’a d’autre chemin que la paix.

Au-delà des Marches pour la paix, le collectif des marches pour la paix :

  • s’adressera à tous les élus qu’ils soient parlementaires ou maires pour souligner ces urgences,
  • organisera le vendredi 18 septembre de 18 h à 20 h une visioconférence pour permettre l’expression de la diversité des organisations qui appellent au succès de la Journée internationale de la Paix et aux Marches du 19 septembre,
  • organisera le samedi 26 septembre de 16 h à 18 h 30 une visioconférence à participation internationale afin  de souligner l’urgence d’une ratification du Traité d’interdiction sur les Armes Nucléaires (TIAN) adopté à l’ONU le 7 juillet 2017 par le plus grand nombre d’Etats et en particulier, par les Etats possédant des armes nucléaires,
  • s’adressera à l’ensemble des ambassades présentes sur le territoire français pour demander que partout les Etats respectent l’aspiration des peuples à la paix et le droit international en ce qui concerne l’élimination de toutes les armes de destruction massive et l’affectation des crédits en faveur de la réalisation des objectifs du développement durable, de la protection de la planète et d’une sécurité humaine aux dimensions économiques, sanitaires, écologiques et sociales,

         Affirmera sa solidarité avec toutes les luttes sociales qui portent les valeurs et objectifs des 8 domaines de la Culture de la Paix, des Objectifs du Développement Durable et des conclusions de la conférence de Paris sur le climat.

 

19 septembre 2020

 

 

 

 

Grenelle des violences conjugales, un an après : un bilan en mi-teinte pour les associations

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Un an après le lancement du Grenelle des violences conjugales le 3 septembre 2019, les associations rendent public un premier bilan des mesures gouvernementales.

La concertation des associations de défense des droits des femmes permet de mettre à jour un bilan mitigé s’agissant de l’avancée des mesures issues du Grenelle.

S’il faut saluer que deux tiers des annonces ont été mises en place ou engagées, les associations soulignent que les mesures les plus coûteuses (par exemple le financement de nouvelles structures dédiées à la prise en charge sanitaire psychologique sociale des femmes victimes sur le modèle par exemple de la Maison des Femmes de Saint-Denis ou de l’institut Women Safe) restent encore en suspens alors que les mesures législatives ne nécessitant pas de moyens supplémentaires ont, elles, été adoptées.

Alors que la crise sanitaire et le confinement ont pu ralentir l’avancée des mesures, la crise, à laquelle les associations ont été aussi fortement confrontées, a révélé les angles morts du Grenelle, en particulier le manque d’hébergements spécialisés pour la mise en sécurité des femmes victimes de toutes formes de violences ou le besoin de solutions de signalement discrètes. Parmi les oubliés également des mesures annoncées : les familles et les enfants des victimes trop peu pris en compte au cours du Grenelle.

Si les mesures annoncées à l’issue du Grenelle des violences conjugales en suffiront pas à mettre fin aux violences faites aux femmes, ni aux féminicides, les associations insistent sur le besoin d’un suivi appuyé et transparent sur leur mise en oeuvre.

Les associations le disent et soutiennent depuis plusieurs années : il est essentiel de mettre les moyens contre les violences faites aux femmes pour mieux prévenir et protéger. Un rapport de la commission des finances publié le 27 août dernier le confirme : les moyens existants ne sont pas suffisants pour une politique d’envergure de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Les associations d’écoute, d’accompagnement et de mise en sécurité des femmes victimes de violence sont toujours débordées de demandes. Les vies de femmes et parfois de leurs enfants sont en jeu.

Centre Hubertine Auclert, CIDFF Paris, Collectif féministe contre le viol, En avant toute(s), Fédération des acteurs de la solidarité, FNSF, FNCIDFF, Fondation des Femmes, FIT Une Femme un toit, Institut Women Safe, La Maison des Femmes de St Denis, le Mouvement du Nid, le Planning Familial, Union des Familles de Féminicide.

