APPEL du Collectif « Avortement en Europe, les femmes décident ! »

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                                                      A P P E L

             du Collectif « Avortement en Europe, les femmes décident ! »

                                   POUR LE DROIT A L’AVORTEMENT

En soutien au combat des femmes des Etats-Unis et du monde entier

Nous avons appris ce mercredi 15 mai 2019, avec stupéfaction, colère et inquiétude, que le Sénat de l’Etat américain de l’Alabama, composé de 35 sénateurs dont 3 femmes et contrôlé par les républicains, a adopté un projet de loi contre l’avortement qui ne prévoit même pas d’exception en cas de viol ou d’inceste. Les médecins pratiquant l’avortement seront passibles de peines de prison de 10 à 99 ans, sauf en cas d’urgence vitale pour la mère ou d' »anomalie létale » du foetus. Les promoteurs du texte n’ont pas caché leur intention d’amener la Cour suprême des Etats-Unis à revenir sur sa décision emblématique de 1973, « Roe v. Wade », qui a reconnu le droit des femmes à avorter tant que le foetus n’est pas viable.

Depuis le début de l’année, 28 des 50 Etats américains -pour la plupart des Etats du sud, très conservateurs, mais pas seulement- ont mis en place plus de 300 nouvelles règles, afin de limiter l’accès à l’avortement. Le Kentucky et le Mississippi ont interdit les avortements dès que les battements du coeur du foetus sont détectables, soit environ à la 6ème semaine de grossesse. Des mesures comparables sont en passe d’être adoptées par la Géorgie, l’Ohio, le Missouri et le Tennessee.

Face à ce recul dramatique des droits des femmes, dans un pays où la mortalité maternelle est une des plus élevée au monde (900 décès/an) et touche près de 4 fois plus les femmes noires, nous saluons la réaction de l’organisation féministe américaine NOW fondée par Betty Friedan qui a qualifié la loi d’ « inconstitutionnelle », car sa mise en application « renverrait les femmes de l’Etat aux jours noirs durant lesquels les parlementaires contrôlaient leur corps, leur santé et leur vie ».

Cette loi misogyne et patriarcale nous ramène nous-mêmes aux heures les plus sombres de notre histoire, à la loi scélérate de 1920, renforcée par les dispositifs pétainistes de 1939 et 1942 faisant de l’avortement un crime d’Etat -qui n’ont jamais empêché  les femmes d’avorter, mais  ont été responsables de la mort de nombreuses femmes qui nous ont précédées.

Elle nous rappelle qu’en France, comme ailleurs, un retour en arrière est toujours possible, et qu’en Europe, comme dans le reste du monde aujourd’hui, de trop nombreuses femmes sont également interdites d’avorter. 47 000 femmes sont mortes dans le monde en 2018 des suites d’un avortement non médicalisé !

A la veille des élections européennes, nous dénonçons la collusion entre les extrémismes politiques et religieux et leur acharnement féroce contre les droits fondamentaux des femmes, pour assurer leur domination sur le corps des femmes.

Nous appelons à la solidarité avec les femmes américaines, latino-américaines- notamment les argentines- et avec les polonaises, et nous les assurons de notre soutien.

Nous demandons enfin instamment à tou.te.s les candidat.e.s à l’élection européenne de reconnaître clairement l’avortement libre et gratuit comme un droit fondamental pour toutes les femmes.

 

 

 

 

 

 

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PARIS, la VILLE LUMIERE, appelle à interdire les armes nucléaires

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Ce 17 mai 2019 PARIS, la Ville Lumière, appelle à interdire les armes nucléaires.

Nous sommes fières  d’annoncer que notre capitale PARIS, la ville des Lumières, de l’amour et de l’art s’exprime pour mettre fin aux armes nucléaires, en se joignant à l’Appel des Villes de ICAN, appelant ainsi le gouvernement français à signer le Traité des Nations Unies sur l’interdiction des armes nucléaires.

La ville de Paris est la première ville française -et la deuxième capitale d’un Etat doté d’arme nucléaire- à soutenir le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

Alors que le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (INF) risque de disparaître (2 août) et que la modernisation des arsenaux nucléaires menace de plus en plus de villes dans le monde, il est de la responsabilité d’un maire de protéger sa population. Les armes nucléaires sont destinées à frapper en premier lieu les villes et les centres urbains en causant des centaines de milliers de morts.  Un maire responsable ne peut ignorer cette menace, c’est son devoir d’agir.

Nous saluons la décision de Madame Hidalgo, la Maire de Paris,  qui fait de Paris la toute première ville de France,  à se joindre à l’Appel des Villes de ICAN.

Cette démarche est un appel clair aux partisans de la bombe atomique à réfléchir aux impacts humanitaires et environnementaux d’une explosion nucléaire, à la nécessité de respecter le droit international humanitaire et à agir en conséquence.

Nous annonçons la  campagne d’ICAN France « pour que tous les Maires de France se joignent à ce grand mouvement mondial vers l’élimination des armes nucléaires, et signifient l’urgente nécessité que la France rejoigne le Traité d’interdiction des armes nucléaires, adopté à l’ONU par 122 Etats ».

Cet engagement rejoint celui d’autres capitales comme Washington, capitale d’un Etat nucléaire, Canberra, celle d’un Etat membre d’une alliance nucléaire, ou Berne, capitale d’un Etat non nucléaire et de nombreuses autres capitales et villes (Berlin, Baltimore, Cadix,  Dortmund, Düsseldorf, Fremantle, Genève, Göttingen, Hiroshima, Los Angeles, Manchester, Marburg, Munich, Nagasaki, Oslo, Potsdam, SaltLake City, Sydney, Toronto, Trondheim, Zaragoza……….) qui ont décidé de se placer du bon côté de l’Histoire.

 

 

Lettre ouverte : Vers une Europe pacifique dans un monde pacifique

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Les sections d’Europe de la Women’s International League for Peace and Freedom se sont réunies à Bruxelles les 13 et 14 avril 2019.

Les ligueuses ont échangé leurs expériences nationales et ont exploré les solutions possibles pour une Europe féministe pacifique.

Les sections européennes ont également exprimé leurs préoccupations concernant l’armement nucléaire, les politiques de migration et d’asile et le changement climatique.

Dans une lettre ouverte : Vers une Europe pacifique dans un monde pacifique, elles appellent les députés européens, et en particulier les candidats aux élections, à mettre fin à la militarisation, à transférer ses ressources et ses fonds militaires vers des services sociaux tels que l’éducation, la santé et les retraites, et à éliminer la guerre parmi ses instruments de politique étrangère.

 

Lettre ouverte : Vers une Europe pacifique dans un monde pacifique

 

Chers candidats aux élections au Parlement européen,

Les objectifs déclarés de l’Union européenne sont de promouvoir la paix, ses valeurs et le bien-être de ses citoyens. En tant que membres de la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et  la Liberté (WILPF) en Europe, nous attendons des candidats au Parlement européen qu’ils défendent ces objectifs.

WILPF travaille pour une paix durable fondée sur l’égalité, la justice et la sécurité démilitarisée.  Tout au long de notre longue histoire, nous avons constamment attiré l’attention sur les liens qui existent entre les systèmes d’injustice, d’inégalité, de racisme, de militarisme et de patriarcat, qui alimentent l’insécurité globale et individuelle. Les empires du 19ème siècle se sont en grande partie désintégrés, mais la domination économique, militaire et culturelle de certains pays par d’autres perpétue les conditions coloniales.

Nous avons constamment élevé nos voix contre le militarisme qui endommage nos sociétés, viole les droits, détruit de manière irréversible notre environnement et détourne de l’argent du bien-être social. Les politiques néolibérales actuelles appauvrissent, aliénent et privent les peuples du monde entier. Cela affecte les femmes de manière disproportionnée.

Depuis les dernières élections au Parlement européen, nous avons subi un contrecoup contre la démocratie. Ce changement a été marqué par la fermeture, des frontières, la normalisation de la discrimination, la stigmatisation, la peur et la haine. Le débat public est de plus en plus polarisé et la rhétorique raciste, la déshumanisation des réfugiés et la désinformation se répandent. Le nationalisme est encore en croissance.