 

Paris le 3 Septembre 2020

 

 

L’ONU rend hommage aux survivants des essais nucléaires et réclame une interdiction complète de ces essais

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Dans la perspective de la Journée internationale contre les essais nucléaires, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a rendu hommage aux survivants des essais nucléaires et aux souffrances que ces personnes ont endurées et que « notre monde continuera d’endurer pendant des décennies et même des générations ».

« La meilleure façon d’honorer les victimes des essais nucléaires est de proscrire ces opérations une fois pour toutes. Les essais nucléaires sont une relique d’un autre âge et ne devraient pas avoir leur place au XXIème siècle », a-t-il dit dans un message.

Lors d’une commémoration virtuelle de cette journée ce mercredi, la Haut-Représentante des Nations Unies pour les affaires de désarmement, Izumi Nakamitsu, a estimé qu’il n’y avait « aucune excuse pour retarder davantage la réalisation d’un objectif noble, à savoir la réalisation d’une interdiction mondiale, afin de garantir que nous ne répétons jamais la terrible catastrophe humaine et environnementale provoquée par les essais nucléaires ».

Célébrée chaque année depuis 2010 à l’occasion de l’anniversaire de la fermeture du site d’essai de Semeï au Kazakhstan, la Journée internationale contre les essais nucléaires prend un sens particulier cette année, car 2020 marque également les 75 ans du tout premier essai nucléaire, qui portait le nom de code Trinity et a été réalisé  en juillet 1945 aux Etats-Unis.

Depuis lors, plus de 2 000 essais nucléaires ont été effectués par au moins huit pays et ont eu des effets profonds, néfastes et durables sur l’environnement, la santé humaine et le développement économique de certaines des régions les plus fragiles au monde.

 

Traité d’interdiction complète des essais nucléaires pas encore entré en vigueur

En dépit de ces conséquences et bien  que la communauté mondiale soit largement favorable à une interdiction juridiquement contraignante des essais nucléaires, le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires n’est pas encore entré en vigueur.

Le chef de l’ONU a exhorté de nouveau tous les Etats qui ne l’ont pas encore fait à le signer ou à le ratifier sans plus tarder.

« La menace nucléaire s’accentue une fois de plus. L’interdiction complète des essais nucléaires constitue une étape essentielle à franchir si l’on veut empêcher l’amélioration qualitative et quantitative des armes nucléaires et parvenir au désarmement nucléaire », a-t-il dit.

Pour sa part, le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Tijjani Muhammad-Bande, a souligné que « le désarmement nucléaire reste plus important que jamais et doit être notre objectif ultime ».

« La réalisation d’un monde exempt d’armes nucléaires est une aspiration universelle pour assurer la paix et la sécurité internationales. Je partage avec beaucoup d’autres l’idée qu’un jour les armes nucléaires seront complètement éliminées et que les essais d’armes nucléaires appartiendront au passé », a-t-il ajouté.

 

26 août 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Collectif CORP, pour le respect de la personne dépose une plainte contre France Télévisions

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Un Collectif féministe accuse le service public d’avoir une ligne éditoriale « favorable à la pratique des mères porteuses », interdite en France.

Le 5 août 2020, le Collectif pour le Respect de la Personne (Corp) a déposé plainte, avec constitution de partie civile, contre la société France Télévisions. Le Collectif milite depuis de nombreuses années pour l’abrogation universelle de la maternité de substitution, dite aussi « gestation pour autrui » (GPA), qui est une atteinte fondamentale à la dignité des femmes et des enfants. Cette pratique, fondée sur une marchandisation internationale de l’humain, génère des revenus considérables (6 milliards de dollars par an), dont seuls bénéficient les intermédiaires, médecins, avocats, etc…

Depuis  plusieurs années, France Télévisions a choisi de déployer une ligne éditoriale favorable à la pratique de la maternité de substitution. La production, la réalisation et la diffusion des émissions ont exclu délibérément toute voix dissonante, en choisissant de ne donner la parole qu’aux parties intéressées à promouvoir la pratique. A plusieurs reprises, nous avons alerté la direction des chaînes, interpellé le CSA, sans jamais recevoir de réponse, ce qui motive aujourd’hui notre action au niveau juridique.

Le Collectif cite notamment le film documentaire Deux hommes et un couffin, diffusé à plusieurs reprises sur France 2, ou encore PMA-GPA : les enfants ont la parole, dans le cadre d’une émission récemment rediffusée sur France 5.

Par sa position de premier groupe audiovisuel public, en adoptant une telle ligne éditoriale, la société France Télévisions encourage le recours à la « GPA ».

En France, la maternité de substitution est prohibée par le droit civil et réprimée par la loi pénale.

Elle représente une violence faite aux femmes, comme l’a montré le Comité consultatif national d’éthique (Avis 126/2017 et 129/2018), et relève de la vente d’enfant :

« on entend par vente d’enfants tout acte ou toute transaction en vertu desquels un enfant est remis par toute personne ou tout groupe de personne à une autre personne ou un autre groupe contre rémunération ou tout autre avantage (…) »

(Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant, concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants)

Le Bureau du CORP

(La Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté fait partie de ce Collectif)

 

 

A l’occasion de la Journée Internationale de la Jeunesse,

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les jeunes ont un rôle important à jouer pour veiller à ce que les armes nucléaires  soient éliminées une fois pour toutes a déclaré la haute responsable des Nations Unies.

Cette année, cette Journée Internationale de la Jeunesse souligne l’importance des jeunes  en tant que « partenaires essentiels du changement ». La célébration est également  l’occasion de sensibiliser aux problèmes auxquels les jeunes sont confrontés, dont la persistance des armes nucléaires.

Les jeunes d’aujourd’hui font partie de la plus grande génération de l’histoire et détiennent un pouvoir et des responsabilités énormes.

L’Envoyée du Secrétaire général des Nations Unies pour la jeunesse, Jayathma Wickramanayake, l’a souligné lors d’une visite au Japon au début de l’année. Elle a déclaré : « Les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki devraient toujours nous rappeler, en particulier aux jeunes générations, à quel point le désarmement et la dénucléarisation sont importants. Les jeunes de moins de 30 ans représentent plus de la moitié de la population mondiale et nous ne pouvons pas parvenir à la paix mondiale sans leur participation ».

Le programme pour le désarmement du Secrétaire général reconnaît que la jeunesse est « la force ultime du changement ».

Lorsqu’ils sont éduqués, engagés et responsabilisés, ils peuvent avoir une influence décisive sur la façon dont leurs sociétés et leurs gouvernements perçoivent les armes nucléaires.

Nous avons déjà vu leur pouvoir. De jeunes militants, dont beaucoup de femmes, ont contribué à mener à bien les efforts mondiaux visant à interdire les mines terrestres et les armes à sous-munitions en vertu du droit international, et ils encouragent de nombreux pays à réduire les menaces nucléaires.

Certaines de ces campagnes ont été récompensées par un prix Nobel de la Paix. L’année dernière, l’Assemblée générale des Nations Unies a réaffirmé la contribution que les jeunes peuvent apporter au maintien de la paix et de la sécurité.

Les jeunes peuvent apporter leur contribution en créant des groupes de discussion en organisant des projections de films et en planifiant des évènements informatifs avec leurs camarades et amis.

Il est essentiel que les pays s’engagent auprès de leurs jeunes citoyens. Ils ont le pouvoir d’apporter des changements et leurs idées peuvent contribuer à renforcer notre paix et notre sécurité collectives, aujourd’hui et à l’avenir. Grâce à leurs idées et à leurs nouvelles perspectives, nous pouvons trouver ensemble des solutions aux dangers les plus graves du monde ».

 

Les « mères de Fukushima » en Europe

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Organisées en association, ces femmes accompagnées de leurs enfants sont venues du Japon en campagne européenne pour dénoncer les conditions de vie infligées par le gouvernement japonais depuis l’accident nucléaire de 2011 survenu à Fukushima à la suite d’un terrible séisme.