Nous assistons également à une militarisation croissante de l’Union européenne. La coopération structurée permanente (PESCO) et le Fonds européen de défense (FED) sont deux exemples de la manière dont l’UE accroît sa capacité militaire commune grâce à la recherche et au développement de nouveaux systèmes d’armes. Cela détourne des ressources des soins de santé, de l’éducation, des retraites et du bien-être social. Les compressions dans le secteur public affectent les femmes de manière disproportionnée.

La militarisation actuelle de l’UE est en opposition directe avec l’objectif d’une Europe pacifique et démocratique. Ce dernier doit être la plus haute priorité de l’UE et des hommes et femmes politiques qui nous représentent au Parlement européen.

Nous attendons des candidats élus :

Initier et soutenir des mesures visant à remodeler la politique étrangère de l’Union européenne, qui implique les autres pays sur une plate-forme basée sur la solidarité, l’égalité et la justice ;

Mettre un terme à la militarisation des frontières de l’UE et garantir des voies d’accès sûres, humaines et dignes vers l’Europe ;

Mettre un terme au développement, à la production et au transfert d’armes et interdire les systèmes d’armes autonomes et meurtriers, conformément à la résolution 2018/2752 du Parlement européen ;

Rallier le soutien aux Etats membres et les inciter à signer et à ratifier le traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) ;

Promouvoir les droits des femmes au niveau mondial en faisant de l’égalité des genres le principe directeur de toutes les relations extérieures de l’UE ;

Assurer une représentation égale des sexes à tous les niveaux de la prise de décision et faciliter la représentation politique des femmes ;

Respecter l’engagement pris par l’UE de mettre en oeuvre les objectifs de développement durable (ODD) dans ses politiques internes et externes ;

Adopter des politiques économiques et utiliser une budgétisation différenciée selon les sexes qui reconnaissent et valorisent la participation des femmes à l’économie et garantissent un accès égal aux ressources et au pouvoir,, ainsi que leur appropriation.

 

Bien à vous, dans le respect et la solidarité.

Heidi Meinzolt et Lina Hjärtström

Membres du conseil international, représentants pour la région européenne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Adoption par le Conseil de Sécurité de l’ONU d’une Résolution pour condamner le viol comme arme de guerre.

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Mardi 23 avril 2019, à l’occasion de son débat semestriel sur les femmes, la paix et la sécurité, le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté la  Résolution 2467 pour condamner le viol comme arme de guerre.

C’est l’Allemagne, qui préside actuellement pour un mois le Conseil de sécurité de l’ONU, qui est à l’initiative de la Résolution sur la prévention des crimes sexuels.

« Le viol et d’autres formes de violence sexuelle sont utilisés comme tactique de guerre et de terrorisme dans les conflits du monde entier, constatent le ministre allemand des affaires étrangères et Madame Angélina Jolie, déplorant qu’en la matière, « l’impunité est toujours la norme ».

Mais les Etats-Unis, la Russie et la Chine se sont opposés à  la création d’un mécanisme de surveillance et de recensement de ces violences.

De plus, les Etats-Unis ont menacé d’utiliser leur droit de veto si la  mention concernant la prise en charge sanitaire des femmes subissant ces agressions, qui les autorisait à avorter,(une gamme complète de soins de santé, notamment sexuelle et procréative)  n’était pas supprimée.

Cette Résolution n’aura donc que très peu d’impact sur la réalité à laquelle ces femmes sont confrontées.

La France a vivement dénoncé les Etats-Unis :

« Nous déplorons que des menaces de veto aient été agitées par des membres permanents de ce Conseil pour contester vingt-cinq ans d’acquis en faveur des droits des femmes dans des situations de conflits armés ».

« Il est inexplicable que l’accès à la santé sexuelle et reproductive ne soit pas explicitement reconnu aux victimes de violences sexuelles, elles qui sont souvent la cible d’atroces exactions et de mutilations barbares ».