Mercredi 3 avril 2019, il est 19h30 passé quand débute la conférence des réfugiés de Fukushima à la Mairie du 2ème arrondissement de Paris. La salle est déjà bondée. L’attention du public se fait sentir. Réceptif et solidaire, il a retenu son souffle devant les témoignages de deux familles de réfugiés de la catastrophe nucléaire de 2011.

Récits sincères et pertinents – « les mères de Fukushima » – soutenues par la présence de leurs enfants, ont pris la parole pour expliquer leur combat à faire reconnaître leur droit de vivre dans un environnement sain ; le combat d’une vie contre le nucléaire ; le nucléaire, qui s’est abattu sur leur famille ; sortir du nucléaire au pays du soleil levant meurtri par les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki en 1945.

Récits de réfugiés, qui prend sa source à partir du 11 mars 2011, date qui ébranla le Japon d’un terrible séisme provoquant la catastrophe nucléaire de Fukushima ; le gouvernement japonais décréta alors deux périmètres de contamination – la zone de 30 kms et celle de 60 kms – à proximité de la centrale ; ces deux zones furent déclarées à évacuer par les autorités japonaises.

C’est là que commença leur combat pour être reconnus comme réfugiés ; originaires de la ville d’Iwaki, cette mère a insisté sur le fait que la carte de contamination n’a pas pris en compte les villes à proximité de ces zones à évacuer ; commença alors la fuite vers Tokyo ; ils seront considérés comme auto-réfugiés par l’Etat ; un statut différent des réfugiés de la zone de contamination établie par le gouvernement ; une ville exclue de la mesure de radioactivité ; exclue des moyens de radioprotection.

Quels ont été les signes montrant que ces villes à proximité étaient touchées par la radioactivité du césium et de l’iode ? Des saignements abondants et très fréquents touchèrent les enfants ; une augmentation des cancers de la tyroïde atteignait aussi les habitants de ces villes proche de la catastrophe.

« 47 départements de l’archipel japonais contaminés »

« Irradiation non visible, non perceptible par les cinq sens, contre notre volonté »

Devant ces signes évidents, les mères de Fukushima ont tout laissé derrière elles, contraintes de laisser leur mari -condamnés à travailler dans la zone contaminée pour financer leur départ – contraint  « de laisser toute une partie de leur vie ; protégeant la vie de leurs enfants et la leur ; fuyant vers la ville de Tokyo par leur propre moyen ; devenant des auto-réfugiés ».

« Pluie, neige, vent renforcent la radioactivité »

« Eau du robinet contaminée de la ville de Tokyo sur un rayon de 200 kms depuis la zone contamination de Fukushima »

« rupture de stock des bouteilles d’eau minérales »

« transmission du lait contaminé aux bébés allaités ».

La catastrophe écologique se transforma en catastrophe humanitaire, un scénario apocalyptique submergea le pays ; drames sanitaires et drames sociaux s’enchaînaient ; les enfants ont apporté leur témoignage saisissant – « je m’interdis de parler de Fukushima » prononce une jeune fille dans la lecture de sa lettre face au public de la salle.

Un face à face avec le public saisissant chaque témoignage de lettre lues à coeur ouvert.

La catastrophe nucléaire a impacté socialement les familles de réfugiées. A travers le récit des enfants notamment, s’appliquant à lire leur texte, l’émotion palpable d’entendre leur vie racontée avec des mots simples sur une situation déchirante les exposant à la dure réalité de la société – le rejet de leur statut de réfugiés – se manifestant par un comportement harcelant à leur égard.

« Je voulais en finir » nous livre ce jeune adolescent.

Les enfants en tant que réfugiés n’ont pas pu bénéficier de conditions d’adaptations optimales dans leur nouvelle école faisant face à la stigmatisation de leur statut de réfugiés par des comportements harcelants à leur égard.

Alors que la fin des aides gouvernementales aux personnes déplacées manifeste la volonté des autorités de tourner officiellement la page de la catastrophe nucléaire de Fukushima, d’irréductibles citoyennes continuent de se battre pour faire toute la vérité.

Malgré les messages toujours rassurants de la compagnie Tepco (responsable de la centrale), une multitude d’associations de femmes ont réussi à faire admettre leur expertise citoyenne dans l’après-Fukushima. Yuri Chiba, de l’association des MamaBecq (comme Becquerel), mesure la radioactivité dans les cours d’écoles. Mari Suzuki propose, avec le collectif Happy Island, de réaliser gratuitement des échographies de la tyroïde pour dépister les cancers. Et Mesdames Muto et Sakiyama poursuivent Tepco et les pouvoirs publics devant les tribunaux. Pour les mettre face à leurs responsabilités.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous condamnons le test par les USA d’un missile nucléaire balistique intercontinental

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Nous condamnons avec la plus grande force ce que nous  considérons comme une provocation irresponsable, à savoir le test d’un missile nucléaire par les USA deux jours avant la célébration des commémorations des bombardements américains sur Hiroshima et Nagasaki réalisés par les USA il y a 75 ans.

Nous avions condamné en leur temps les essais du missile M 51 réalisés à partir de la Bretagne par la France en juin 2020. Ces tests, réalisés en pleine pandémie alors que les hôpitaux manquaient cruellement de moyens pour sauver des vies. Ces tests montraient l’obstination du Président de la République à tourner le dos à tout acte en faveur du processus de désarmement nucléaire à quelques mois de la conférence d’examen du TNP, reportée en janvier 2021 à cause de la pandémie. Le test américain, lancé depuis la base aérienne de Vandenberg,  quelques semaines après le test français montre la réalité du danger d’une reprise de la course aux armements nucléaires à laquelle la France et les USA alliées dans le cadre de l’OTAN prennent leur part.

Ce qu’attendent les opinions publiques au plan mondial ce sont des mesures pour la paix et une sécurité humaine des peuples à savoir une sécurité sociale, économique, écologique et sanitaire. Les armes nucléaires sont illégales, coûteuses, dangereuses pour la survie de l’humanité, moralement inadmissibles et criminelles comme l’a souligné le Pape François, lors d’une intervention à Nagasaki en 2019.

Nous appelons tous les gens de raison à participer du 6 au 9 août à la vague mondiale pour la paix et le désarmement nucléaire, lancée par les survivants d’Hiroshima.

 

 

ABOLITION DES ARMES NUCLEAIRES : Le compte à rebours a commencé

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Communiqué de presse du   Réseau Sortir du Nucléaire

Du 6 au 9 août 2020, des actions et des jeûnes sont organisés dans plusieurs villes afin  d’exiger le désarmement nucléaire. En France à Dijon, Valduc, Tours, Brest, Saintes, Mont-Saint-Michel et Epinal ; mais aussi en Allemagne, aux Etats-Unis, en Nouvelle Zélande, au Royaume-Uni et au Togo, les participants se réunissent en solidarité avec les victimes des bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki il y a 75 ans et celles des plus de 2 000 essais nucléaires.

Selon Albert Camus, les armes atomiques représentent « le dernier degré de sauvagerie » : elles créent une insécurité majeure sur notre planète. Après les accords russo-américains de réduction des arsenaux nucléaires en 1987, on aurait pu penser qu’une certaine « sagesse » allait prévaloir. Mais les Etats nucléaires ont poursuivi leur politique de puissance. Pire, en développant les réacteurs électronucléaires comme par exemple au Moyen-Orient, elles ont participé à la prolifération de matières radioactives, dont certaines sont susceptibles d’usage militaire. Dans un monde instable et peuplé de dictateurs, il est vital d’enclencher une désescalade nucléaire.