 

 

Les ONG empêchent les ventes d’armes françaises à l’Arabie Saoudite

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La récente divulgation par le média indépendant Disclose d’une note du renseignement militaire français confirmant l’utilisation d’armes françaises au Yémen a persuadé des ONG de déposer un recours en urgence au tribunal administratif de Paris pour que cessent les ventes d’armes françaises « qui participent aux crimes de guerre au Yémen ».

Selon la note dévoilée mi-avril par Disclose, des armes françaises sont bien utilisées sur le territoire yéménite par Ryad et Abou Dhabi contre les rebelles houthis, minorité chiite soutenue par l’Iran.

Le cargo saoudien Bahri-Yanbu, attendu plusieurs jours au Havre où il devait procéder à un chargement de 8 canons Caesar produits par l’industriel français Nexter et les amener à Djedda, en Arabie Saoudite,  n’a finalement pas fait escale dans le port français. Selon le site d’investigation Disclose « Le Caesar, monté sur un camion tout-terrain, fait feu sur des zones habitées par des centaines de milliers de civils au Yémen ».

Ce cargo était passé par le port belge d’Anvers puis par le Grande-Bretagne avant de se diriger vers Le Havre. Il fait désormais route vers le nord de l’Europe avant de se rendre vers Santander (Espagne), selon plusieurs sources.

La divulgation par le media Disclose de la note du renseignement militaire français a valu à trois journalistes une convocation, le 14 mai en vue d’une audition libre dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure, dans le cadre d’une enquête pour « compromission du secret de la défense nationale ».

Une journaliste yéménite exilée en Suède, Afrah Nasser, a par ailleurs lancé une pétition exhortant les autorités françaises à « renoncer à toute menace de poursuites » à l’encontre de ces trois journalistes, pétition qui a recueilli 24 400 signatures.

Le conflit au Yémen a tué des dizaines de milliers de personnes, dont de nombreux civils. Environ 3,3 millions de personnes sont toujours déplacées et 24,1 millions soit plus des deux-tiers de la population, ont besoin d’assistance, selon l’ONU.

Marche contre le racisme d’Etat et les violences policières et pour la solidarité avec toutes les victimes

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. Nous, familles des victimes tuées, violées, mutilées, blessées par la police

.Nous migrant-e-s chassé-e-s, torturé-e-s, traumatisé-e-s, persécuté-e-s- par l’Etat et le     système des frontières

.Nous, habitant-e-s- des quartiers populaires harcelé-e-s- et humilié-e-s- au quotidien par les forces de police et ciblé-e-s- par le racisme d’Etat

.Nous, citoyen-ne-s, nous dénonçons la loi honteuse dite « anti-casseurs », une loi anti-manifestant-e-s- qui vise à étouffer toute protestation et toute manifestation

.Soutenu-e-s par des collectifs, des associations, des syndicats et des partis politiques

Nous marcherons ensemble contre le racisme d’Etat, les violences policières, en solidarité avec les migrant-e-s dont nous demandons, avec eux, la régularisation, l’accès aux droits, à un toit, à la santé, à la liberté de circulation et d’installation de toutes et de tous.

      Samedi 16 mars 2019 13h30

                                      Place Félix Poulat Grenoble

 

Signataires :

Pour l’Isère :CISEM (coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants : CIIP (Centre d’information Inter-Peuples), CSRA (Comité de soutien aux réfugiés algériens), la Patate Chaude, LDH 38 (Ligue des Droits de l’Homme), LIFPL (Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté), RESF (Réseau éducation sans frontières), RUSF (Réseau universitaire sans frontières), PAS 38 (Pour une Alternative syndicale), Solidaires 38, Syndicat multiprofessionnel des travailleurs sans papiers CGT, FSU, UD CGT, Ensemble Isère, Europe Ecologie/Verts Isère, France insoumise, GO Citoyenneté, NPA, PCF, PCOF. ATTAC 38, CIMADE 38, DAL 38, Acip-Asado, CADTM, CTNE (Comité traite négrière esclavage), Femmes égalité comité Lucie Vaud, Front contre les expulsions, FUIQP 38, PG38, Mêmes droits pour toutes et tous, Mouvement de la Paix, Nous Toutes, RLF Isère, Syndicat des avocats de France 38.