Avec le compte à rebours de l’entrée en vigueur du TIAN (Traité d’interdiction sur les armes nucléaires) adopté par l’ONU le 7 juillet 2017, l’élimination de la menace atomique a commencé. Sur les 50 Etats nécessaires à sa mise en oeuvre, 43 ont déjà ratifié le texte. Et parmi les 82 pays signataires, plusieurs sont en cours d’achèvement de la procédure de ratification. Le TIAN crée une nouvelle norme juridique qui interdit l’emploi, la fabrication, le stockage, le financement et la menace d’utiliser des armes nucléaires, c’est-à-dire la stratégie de dissuasion nucléaire.

Les quatre jours d’actions permettent d’interpeller le Président Emmanuel Macron et de mettre les parlementaires français devant leurs responsabilités : quatrième plus gros détenteur d’armes nucléaires derrière les Etats-Unis, la Russie et la Chine, la France doit s’engager dans un processus de désarmement, conformément à ses engagements internationaux. A l’heure où les besoins sociaux sont immenses -par exemple pour faire face aux conséquences sanitaires et économiques de la pandémie de Covid-19 -entamer un processus d’élimination des armes nucléaires permettrait de réduire le gouffre financier qu’elles représentent. Cette année, les contribuables français ont dépensé 8 999 euros par minute pour financer ces armes de destruction massive et la modernisation de l’arsenal français devrait coûter 37 milliards d’euros d’ici 2025.

En France et à l’étranger, les quatre jours d’actions sont organisés dans le cadre de l’ICAN, la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires, prix Nobel de la paix 2017, dont nos organisations sont membres.

6 août 2020

Appel international des groupes de jeûneuses et jeûneurs pour le désarmement nucléaire

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Nous sommes des groupes de jeûneuses et jeûneurs qui ont décidé de renoncer à se nourrir pendant au moins 4 jours, du 6 août, 75ème anniversaire du bombardement d’Hiroshima, jusqu’au 9 août, anniversaire du bombardement de Nagasaki, pour exprimer notre totale opposition aux armes nucléaires, et appeler à leur abolition complète.

Cette année 2020 restera dans l’histoire comme l’année où une calamité majeure a frappé toutes les nations du monde avec la même force. Révélant la fragilité et l’interdépendance de la race humaine, la pandémie Covid-19 devra conduire à des appels à des changements radicaux – changements dans la gouvernance du monde, changements dans nos priorités, fin à la dévastation de notre planète.

Le monde dépense 2 000 milliards d’euros par an en armes ; une part importante de cette somme est consacrée à l’entretien et au développement de 14 000 armes nucléaires par seulement 9 Etats dont une petite fraction serait suffisante pour détruire la planète plusieurs fois. Citant la menace nucléaire et le changement climatique, les scientifiques qui gèrent l’horloge de l’Apocalypse l’ont à nouveau avancée, à seulement 100 secondes avant minuit, un niveau de danger jamais atteint pendant la guerre froide.

Cette situation doit cesser. Nous ne pouvons pas continuer à laisser une petite minorité de nations tenir le reste du monde sous sa menace et dilapider d’énormes sommes d’argent pour des armes terrifiantes. S’exprimant à Nagasaki en novembre 2019, le pape François a dénoncé sans ambiguïté l’immoralité non seulement de la menace d’utilisation d’armes nucléaires, mais également de leur possession et de leur développement.

Son plaidoyer fait écho aux termes du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, approuvé par 122 nations aux Nations Unies en juillet 2017, et depuis signé par plus de 80 nations et ratifié par  40.Lorsque 50 nations l’auront ratifié, il entrera en vigueur en tant que composante du droit international. Ce devrait être au début de l’année 2021. La pression de l’opinion publique, la détermination de la grande majorité des organisations de la société civile et des citoyens ordinaires, obtiendront l’abolition des armes nucléaires.

La possession, la production et la menace d’armes nucléaires vont être interdites. Le Traité des Nations Unies, ainsi que tous les autres traités concernant les armes nucléaires, doivent être respectés et appliqués ! Nous, les groupes de jeûneuses et jeûneurs soussignés, appelons chaque personne à se joindre à nous pour exprimer cet appel urgent :

Le désarmement nucléaire doit avoir lieu MAINTENANT ! Rejoignez les jeûneuses et les jeûneurs ! Exigez que votre pays signe le Traité !

FRANCE DIJON-Valduc : Dominique Lalanne,

MONT SAINT-MICHEL : Josette Lenoury

BREST-Ilre Longue : Chrystelle

TOURS : Marie Claude Thibaud

ALLEMAGNE : MAINZ/BUCHEL : Matthias Engelke

COTE D’IVOIRE SAN PEDRO : Warie Yao

NOUVELLE-ZELANDE AUCKLAND : Chris and Audrey van Riyn

ROYAUME-UNI – BARNSTAPLE, England : Sheila Bloggs

ROYAUME-UNI- KNIGHTON, Wales : Angie Zelter

ROYAUME-UNI – Iona Scotland : Margery Toller

 

Campagne Internationale de signatures en soutien des Hibakusha

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L’humanité se trouve actuellement à un carrefour de chemins, soit pour sauver notre planète avec tous ses êtres vivants, soit pour suivre la voie de l’autodestruction.

Les deux bombes atomiques larguées le 6 et le 9 août 1945 par les forces des Etats-Unis ont totalement détruit Hiroshima et Nagasaki en un instant, et ont tué et ont blessé, sans discrimination, des centaines de milliers de personnes. Avec des cadavres brûlés au noir, des corps dont la peau a été pelée, et des files de personnes qui vacillent en silence, un véritable enfer sur terre a émergé. Ceux qui ont survécu de justesse se sont bientôt effondrés, les uns après les autres. Depuis plus de 70 ans, nous nous efforçons de continuer à vivre, accablés des effets à retardement et de l’anxiété à propos des effets possibles de la radiation sur nos enfants et nos petits-enfants. Nous ne voulons jamais que telles tragédies se répètent.

Après 11 ans de silence suite aux souffrances des bombes A, les Hibakusha se sont assemblés à Nagasaki en août 1956 et ont fondé Nihon Hidankyo, la Confédération japonaise des organisations des victimes des bombes A et H. Nous nous y sommes promis de travailler pour « sauver l’humanité de ses crises en tirant les leçons de nos expériences, tout en nous sauvant nous-mêmes ». Depuis lors, nous continuons à demander au monde entier « à ne plus jamais avoir d’autres Hibakusha ». Ceci c’est le cri de notre âme.

Les guerres et les conflits se déroulent toujours dans le monde entier, et les vies de nombreux innocents sont perdues. On utilise les armes nucléaires pour menacer les autres. Il y a aussi des efforts pour développer ces armes. La force destructrice des armes nucléaires qui existent déjà, dont le nombre dépasse bien les dix mille, est équivalente à des dizaines de milliers de la force des bombes larguées à Hiroshima et à Nagasaki combinées. Les armes nucléaires sont « les armes du diable ». Elles ont la capacité d’anéantir la race humaine et toutes les autres créatures. Elles pourraient détruire totalement l’environnement et rendre la Terre une planète morte.

En concevant des traités et des protocoles, les êtres humains ont interdit l’utilisation, le développement, la production et la possession d’armes biologiques et chimiques. Pourquoi est-ce qu’on hésite à interdire les armes nucléaires, qui sont beaucoup plus destructrices que les premiers ? Nous, les Hibakusha, faisons appel aux gouvernements de tous les Etats pour signer un traité pour interdire et éliminer les armes nucléaires.

L’âge moyen des Hibakusha dépasse actuellement 80 ans. C’est notre désir sincère de réaliser de notre vivant un monde sans armes nucléaires, afin que les générations suivantes soient jamais victimes de cet enfer sur terre. Ni vous, ni votre famille, ni personne ne devrait plus jamais être fait Hibakusha. Nous croyons que vos signatures jointes à cet appel permettront de faire entendre les voix de centaines de millions de personnes à travers le monde et fera avancer la politique internationale. Elles sauveront enfin l’avenir de notre planète et de toutes les formes de vie qui s’y trouvent. Nous vous demandons sincèrement d’apposer votre signature sur cette pétition.