Pour la Drôme : ASTI Valence (Association de soutien à tous/toutes les immigré-e-s), ASTI Romans, CCFD 26, Collectif Non aux expulsions, Femmes en Luth, FSU 26, LDH26,NPA Romans, PCF 26, Solidarité et langages, Voies libres.

Pour la Haute-Savoie : ATTAC 74, Chaîne humaine contre la haine (Annecy), Collectif un toit pour tous, FSU 74, LDH 74, NPA 74, PRCF 74, Syndicat CGT Energie 74, UD CGT 74, UL CGT d’Annecy.

Pour le Rhône : ActForRef, ATTAC-Rhône, CGT Vinatier, CGT-Educ’Action Rhône, Union départementale CGT, Union départementale CNT, Collectif Agir Migrants, Collectif Amphi Z, Collectif des étudiant-e-s étranger-e-s, Collectif 69 Palestine, Emancipation-69 FSU 69, LDH Rhône, Migrations Minorités Sexuelles et de Genre, MRAP Lyon 1-4 et 3-7-8, RESF-69, Union syndicale Solidaires 69, Solidaires Etudiant-e-s, SUD santé sociaux 69, Solidaires Retraités 69, UJFP Lyon, Alternative Libertaire, EELV 69, Ensemble !, France Insoumise Migrations, l’Insurgé, Lutte ouvrière, MJCF 69, Nouveau Parti Anticapitaliste, Nouvelle Donne, Parti de Gauche 69, PCF, UPC.

 

 

 

 

Désarmement – lettre à Mesdames et Messieurs les Député-e-s

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Le 30 avril 2019

Lettre ouverte à

Mesdames et Messieurs les Député-e-s   de l’ Assemblée Nationale.

 

Mesdames et Messieurs les député-e-s,

Une large coalition d’organisations yéménites et internationales, humanitaires et de défense des droits humains a appelé jeudi 21 mars 2019 la France à jouer un rôle plus actif pour mettre fin à la guerre au Yémen.

Le 26 mars 2019 marque quatre années depuis l’intervention menée par l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes Unis au Yémen. Ces quatre années de guerre et de bombardements visant les populations civiles ont conduit à la pire crise humanitaire au monde.

Aujourd’hui 24 millions de yéménites, soit 80 % de la population totale, ont besoin d’aide humanitaire et la population yéménite est au bord de la famine et du désastre humanitaire.

Selon un rapport d’un groupe d’experts mandatés par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, toutes les parties au conflit, particulièrement les pays de la coalition, pourraient être responsables de crimes de guerre et de graves violations du droit international.

Or, entre 2015 et 2017 la France a vendu 4,3 milliards d’euros de matériel de guerre aux Emirats arabes Unis et à l’Arabie Saoudite.

La France a signé un Traité interdisant notamment la vente d’armes à des pays qui pourraient s’en servir contre des civils. Le non-respect par la France de ses obligations internationales nuit à la crédibilité de notre pays. La France, pays des droits humains, ne saurait être entachée par des crimes de guerre perpétrés par les pays de la coalition contre le Yémen.

Le parlement français a renoncé depuis trop longtemps à toutes formes de contrôle, entretenant un silence pesant sur les ventes d’armes du gouvernement. Les députés-e-s doivent enfin contrôler les exportations d’armes autorisées par le gouvernement.

La France doit suivre la trace d’autres Etats, dont l’Allemagne, la Norvège, le Danemark, la Finlande, la Suède ou encore les Pays-Bas qui ont déjà fait le choix de suspendre leurs approvisionnements en armes meurtrières.

La Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté vous demande instamment d’exercer votre devoir de contrôle de l’action gouvernementale en vous assurant que la France ne se rende pas complice de crimes de guerre au Yémen et demande la création d’une commission d’enquête parlementaire permanente de contrôle des ventes d’armes de la France.

C’est l’occasion unique de doter le parlement d’un vrai pouvoir de contrôle comme en Allemagne, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Près de 3 français sur 4 (72%) souhaitent un contrôle renforcé du parlement en ce qui concerne les ventes d’armes.