La Campagne internationale de signatures en soutien à l’Appel des Hibakusha pour l’élimination des armes nucléaires.

Dans notre désir sincère de l’élimination sans délai des armes nucléaires, nous, les Hibakusha, faisons appel aux gouvernements de tous les Etats pour signer un traité pour interdire et éliminer les armes nucléaires.

Je, soussigné, par la présente,  soutient  l’appel des Hibakusha :

Nom                                             Pays                                   Signature

*vos signatures seront soumises à l’Organisation des Nations unies et ne seront utilisées à aucune autre fin.

NB : Après le lancement de la Campagne internationale de signatures en avril 2016, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires a été adopté le 7 juillet 2017.Cette campagne fait maintenant appel aux gouvernements de tous les Etats d’adhérer au traité et de parvenir à l’élimination totale des armes nucléaires.

 

La Campagne internationale de signatures en soutien à l’Appel des Hibakusha pour l’élimination des armes nucléaires.

Contact

C/O Nihon Hidankyo

Gable Bldg .#902, Shiba-Daimon, Minato-ku, Tokyo 105-0012, JAPON

Téléphone : +81-3-3438-1897

Fax : +81-3-3431-2113

E-mail : info@hibakusha-appeal.net

 

Les initiateurs de l’Appel :

Sunao Tsuboi, Sumiteru Taniguchi et Mikiso Iwasa, Co-présidents, Hidankyo (Confédération japonaise des organisations des victimes des bombes A et H)

Terumi Tanaka, secrétaire général Hidankyo

Kwak Kwi Hoon, Président honoraire, l’Association coréenne des victimes de bombes atomiques

Tsukasa Mukai, Président, l’Association US des victimes de bombes atomiques

Takashi Morita, Président, Associacao Hibakusha Brasil Pela Paz

Setsuko Thurlow, les Hibakusha d’Hiroshima, Toronto Canada

Yasuaki Yamashita Les Hibakusha de Nagasaki, Mexico Mexique

 

 

 

 

 

 

Depuis plusieurs semaines la Corse est secouée par une déferlante de témoignages de violences sexuelles subies par des jeunes femmes

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Elles avaient 13, 14, 16 ans….800 victimes de violences sexuelles en Corse, ont décidé de raconter leur calvaire sur Twitter sous le hashtag #Iwas.

Depuis plusieurs semaines, l’île est secouée par une déferlante de témoignages de violences sexuelles subies par des jeunes femmes corses, explique Laetitia Maroccu, présidente de l’association Donne e Surelle :  « Elles se sont dit que c’était le moment de libérer la parole. Elles ont témoigné de viols et des violences subies, soit dans l’enfance, soit dans l’adolescence ou une fois adulte » détaille-t-elle au micro de RMC.

« Elles allaient chez le psy et se rendaient compte que tout était répété ». Des violences commises sur un territoire où tout le monde se connait, une difficulté supplémentaire selon Laetitia Maroccu : »Les psychologues des victimes pouvaient être les amis de leurs parents. Elles y allaient en confiance et se rendaient compte que tout ce qu’elles racontaient était répété à leurs proches.

Objectif : en finir avec l’omerta qui règne sur l’île : « Nous avons un problème au niveau de l’expression de ces violences et beaucoup de femmes restent dans le non-dit. Elles ont peur soit de représailles de leur propre père vis-à-vis des auteurs, ou alors parce qu’elles ont honte ».

Une manifestation est prévue ce dimanche 5 juillet à Ajaccio, et des collages un peu partout sur l’île. Victimes et militantes veulent éveiller les consciences corses, jusqu’au sommet de l’Etat : les organisatrices seront reçues à la préfecture.