Nous espérons qu’en tant qu’élu-e-s vous saurez entendre ce message et que vous demanderez la fin de l’exception française et du non-contrôle démocratique des ventes d’armes et l’ouverture d’un débat public.

La France doit profiter de sa position actuelle de présidente du conseil de sécurité de l’ONU et de présidente du G7 pour oeuvrer en faveur du processus de paix. Elle doit dès à présent prendre des mesures réelles pour une désescalade du conflit et la paix au Yémen en suspendant ses ventes d’armes à la coalition menée par l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes Unis.

Nous vous prions d’agréer, Mesdames et Messieurs les député-e-s, nos salutations citoyennes et républicaines.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PARIS doit signer l’Appel mondial des Villes #ICANSAVE my city

 

Chère Madame le Maire,

 

La Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté s’associe à la Campagne internationale d’ICAN qui a lancé un Appel mondial des Villes #ICANSAVE my city.

Avec cet Appel mondial, la Campagne internationale d’ICAN demande à toutes les villes d’appeler leur gouvernement à soutenir le Traité d’Interdiction des Armes nucléaires adopté par les Nations unies le 7 juillet 2017.

Voici  l’Appel :

« Notre ville est profondément préoccupée par la lourde menace que les armes nucléaires posent aux communautés à travers le monde. Nous sommes fermement convaincus que nos habitants ont le droit de vivre dedans un monde libre de cette menace. Toute utilisation, délibérée ou accidentelle, d’arme nucléaire aurait des conséquences catastrophiques durables et à grand échelle pour la population et pour l’environnement. Par conséquent, nous soutenons le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires et appelons notre gouvernement à y adhérer ».

Madame le Maire, Paris doit signer l’Appel mondial des Villes. De nombreuses villes se sont déjà engagées, dont Melbourne, Milan, Los Angeles, Toronto et Sydney.

En souscrivant à cet Appel, les villes peuvent faire entendre leur voix pour aider à créer un mouvement de soutien pour le Traité d’Interdiction des armes nucléaires.

Les armes nucléaires représentent une menace particulière pour les villes qui sont souvent la principale cible d’une attaque. Ces armes sont conçues pour infliger des dommages complets à leurs cibles. Ces armes de destruction massive peuvent,  en quelques  secondes, tuer des centaines de milliers, des millions d’humains, sans discrimination et continuer ensuite leurs ravages sur le génome humain.

C’est la nature même de la menace nucléaire qui pèse sur les lieux les plus importants d’un pays rival.

Un principe de dissuasion nucléaire qui est présenté comme une stratégie légitime par les 9 Etats dotés de l’arme nucléaire et par les dizaines d’autres qui appuient l’utilisation des armes nucléaires. Le gouvernement français met en danger la vie de ses citoyens en souscrivant à cette stratégie, qui a été minée à maintes reprises par des quasi-accidents et des erreurs de calcul qui ont presque déclenché une guerre nucléaire.

La recherche de la paix, le seul « combat » valant vraiment la peine d’être mené, ne peut aboutir qu’à travers la construction de la paix ainsi que par la destruction des facteurs de guerre et des instruments de guerre.

Les maires portent une responsabilité particulière pour la sécurité de leurs résidents. Il incombe donc aux villes de se prononcer contre les armes nucléaires.

Ville après ville, la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté souhaite que notre pays et ses voisins signent et ratifient le Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires, et qu’ainsi une fenêtre s’ouvre pour que l’Europe devienne très rapidement une ZEAN (Zone exempte d’armes nucléaires), à l’instar des continents du Sud qui se trouvent à présent ainsi très relativement protégés.

Dans l’espoir que vous entendrez la voix des citoyen-nes, nous vous prions d’agréer, Madame le Maire, nos salutations citoyennes et respectueuses.

 

15 janvier 2019

APPEL pour un désarmement nucléaire en Europe

La Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté est particulièrement préoccupée par le retrait des Etats-unis du Plan Global d’action conjoint (accord de non prolifération nucléaire avec l’Iran) et du Traité sur les Forces Nucléaires à portée intermédiaire et de l’affaiblissement du Traité START (Traité sur la réduction des Armes Stratégiques) par les conflits actuels.

Ce désengagement des Etats-unis et de la Russie du Traité sur les Forces Nucléaires à portée intermédiaire risque d’entraîner une nouvelle course aux armements nucléaires et, par conséquent, un risque accru qu’une arme nucléaire soit utilisée.

L’insécurité de près de 200 armes nucléaires qui peuvent à tout moment déclencher une catastrophe, volontairement ou par accident, ne peut être niée.

Nous devons, si nous voulons garantir notre sécurité, intensifier nos efforts en faveur du désarmement nucléaire en Europe.

Nous soutenons les députés européens dans leur Appel pour une stratégie de désescalade nucléaire.

Et nous exigeons avec eux :

le retrait des armes nucléaires tactiques américaines en Europe (en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et en Belgique)

Les Etats-unis et la Russie ont retiré des armes nucléaires basées en Europe. Mais 200 armes tactiques américaines sont toujours réparties sur 6 bases de l’Otan sur le continent européen.

Ces armes sont avant tout une menace pour les pays européens, champ de bataille d’un possible conflit nucléaire. Avec l’accroissement des risques liés en particulier au développement des cyber-menaces, les armes nucléaires ne répondent plus aux  défis de sécurité qui sont les nôtres.

la signature par tous les Etats membres de l’Union  européenne du Traité d’Interdiction des armes nucléaires adopté à l’ONU le 7 juillet 2017 et déjà signé par 70 Etats et ratifié par 23 Etats.

76% des Français sont favorables à l’engagement à l’engagement de la France dans un processus d’élimination des armes nucléaires (sondage Ifop juin 2018).

Un vaste front mondial s’est constitué pour l’élimination des armes nucléaires : 122 Etats dont le Vatican, l’ONU, la Croix-Rouge Internationale, un réseau mondial des maires pour la Paix, des milliers d’associations et de réseaux à travers le monde, la campagne internationale ICAN-Prix Nobel de la Paix 2017.

La communauté internationale ne doit plus être sous la menace -exercée sous couvert de la politique de dissuasion- permanente de ces armes de destruction massive. Le Traité d’interdiction des armes nucléaires est l’étape nécessaire pour assurer la mise en oeuvre d’un processus complet de désarmement nucléaire.

Le Traité représente une lueur d’espoir et une mesure essentielle pour réduire le risque d’une catastrophe nucléaire.

La France doit ratifier le Traité d’Interdiction des armes nucléaires conformément à ses engagements internationaux (article 6 du Traité de non-prolifération).

Faire de l’Europe une zone exempte d’armes nucléaires (ZEAN)

A ce jour il existe cinq Zones exemptes d’armes nucléaires, en Amérique Latine-Caraïbes, le Pacifique Sud, l’Asie du Sud-Est, en Afrique et en Asie Centrale.

Le Traité de Non-prolifération fait explicitement mention du droit d’un groupe quelconque d’Etats de conclure des Traités régionaux de façon à assurer « l’absence totale d’armes nucléaires sur leurs territoires respectifs ».

Une Zone exempte d’armes nucléaires exige le respect de conditions fondamentales s’adressant à la fois aux Etats qui l’intègrent mais aussi aux puissances nucléaires officielles. La création d’une zone exempte d’armes nucléaires en Europe aidera à renforcer la non-prolifération à l’échelle mondiale et à consolider les efforts internationaux en faveur de la paix et de la sécurité.

La France a ignoré ses obligations depuis trop longtemps. Nous devons déclarer l’Europe une Zone exempte d’armes nucléaires au service des citoyens européens et de la paix !

Il est temps de faire entrer la paix et le désarmement nucléaire dans le débat public pour attirer l’attention de la population sur les conséquences humanitaires catastrophiques qu’aurait une guerre nucléaire et d’encourager la population à demander à leurs gouvernement respectifs de signer et de ratifier le Traité d’Interdiction des armes nucléaires.

Nous réaffirmons que le désarmement contribue à la création de la sécurité et nous nous engageons avec détermination pour parvenir à un monde non militarisé et exempt de l’arme nucléaire.

28 février 2019